OxfordDictionaries.com : Un dictionnaire en ligne ouvert aux néologismes

Yolo, listicle, binge-watch font désormais partie des néologismes ajoutées récemment sur le site de Oxford Dictionaries. La Promotion 2015 ne se contente pas d’en présenter une sélection dans cet article mais elle tente aussi de proposer, si possible, un équivalent en français.

Attention ! Ce n’est pas le très sérieux Oxford English Dictionary qui intègre ces néologismes mais c’est le site de Oxford Dictionaries qui le fait car ses compilateurs ont rassemblé assez de preuves sur la fréquence d’emploi des néologismes en question. Une nouvelle preuve de l’importance croissante de la langue qui émerge sur les réseaux sociaux et Internet .

Propositions de Maryse

Listicle, mot valise formé de liste et article, désigne un article diffusé sur internet sous forme d’une liste numérotée.

Adorbs est un néologisme anglais dérivant de adorable et qui veut dire quelque chose de sympathique, qu’on traduirait par « chou ».

Humblebrag est un mot valise résultant de la fusion de l’adjectif “humble” et du verbe “brag” qui veut dire se vanter. Ce mot est utilisé pour faire un commentaire qui semble être modeste mais dont le but réel est d’attirer l’attention sur quelque chose dont on est fier. Donc, c’est le fait d’être “pseudo-modeste”.

Propositions de Sarah

Yolo, acronyme de l’expression « you live only once » (on ne vit qu’une seule fois), a envahi les médias sociaux et vient remplacer l’expression latine Carpe Diem qui est une incitation à jouir du moment présent sans contraintes ni retenue.

L’expression latine in silico vient qualifier les expériences et recherches scientifiques qui ont recours à la modélisation ou à la simulation par ordinateur.

Propositions de Reine

Pour le bonheur des accros des séries télévisées, une nouvelle appellation vient de pointer le bout du nez ! Le binge-watch. C’est une tendance destinée aux boulimiques des épisodes. Elle consiste à regarder plusieurs épisodes d’une série télévisée, un épisode à la suite de l’autre, en un rien de temps. Son équivalent en français que nous proposons est la « sérimanie », un mot valise formé des deux mots « série » et « manie », qui consiste à satisfaire les téléspectateurs ayant un goût prononcé pour les séries télévisées.

Quoi de plus divertissant que de regarder une série afin de s’en moquer ? Le hate-watch est une tendance qui consiste à regarder une série télévisée détestée et à prendre plaisir à la critiquer. L’équivalent en français que nous proposons est « séricastique ». Mot valise formé des deux mots « série » et « sarcastique », la « séricastique » est le moyen idéal pour tuer le temps en regardant les séries insipides et en faisant preuve d’un esprit critique sans limites.

Propositions de Catherine

Hot mess, qui, dans la langue française familière veut dire « brouillon », est utilisé pour désigner quelqu’un ou quelque chose de très désorganisé. Quant à « side-eye » et « bro hug », le premier veut dire, tout simplement, le regard de travers, et le second c’est une étreinte d’amitié entre deux garçons, que nous traduirons à la rigueur par « câlin de potes ».

Ceci n’est qu’un échantillon de ces néologismes qui risquent de choquer les puristes mais qui prouvent la vitalité d’une langue.

Est-il révolu le temps où il fallait que le néologisme fasse ses preuves pendant une longue période de temps avant d’avoir droit de cité dans un dictionnaire ? Si les éditions en papier des dictionnaires restent réticentes à l’intégration des néologismes, les dictionnaires en ligne ne doivent-ils pas assurer l’un des principaux rôles d’un dictionnaire, à savoir aider à la compréhension de mots inconnus ?

«Side-boob, humblebrag and yolo among new words added to dictionary», in The Telegraph, http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/11031209/Side-boob-humblebrag-and-Yolo-among-new-words-added-to-dictionary.html, 14 August 2014.

Katy Steinmetz, «Oxford Dictionaries Adds ‘Hot Mess,’ ‘Side Boob,’ ‘Throw Shade’», in Time, http://time.com/3109043/oxford-dictionaries-adds-hot-mess-side-boob-throw-shade/, 13 August 2014.

Un peu de noix et un danger pour la santé !

