About Elodie Finestres

J'aime lire l'actualité et être au courant de ce qui se passe dans le monde. Mais j'aime surtout traduire l'actualité en la traitant d'une façon insolite et même humouristique parfois. J'affectionne particulièrement la littérature, le voyage et la mode.
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Schizophrénie traducto-interprétative

 

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- Calvo, je pensais faire un tournant dans ma carrière. Dis, qui gagne plus les traducteurs ou les interprètes ?
- En fait, je me fais des tonnes de fric en faisant les deux.
- Tu ne veux pas partager ta sagesse d’érudit avec moi, simple débutant ?
- C’est très simple ! Lorsque je traduis, je le fais rapidement très rapidement, comme si je faisais de l’interprétation. En revanche, lorsque j’interprète, je facture comme si je traduisais au mot !

How to inadvertently annoy a translator or interpreter

Je suis traducteur … pas INTERPRÈTE !

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Au tribunal

Le traducteur : Je suis un pacifique, madame la juge. Cependant, la partie plaignante a tout simplement confondu traduction avec interprétation et…
La juge : Ne sont-ils pas tout simplement des synonymes ?

En prison

Le traducteur : J’ai traité la juge de tous les noms d’oiseaux lorsqu’elle a confondu traducteur et interprète
Le compagnon de cellule : Vous êtes interprète ? Vous pouvez interpréter mes rêves ?

 À l’hôpital

Le traducteur : Je suis traducteur, et lorsque mon compagnon de cellule a dit ….
Le médecin : Ahhh ! un traducteur. Vous bossez dans ces fameuses cabines de l’ONU, c’est ça ?

Le débat sur la Lingua Franca resurgit

La crise de 2008 n’a laissé aucun pays indifférent. L’Europe qui essaie d’y remédier, tant bien que mal, ne sait plus où donner la tête. Qu’il s’agisse de « billion euros » anglais, de « billón » espagnols, de « quadrillion » français ou de « milijarde » croates, l’argent se fait rare et il faut le puiser partout même aux dépens des fondements sacrés de l’Union, à savoir la diversité par les diverses langues et cultures qu’elle englobe.
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Dans ce contexte d’austérité généralisée, les institutions européennes cherchent à couper les budgets coûte que coûte. La traduction, qui était jusqu’alors préservée par la diversité européenne exemplaire, se retrouve menacée en quelque sorte par un sujet sensible qui gêne une grande partie des traducteurs : la lingua franca.

credit image: www.linguafranca.eu

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www.linguafranca.eu

L’hégémonie grandissante de la langue anglaise lui confère indirectement ce statut de lingua franca. Pourquoi ne pas unifier toutes les langues au sein du Parlement européen et en adopter une, en l’occurrence l’anglais ?

Credit image: www.quicklingo.com

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www.quicklingo.com

Cette question de lingua franca a suscité plusieurs débats; on a d’abord évoqué l’espéranto qui pourrait devenir « Europanto » ; une langue « synthétisée sur mesure » pour se comprendre sans intermédiaire (souvent un traducteur ou un interprète). Une utopie pour les budgets mais une grosse gêne pour certains traducteurs.

Loin d’être catastrophique, l’officialisation de l’espéranto ne mettrait aucun traducteur au chômage bien au contraire, les concernés emploieraient certainement cette langue au sein des réunions et des cérémonies officielles, mais le traducteur aura toujours sa place pour traduire de et vers cette lingua franca tant convoitée.

L’anglais s’est imposé rapidement. Oui mais cette place gêne plus d’un. On se comprend, on communique plus facilement mais on s’écrase aussi, puisque cette langue imposerait ses notions anglo-saxonnes aux utilisateurs. L’Europe deviendrait non démocratique et l’intégration poserait problème. Si l’allemand détient désormais un statut de langue de formalités uniquement, le français oscille toujours. Cependant certains ne le voient pas du même œil ; en décembre, un journaliste français du journal Libération a boycotté une conférence de presse sur la présidence de l’Union Européenne à Dublin en Irlande parce qu’elle était uniquement en anglais. Il a affirmé que le problème d’argent et de budget était un faux problème, en réalité si l’argent était réellement le problème, la conférence devrait se présenter en gaélique et non en anglais.(blog)

La lingua franca gêne les traducteurs certes, mais ne leur fait peur pour autant. Il faut dire que les coupes budgétaires toucheront tout et tout le monde. Toutefois, la traduction aura toujours sa place au sein des institutions politiques. Entre temps, méditons sur cette salade linguistique qui pourrait bien résumer la situation : «Discardant la textbuch, externalise sus sprachangst y just improvite.»

http://www.guardian.co.uk/world/2013/apr/24/europa-english-official-language-eu

Finances et traduction ne font pas bon ménage

La traduction aurait un contre-effet au Royaume-Uni selon les propos du Secrétaire d’état aux communautés et à l’administration locale, M. Eric Pickles.

credit image : www.telegraph.co.uk

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www.telegraph.co.uk

« La traduction est inutile parce qu’elle a un effet nuisible sur l’intégration des immigrés », a soutenu M. Pickles en demandant aux collectivités locales de s’abstenir de traduire systématiquement les documents qu’elles publient.

