About Nardine Suwaida

ETIB - Cours de L. Feghali - 2013

Le Liban en chiffres : Mariages tardifs et un aller simple

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Dans son étude démographique sur le Liban, axée surtout sur les jeunes appartenant à la catégorie d’âge des 15-29 ans, M. Riad Tabbarah,  directeur du Centre d’études et de projets pour le développement expose, chiffres à l’appui, certains fait marquants sur les Libanais, notamment les jeunes de 15 à 29 ans. Dans cet article, nous exposons ce qui a été révélé sur la famille et l’émigration.

Famille : Mariages tardifs

Saviez-vous que l’âge moyen au premier mariage est de 29 ans pour les femmes et de 32 ans chez les hommes et que ces chiffres sont les plus élevés dans le monde arabe et comptent parmi les plus élevés du monde ?

Saviez-vous que le taux de divorce au Liban a doublé depuis 1970 et qu’il reste inférieur à celui qui est enregistré en Occident, voire dans la plupart des pays arabes ?

Saviez-vous que le nombre de femmes divorcées au Liban est quatre fois le nombre d’hommes divorcés car les hommes ont plus tendance à se remarier ?

Émigration : Un aller simple

Saviez-vous que 35 000 Libanais au moins quittent le pays chaque année et que 60% d’entre eux sont âgés de 40 ans ou moins ?

Saviez-vous que la majorité des Libanais de la diaspora n’ont  pas l’intention de rentrer et de s’établir de nouveau dans le pays ?

Saviez-vous que l’émigration massive des hommes, au cours des dernières décennies, a entraîné un déséquilibre homme-femme  augmentant ainsi le taux de célibat chez les femmes entre 1966 et 1970 et que, par conséquent, les femmes ont été  nombreuses à émigrer durant les deux dernières décennies, ce qui a rétabli en quelque sorte l’équilibre ?

Saviez-vous que la recherche d’un emploi, l’amélioration du niveau de vie et le taux élevé du chômage chez les jeunes de 18-35 ans (de l’ordre de 20% selon des statistiques récentes contre 2% après l’émigration) sont les principaux motifs de l’émigration ?

 

Source :

رياض طبارة، « حقائق سكانية لبنانية: الشباب 27% من السكان نسبة مشاركة الشباب لم ترتفع كثيرًا منذذ العام 1970″، في جريدة النهار، ١٩ أيار ٢٠١٣، http://newspaper.annahar.com/article.php?t=mahaly&p=11&d=25079

 

Crédit image : http://us.123rf.com/400wm/400/400/dirkercken/dirkercken1211/dirkercken121100040/16408995-l-39-immigration-migration-et-de-visa-d-39-emigration-urbanisation-ou-la-carte-verte-pour-devenir-ci.jpg

 

La crise du logement en Irak : Principale cause de divorce

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En Irak, la crise du logement inquiète car elle semble être la principale cause de divorce.

Les jeunes Irakiens ne peuvent presque jamais espérer vivre dans leur propre maison après le mariage. Résignés, les hommes acceptent le fait accompli et préfèrent vivre dans une petite chambre au sein de la maison familiale plutôt que d’assumer la responsabilité d’une maison qui grèvera leur budget. Par contre, les femmes font de tout pour avoir leur propre chez soi, même exigu, en sacrifiant la moitié voire le trois-quarts de leur salaire. Et si elles osent se plaindre de la hausse des loyers, leurs époux ne manquent pas de leur reprocher d’avoir pris l’initiative de préférer leur propre chez soi à la maison des beaux-parents !

Mais habiter chez la belle-famille n’est pas de tout repos compte tenu des conflits entre belle-mère et belle-fille qui conduisent parfois au divorce. Le ministère irakien de la Justice a d’ailleurs constaté, dans ses rapports publiés en début d’année, que le taux de divorce a augmenté en Irak et surtout à Bagdad. La cause principale invoquée est la crise du logement qui pousse les jeunes couples à habiter avec la belle-famille.

Pour éviter le pire, de nombreux couples ont choisi de s’éloigner de la capitale, là où les logements sont plus abordables et là où il leur est possible de mener une vie décente.

Pour résoudre la crise de logement, il est nécessaire de construire des centaines de milliers d’unités résidentielles en Irak. Mais quand les jeunes couples ont des rentrées mensuelles de moins de 1200 dollars ou quand la famille de la fille n’est pas assez aisée pour lui offrir un logement, avoir son propre chez soi devient un rêve inaccessible.

Source :

خلود العامري، « ارتفاع نسب الطلاق في العراق بسبب السكن »، في جريدة الحياة، 12 نوفمبر/تشريت الثاني 2012

http://alhayat.com/Details/451892

Avoir son propre toit au Koweït est un droit consacré par la Constitution et pourtant…

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Demandes de logement : une longue attente…

Au Koweït, les jeunes couples sont acculés à vivre dans la maison familiale malgré le fait que le droit au logement est consacré par la Constitution.

Au Koweït, c’est un droit constitutionnel que d’avoir son propre toit. Ainsi, dès 1954, une institution publique d’aide au logement assure des unites d’habitation pour tous les budgets. Si ce logement n’est pas disponible, cette institution verse la somme de 150 dinars (environ 500$) pour permettre à la famille en question de louer une maison en attendant. La femme koweitienne dispose aussi de droits qu’elle soit mariée à koweitien ou à un non-koweitien, qu’elle soit célibataire et âgée de plus de 40 ans ou qu’elle soit veuve ou divorcée…

Où réside le problème, donc ? Le Koweït est réputé pour son niveau de vie élevé et les citoyens bénéficient de la générosité d’un État providence financé par les recettes pétrolières. Cependant, pour obtenir un logement, l’attente devient de plus en plus longue.