Des perles qui tuent ! Source : http://acclabel.com/produits-services/linguistique/

Des perles qui tuent !
Source : http://acclabel.com/produits-services/linguistique/

Une seule erreur de traduction sur l’étiquetage des denrées alimentaires pourrait avoir de sérieuses répercussions sur la santé des consommateurs.

« Une politique de tolérance zéro doit être mise en œuvre à l’égard de toute erreur de traduction susceptible de provoquer des des problèmes de santé quand l’étiquetage n’est pas à 100% exact notamment quand il mentionne la présence d’allergène, la teneur en sucre, en glucides, et en sel ou l’apport  énergétique, etc. ». C’est par ces mots que Richard Brooks, directeur de l’Association of Language Companies et PDG de K International (une entreprise qui offre des services de traduction) tire la sonnette d’alarme contre l’usage intempestif des logiciels de traduction automatique.

L’industrie alimentaire de l’UE est tenue, d’après Brooks,  de réviser l’étiquetage des produits et partant de la traduction qui en est faite, et ce avec l’entrée en vigueur du règlement INCO (Règlement de l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires) à partir de décembre 2014.

« Traduire l’étiquetage des denrées alimentaires n’est point facile, reconnait Brooks, surtout pour une firme comme nous qui traduit les données relatives à plus de 1 000 produits par semaine.  De plus, les erreurs de traduction dans l’étiquetage des produits provenant de l’étranger persistent. Ces erreurs sont principalement dues à l’utilisation de mémoires de traductions polluées, aux traducteurs qui manquent de professionnalisme et au recours aux systèmes de TA sans aucune post-édition. »

« Google Traduction, par exemple, traduirait la mention« may contain nuts » par « peut contenir des noix » et non pas par « peut contenir des traces de fruits à coque ». Pourtant, l’on sait bien qu’il y a une différence entre les noix et les fruits à coque quand il s’agit de prévenir une réaction allergique. Et cette erreur est largement répandue sur les emballages de produits vendus dans les supermarchés en Europe », constate Brooks. « Il est certes permis d’utiliser des outils d’aide à la traduction mais la révision d’un traducteur professionnel spécialisé dans le secteur alimentaire s’impose », conclut-il.

Si le nouveau règlement INCO vise à ne pas induire le consommateur en erreur sur les caractéristiques, les propriétés ou les effets de la denrée alimentaire, il est de la responsabilité du traducteur de veiller à ce que cet objectif soit atteint.

 

Caroline Scott-Thomas, « FIC regulation: Lost in translation? », in Food Navigator, http://www.foodnavigator.com/Policy/FIC-regulation-Lost-in-translation

Souriez …voilà un “dronie”

Le selfie, vous vous en souvenez ? Ajoutez-y un drone, et voilà le “dronie” un nouveau gadget en vogue.

Comment faire pour épater vos amis ainsi que votre entourage ?  Il suffit de prendre un “dronie” et de le partager sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une courte  sequence vidéo filmée depuis le ciel avec un drone. C’est un « aéroportrait ».

Si à l’origine ce sont les agents immobiliers, les agences de presse et les forces armées qui ont utilisé les drones, désormais nombreux sont ceux qui aiment utiliser les drones équipés d’une caméra pour réaliser un beau “dronie”.

Cette tendance se développe rapidement à tel point que les réseaux sociaux ont senti le filon. Twitter, par exemple, était le premier à lancer un compte dédié aux “dronies” réalisés par ses salariés au festival international des Lions de Cannes.

Séduits par cet effet de mode, les consommateurs semblent désireux de posséder des drones. Le projet Hexo Plus diffusé sur Kickstarter, le site d’une entreprise américaine de financement participatif, fait un carton. Une somme de 700 000$ a été rassemblée en trois jours pour financer la production d’un dispositif comprenant une caméra GoPro fixée sur un drone alors que l’objectif était juste de recueillir 50 000$.

DRONE - SKI

Actuellement, le “dronie” devient un véritable business. Les stations de ski commencent à utiliser les drones pour filmer une séquence vidéo de huit secondes et réaliser des plans aériens des skieurs et des snowboarders avec les paysages spectaculaires qui les entourent.

