About Sophie Antoun

Traductrice- Rédactrice École de Traducteurs et d'Interprètes de Beyrouth Université Saint Joseph
Le Petit Nicolas en arabe maghrébin.... sans commentaires

L’arabe en Tunisie : Une langue menacée !

Le Petit Nicolas en arabe maghrébin.... sans commentaires

Le Petit Nicolas en arabe maghrébin…. sans commentaires

Parlée par plus de 400 millions de personnes, la langue arabe est restée à l’abri de toute menace d’extinction, d’après le journaliste et écrivain tunisien, Chokri Bassoumi, car elle est la langue du Coran que des milliards de musulmans cherchent à apprendre. Cependant, nulle autre langue n’a subi autant d’attaques extérieures et intérieures comme les appels à la remplacer par les dialectes ou les tentatives visant à la supplanter en accordant la priorité aux langues étrangères, en l’occurence le français. «Il est étrange que la France qui considère que sa langue est une question de vie et de mort prône le plurilinguisme dans ses anciennes colonies», estime-t-il.

Cependant, multiples sont les raisons qui ont abouti à la régression de la langue arabe en Tunisie dont les réformes du système éducatif qui ont supprimé, entre autres, la branche littéraire du cycle secondaire. Donc, les élèves ne s’intéressent plus qu’aux matières scientifiques et, du coup, l’arabe devient le dernier de leurs soucis.

La situation a atteint un degré de gravité tel qu’il a poussé Abdelaziz Othmane Touijri, directeur général de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), à tirer la sonnette d’alarme lors du Forum mondial au service de la langue arabe.
«Le présent et l’avenir de la langue arabe sont menacés à cause des politiques hostiles qui servent des intérêts extérieurs, et ce, malgré l’expansion sans précédent de cette langue», a-t-il estimé tout en affirmant que «la langue arabe est une affaire stratégique qui ne concerne pas seulement la sécurité culturelle et civilisationnelle de la Nation mais aussi la souveraineté, la sécurité et la stabilité des pays arabes et islamiques».

صالح سويسي. « تونس : تدنٍ متواصل وهجمة شرسة من العامية والهجينة »، في جريدة الحياة، 19 فبراير/شباط 2014

http://alhayat.com/Articles/ تونس— تدن-متواصل-وهجمة-شرسة- من-العامية-والهجينة/ 688

Arabie Saoudite : Une double personnalité pour fuir la réalité

Des pseudonymes, des masques, des identités fictives. Tels sont les paravents derrière lesquels se cachent les Saoudiens. Dans une société conservatrice, attachée aux traditions et coutumes, les jeunes trouvent un moyen pour exister, pour s’identifier et pour se révolter.

Dans un quartier populaire, une petite chambre sert de refuge au jeune Abdallah Al-Ali. Dans cet espace étroit s’est lancé « le révolté  contre l’enfer », c’est ainsi qu’il se nomme. À travers l’espace numérique et par l’intermédiaire de son identité virtuelle, ce révolté s’est dressé contre les traditions qui rongent la société saoudienne. De son cocon, ce jeune a eu la chance de s’exprimer en public et même de penser d’une manière non-conventionnelle.

« Ce que Platon n’a pas plus réalisé dans sa cité idéale, je l’ai réalisé grâce à cette identité virtuelle », pétend Abdallah. Cette identité virtuelle qui, à raison de l’isolation volontaire, a engendré un Abdallah différent qu’il préfère à sa vraie personnalité car cette identité numérique lui a servi de clé  pour ouvrir des portes que son identité réelle n’osait point frapper.

L’expérience d’Abdallah Al-Ali ressemble à celle de plusieurs jeunes Saoudiens. Toutefois, contrairement à Abdallah qui était fier de sa personnalité imaginaire, Sultan Al-Atibi a décidé de se détacher de ce monde fictif dans lequel il porte le nom du poète « Nemer Ben Adwan ». Son identité fictive l’ayant souvent mis dans l’embarras, il a coupé les ponts avec « ses amis de la toile », a laissé tomber son masque et a abandonné sa vie virtuelle pour enfin reprendre son cours de vie normal.

Comme le révolté et le poète, un grand nombre de jeunes ont recours à la toile numérique qui leur sert de cocon pour échapper à la réalité de la vie, changer les coutumes et évoluer. Ces jeunes aux masques imaginaires se cachent derrière des noms, des identités et des personnalités fictives. Ils se lancent dans un espace où ils peuvent s’exprimer en toute liberté. C’est ainsi que l’identité des Saoudiens égarés est menacée de schizophrénie.

سلطان بن بندر. « يستعيضون عن أسمائهم بـ »هويات الكترونية » … سعوديون يعيشون ازدواجية الخيال والواقع »، في جريدة الحياة، 5 كانون الثاني

http://www.alhayat.com/OpinionsDetails/589643

Ma page blanche !

Stylo et papier prêts...mais la motivation manque!

Stylo et papier prêts…mais la motivation paralysée !

Chaque matin devant mon écran,

Les mots en encre noir deviennent blancs.

Ainsi, ma page conserve sa couleur,

Elle préserve toute la matinée sa blancheur.

Un blocage, une angoisse, ou une peur ?

Ça arrive juste à moi ou à tous les auteurs ?

Des milliers de questions hantent mon cerveau,

Des questions qui se répètent et paralysent mon stylo.

Pas de réponses, pas de mots, même pas d’inspiration.

Mon encrier est vide et ma page avide de production.

Le soleil se couche, ma plume fatiguée se repose,

Et ma page, tout comme le matin, reste blanche !

 

Apparemment, cette angoisse n’était point suffisante,

Il fallait lui ajouter une nouvelle notion accablante.

Un Blog ??! Il ne manquait que cette matière

Pour que ma vie soit vraiment un enfer !

« Le syndrome de la page blanche »,

C’est ainsi que mon blocage fut diagnostiqué.

Mais que peut être donc le remède ?

Écrire, améliorer, réécrire et ne jamais arrêter d’essayer !

À mes très chers parents !

Beyrouth, le 12 mai 2014

Mes très chers parents,

Je vous envoie cette lettre pour vous expliquer mon statut de traductrice, plutôt indépendante tout comme l’est mon pays !

Papa, mon ordinateur portable n’est pas une console de jeux comme les Atari et Nintendo que vous m’aviez achetés quand j’étais petite, ni un jukebox pour écouter toutes sortes de musiques et rechercher dans les archives les chansons de Warda et Oum Koulthoum.

Maman, je sais que je passe un temps fou devant « ça », ou « cet écran qui te fatigue les yeux », comme tu le répètes sans cesse. Et non, maman, je ne peux pas prendre un break, sortir faire des courses puis revenir et poursuivre mon travail. Pourquoi ? Parce que j’ai des délais stricts à respecter coûte que coûte !

Mes très chers parents, vous êtes les meilleurs au monde, les plus doux et les plus tendres. Il est tellement important pour moi que vous sachiez qu’une traductrice indépendante veut dire : pas de week-ends parfois, des nuits blanches assez souvent, un document urgent fréquemment et, par conséquent, un temps inimterrompu devant l’écran de mon portable !

Tout mon amour,

Votre fille