Marié depuis 10 ans, Talal Abdallah vient d’acquérir sa nouvelle maison subventionnée par le gouvernement. Talal est considéré comme chanceux parce que certains attendent leur tour pendant 15 ans. Où a-t-il donc habité pendant les dix premières années de son mariage ? « Dans la grande maison familiale, confie-t-il, et c’est une tradition propre à la société tribale qui permet au jeune homme d’habiter la maison de ses parents en attendant d’avoir son propre toit. »

Par contre, Noura El-Khaled, nouvellement mariée, n’a pas voulu attendre aussi longtemps. Elle a choisi de louer un appartement. À sa grande surprise, le loyer dépassait de beaucoup l’aide au logement versée par le gouvernement : 500 dinars contre 150…

Mais pourquoi les jeunes couples doivent-ils attendre si longtemps avant d’avoir leur propre logement ? Trois raisons sont souvent invoquées. D’abord, la hausse de la demande par rapport à l’offre : les chiffres officiels indiquent que les demandes sur le logement ont augmenté  avec 98 000 demandes cette année contre 11 seulement en 1985. Une hausse due essentiellement à une évolution au niveau de la société : le passage de la famille élargie à la famille nucléaire. Ensuite, le manque de parcelles de terrain allouées pour la construction d’habitations exacerbe la crise : il n’est possible de construire que sur 7% seulement de toute la superficie du pays. En effet, 90% des terrains sont monopolisés par l’État pour les champs pétroliers,  les bases militaires, l’installation des lignes haute tension, etc. Enfin, la hausse des frais de construction de nouvelles unités d’habitation ne fait que retarder les échéances.

Cette crise à l’effet boule de neige risque de perdurer : les jeunes Koweitiens sont condamnés à s’armer de patience en attendant des jours meilleurs.

Source :

ريما البغدادي. « دستور الكويت : يكفل حق السكن لكن الشباب لا يحبون الانتظار! »، في جريدة الحياة، 12 نوفمبر/تشريت الثاني 2012

http://alhayat.com/Details/451887

Quand la pauvreté entre par la porte, le bon sens s’en va par la fenêtre !

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Apparemment, un nouveau métier a vu le jour dans la société jordanienne. Au lieu de vivre dans la pauvreté et l’humiliation, les Jordaniens choisissent de devenir des cobayes humains pour des firmes pharmaceutiques américaines et européennes.

« Il est préférable de ressentir des douleurs ou d’être pris d’un vertige pendant quelques minutes que de rester à la maison sans un sou », estime Talal, un jeune homme de 25 ans qui se trouve au chômage comme beaucoup d’universitaires jordaniens. « Mon père a payé une fortune pour que je poursuive mes études, alors je ne peux pas rester à la maison en attendant que quelqu’un m’appelle pour une entrevue », ajoute-il. Il y voit aussi un acte humanitaire pour sauver des millions de vies.

Le chômage n’est malheureusement pas le seul motif. Criblé de dettes, Hazem, père de six enfants, se soumet à ses essais depuis cinq ans. Craignant la prison pour ses dettes impayées et la perte de son emploi à cause de la situation économique précaire des industries jordaniennes, il considère ces essais comme sa seule planche de salut.

Une situation idéale pour les firmes pharmaceutiques, surtout après les restrictions imposées sur les essais cliniques pratiqués sur les êtres humains en Europe et aux États-Unis. Les entreprises trouvent en Jordanie un marché qui leur permet de réduire considérablement les coûts de la recherche. Elles ont recours aux courtiers pour recruter des cobayes humains qui sont juste tenus de signer le formulaire de consentement éclairé et ne reçoivent comme indemnité que la maigre somme de 160 dinars jordaniens (environ 225 dollars américains).

Pour les autorités, ces essais respectent la loi. Le directeur général de l’Agence jordanienne des produits alimentaires et médicamenteux, Haeil Obeidat, affirme que l’Agence suit de près le travail des centres de recherche pharmaceutique. Quant au ministre jordanien de la Santé, Docteur Abdel Latif Wreikat, il soutient que les recherches sont soumises aux principes de la Déclaration d’Helsinki qui encadrent les essais cliniques.

Pour les défenseurs des droits de l’homme, comme le chef de l’Organisation arabe des droits de l’homme, Hani Dahleh, les essais sur les humains sont contraires aux lois divines et humaines.

Quoiqu’il en soit, les Jordaniens sont pris entre l’enclume de la pauvreté et le marteau des effets secondaires (nausées, vomissements, palpitations, rhinite, etc.). Ventre affamé n’a point d’oreilles…

Source :

ماهر الشوابكة، « شباب أردنيون «فئران مختبرات» الأدوية … لمواجهة البطالة »، في جريدة الحياة، ١٧

فبراير ٢٠١٣، http://alhayat.com/Details/484077

 

Aïe !… « L’Amour »

iAmour!

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Lui :  Je t’offre la fleur de l’amour… mon amour !

Elle : Ah ! O.K. Merci

Lui : Et le doudou de l’amour… !

Elle : Un peluche ? Merci !

Lui : Je t’ai écrit un poème pour t’exprimer tout mon amour pour toi !

Elle : Ben !! Merci… Bof !

Lui : Je t’ai aussi acheté l’iPhone que tu voulais tant !

Elle : Chéri ! mon amour… Chéri, tu en fais trop ! Mon Dieu, comme tu es magnifique… Mon chouchou, toi…! Merci,  mon amour ! Tu es mon amour !