20 millions de livres Sterling seraient déboursés pour la traduction dans toutes les combinaisons au Royaume-Uni. Ces frais seraient une mauvaise utilisation de l’argent des contribuables, selon M. Pickles, étant donné qu’un grand nombre d’immigrés parlent et comprennent l’anglais.

Si certains citoyens ne maîtrisent toujours pas la langue anglaise ils devraient s’y mettre pour mieux s’intégrer et pour augmenter leur chance de promotion sociale voire pour assurer une meilleure cohésion de la société britannique. Cette initiative vient dans le cadre d’une politique d’austérité qui veut combler le déficit hérité du gouvernement précédent.

L’effet domino est à craindre puisque quand l’argent vient à manquer, tout peut arriver.

Christopher HOPE. « Stop wasting millions translating leaflets into foreign languages, Eric Pickles tells councils », in The Telegraph,  http://www.telegraph.co.uk/news/politics/9924577/Stop-wasting-millions-translating-leaflets-into-foreign-languages-Eric-Pickles-tells-councils.html, March 12, 2013.

Sida : Guérison en vue ou presque…

 

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Crédit Illustration : http://www.legox.com/wp-content/uploads/2009/02/sida.jpg

La médecine n’a pas fini de nous surprendre. Alors qu’on croyait que toute personne atteinte du SIDA était condamnée à perpétuité en quelque sorte, un nouvel exploit américain vient nous prouver tout le contraire. En réalité, une équipe de médecins américains au Mississipi a réussi à guérir un enfant atteint du virus. Une révélation dans le monde de la médecine mais avant tout un traitement bancal, soutenu par une petite dose de négligence et surtout beaucoup, beaucoup de chance.

Mars 2013, la nouvelle tombe. Un bébé naît dans un hôpital de l’état du Mississipi aux États-Unis avec le virus du SIDA contracté par sa mère qui, elle-même, ignorait tout de son état. Rapidement, après la naissance et le dépistage du virus, une équipe médicale est mobilisée afin d’établir une stratégie, in extremis, qui permettra de limiter autant que possible les dégâts de la maladie. Cette stratégie s’est basée sur une trithérapie, administrée juste après la naissance et combinant trois molécules différentes, et non pas sur un ou deux médicaments antirétroviraux comme c’est la règle. Le plus exceptionnel dans cette affaire, c’est l’arrêt du traitement à partir de l’âge de 18 mois. Au cours d’environ six mois, la mère et l’enfant n’ont plus donné signe de vie et se présentent de nouveau à l’hôpital quand l’enfant atteint l’âge de deux ans. Et miracle ! Le bébé ne présente plus aucun signe de la maladie.

Si certains commencent à croire au miracle, d’autres restent plus perplexes voire sceptiques, car, en réalité, les raisons de la guérison de ce patient restent inconnues inexpliquables et mystérieuses.

Cette guérison serait-elle une vraie révolution pour la science et la médecine ? Ou est-ce un concours de circonstances ? Mais ce qui et le plus injuste c’est que ce traitement dit fonctionnel semblerait réservé aux pays développés où les médicaments et les équipes médicales de haut niveau sont facilement accessibles.

Quoiqu’il en soit, cette guérison qui constitue le noyau de l’affaire, pousse les nombreux médecins qui travaillent sur ce cas à élucider le mystère ; à entamer des recherches, et pour certains optimistes, à envisager de généraliser un traitement similaire.

Crédit image : http://sang-pour-100-don-de-vie.over-blog.com/article-jeanne-mas-toute-premiere-fois-103188352.html

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D’ici-là, si vous êtes séropositif vous ne devez en aucun cas arrêter votre traitement mais le poursuivre afin de limiter les dégâts. Si vous n’êtes pas séropositif, alors sortez couverts !

 

• Ian Sample, “US doctors cure child born with HIV’, in The Guardian, http://www.guardian.co.uk/society/2013/mar/03/us-doctors-cure-child-born-hiv, March 4, 2013.
• Sarah Boseley. HIV ‘cure’: is it the breakthrough it seems?”, in The Guardian, http://www.guardian.co.uk/society/2013/mar/04/hiv-cure-is-breakthrough-seems, March 4, 2013.