Un métier gratifiant, une profession de cœur

La carrière qui vous est destinée n’est pas toujours celle à laquelle vous vous attendez. Il se peut qu’elle vous élise avant que vous n’ayez le temps de la choisir. 

« Christelle » ou « madame » ? « Tu » ou « vous » ? Le choix n’a jamais été facile.

Certains osent le tutoiement sous prétexte que la différence d’âge est imperceptible ; d’autres, moins audacieux et plus appréhensifs, optent plutôt pour le vouvoiement qu’ils jugent plus adéquat.

Tel est le dilemme des quelques élèves que j’ai pris en charge depuis ma première année d’université. Cette occupation qui me servait d’abord de passe-temps s’est vite transformée en une véritable profession, un métier que je prends à cœur, un engagement auquel je tiens, un futur que j’entrevois et que j’anticipe.

En transmettant le savoir à ces jeunes enfants et adolescents, c’est moi qui ai gagné en richesse, en culture, en humanité…

Je trouve dans l’enseignement un refuge, un plaisir, une échappatoire. La réussite des enfants et la gratitude de leurs parents me procurent un sentiment incomparable, une satisfaction inconditionnelle.

À ne pas oublier ces petits gestes qui viennent ponctuer mon quotidien d’optimisme et de positivité : un accueil chaleureux, un sourire sincère, un dessin en guise de remerciement, un mot doux ou encore un simple « merci » authentique…

Allez à la recherche de ce que vous aimez, faites-en une passion, mettez-y tout votre cœur. C’est là que vous éprouverez un bonheur inégal. J’ai trouvé le mien auprès de ces jeunes âmes enfantines qui ne cessent de me surprendre et qui ont certes contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui.

Enfance en danger : les confessions d’un « ami » redoutable

Dans un monde qui change sans cesse et qui avance excessivement vite, il a fallu que quelqu’un s’arrête un instant pour s’adresser aux enfants, victimes de la révolution numérique dont ils sont témoins.

À tout enfant, victime de son époque

Tu es sans doute assis derrière ton pupitre d’écolier, impatient de rentrer chez toi pour me retrouver. Tu te demandes à quoi servent ces leçons interminables de maths et de français, et tu hoches la tête comme pour acquiescer, comme si ces cours allaient te procurer la joie que tu éprouves à mes côtés. Depuis mon arrivée, ta vie est bouleversée. Je fais l’objet de toutes tes conversations, je suis ton premier centre d’intérêt, ce centre d’intérêt que tu partages avec tous les jeunes de ton âge, tous facilement influencés. Il faut dire qu’il n’est pas facile de me résister lorsque j’ai tant à t’offrir. Un passe-temps, un divertissement, un loisir… J’avoue que je ne rends pas tes parents très fiers ; si seulement ils apprenaient à me connaître ! Ils comprendraient peut-être qu’il est impossible de nous séparer, une fois liés par cette solide amitié. Pardonne-moi si je te distrais de l’essentiel, si je contribue à faire de toi un être superficiel. Pardonne-moi si je t’attire vers un monde banal, dépourvu de valeurs et de morale. Tu as le malheur d’appartenir à cette génération, et moi, j’en profite sans aucune considération.

Destinateur anonyme, lui aussi victime…d’une mauvaise utilisation

 

 

Le cannabis canadien: arme de destruction massive ?

Bulle : Nous allons concentrer nos efforts afin de réellement neutraliser l’EI. 

Combattre la violence par la violence n’a jamais été la solution. Étant donné que le Canada légalise le cannabis, pourquoi ne pas en profiter pour lutter contre le terrorisme ? Rien de mieux qu’une petite bouffée de marijuana pour que l’État Islamique se détende et laisse le monde en paix.

Sur cette caricature, est représenté un avion-cargo de type Hercules connu pour sa grande capacité de transport. Il peut transporter plus de 20 tonnes, une quantité entièrement suffisante pour soi-disant mettre fin à la terreur que sème ce groupe terroriste.

 

Les pièges de la traduction en Inde

« Les traducteurs sont des dilettantes qui écrivent comme des bouchers ou des bouchers qui trempent leur plume dans de l’eau de Cologne », aurait dit Jean-Paul Sartre d’après la traduction faite par The Economic Times, principal quotidien économique indien écrit en anglais.

Une opinion que ne partage pas le ministère indien des Affaires étrangères qui incite ses fonctionnaires à perfectionner leurs compétences en interprétation simultanée.

La raison est évidente : durant leurs tournées à l’étranger, le Premier ministre, Narenda Modi, et le chef de la diplomatie indienne, Sushma Swaraj, préfèrent parler le rashtra bhasha (ce qui signifie « langue nationale ») plutôt que l’anglais qui est considéré comme la lingua franca de la diplomatie.

Pour ne pas donner à leurs hôtes l’impression de parler chinois quand ils abordent des sujets sérieux, Messieurs Modi et Sushma ont veillé à ce que les fonctionnaires du ministère indien des Affaires étrangères suivent des cours intensifs en langues étrangères, dont le russe, le français, l’arabe, l’espagnol et le mandarin.

« À Rome, parle comme les Romains » est certes un conseil judicieux. Toutefois, l’interprétation est une opération délicate. C’est le constat qu’a tiré le présentateur sur la chaîne de télévision locale qui a confondu le nom « Xi » du président chinois avec le chiffre romain XI et a ainsi affublé le dirigeant chinois du nom de « Eleven Jinping » (Onze Jinping).

Le pire est à craindre lorsqu’un traducteur, aussi compétent soit-il, sera appelé à traduire le charabia du Premier ministre indien connu pour son penchant prononcé pour les allitérations et les acronymes….

 

ET Bureau. India shouldn’t get lost in translation, in The Economic Times, https://economictimes.indiatimes.com/magazines/panache/india-shouldnt-get-lost-in-translation/articleshow/65521160.cms?utm_source=contentofinterest&utm_medium=text&utm_campaign=cppst, August 23, 2018.