L’office de Tourisme de Nouvelle-Zélande a lancé des “dronies” en équipant ses pistes de ski de drones, offrant ainsi aux skieurs un souvenir inoubliable qu’ils peuvent partager avec leurs amis via les réseaux sociaux. La même initiative a été lancée en France, à Val Thorens. Des drones avec des opérateurs sont disponibles à 50 € pour une session de 10 minutes.

Si vous croyez que c’est cher attendez de voir ce que vous coûtera un “dronie” à Las Vegas. Marquee Dayclub, un club à l’hôtel Cosmopolitan à Las Vegas, offre un nouveau type de service à  20 000$ ! Les clients en bikini dans une piscine extérieure peuvent se faire servir leurs boissons livrées par un drone. Puis, un petit sourire, et voilà un dronie.

Le phénomène de “dronie” bat son plein, et les réseaux sociaux regorgent déjà de ces vidéos. Si une image vaut mille mots imaginez ce que peut faire un “dronie” !

 

 

Hugh Morris. «The ‘selfie’ is dead. Introducing the ‘dronie’» in  The Telegraph Ski and Snowboard magazine website,  http://www.telegraph.co.uk/travel/snowandski/skiing-news/10988393/The-selfie-is-dead.-Introducing-the-dronie.html,  July 24, 2014.

Nick Bilton. «Say goodbye to selfie, ‘dronie’ is the new rage» in Times Of India website, in http://timesofindia.indiatimes.com/home/science/Say-goodbye-to-selfie-dronie-is-the-new-rage/articleshow/37109102.cms, June 24, 2014.

Jenni Ryall. «Dronies Are The Only Way To Be Photographed This Winter» in Mashable website, http://mashable.com/2014/07/23/dronies-new-zealand/, July 24, 2014.

Le bilinguisme, un atout pour les bébés !

 

http://www.babymeetstheworld.com/cest-pas-si-complique/un-bebe-bilingue/

http://www.babymeetstheworld.com/cest-pas-si-complique/un-bebe-bilingue/

Vous voulez que votre enfant soit doué et que ses aptitudes cognitives soient exceptionnelles ? Apprenez-lui une autre langue !

L’apprentissage précoce d’une deuxième langue confère au bébé des avantages au plan cognitif et intellectuel. C’est ce qu’une étude sur une cohorte de bébés singapouriens a prouvé. Publiée dans le journal scientifique Child Development, cette étude a démontré que les enfants de parents bilingues détournent le regard des images qui leur sont familières, contrairement aux enfants de parents monolingues qui restent attachés à ces images.

La capacité des nourrissons de parents bilingues est inouïe ! Ils arrivent à discerner entre une langue et une autre et ils ont une meilleure performance dans la conceptualisation, l’expression et la compréhension ainsi que de meilleurs résultats dans les tests de QI. Leur bilinguisme leur permet d’assimiler plus d’informations et de les traiter avec une grande efficacité. Ces petits choux ont une plus grande chance à faire face aux défis et de s’adapter aux différentes situations.

Apprendre une langue à un âge avancé nécessite un travail dur et laborieux. Contrairement aux adultes, les bébés sont capables d’apprendre et d’assimiler une seconde langue sans sombrer dans la confusion. Leur bilinguisme précoce est un indicateur de leur plus grand développement préscolaire futur.

C’est clair comme l’eau de roche que les bébés de parents bilingues développent une certaine intelligence que les monolingues n’ont pas. Ils acquièrent également une pensée créative et une meilleure concentration intellectuelle. Après tout, un bébé bilingue en vaut deux !

Deni Kirkova. « Want your child to be clever? Teach them two languages: Study finds bilingual babies often show signs of having a higher IQ », in http://www.dailymail.co.uk/femail/article-2743232/Want-child-clever-Teach-two-languages-Study-finds-bilingual-babies-signs-having-higher-IQ.html , 5 September 2014.

Des salaires mirobolants aux polyglottes

Détrompez-vous, être polyglotte n’est pas si mal que ça ! L’aptitude à parler plus d’une langue est une affaire plus que rentable. À l’heure des échanges internationaux croissants, la demande de personnes compétentes qui maîtrisent plusieurs langues augmente.

 

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Des salaires de rêve sont offerts aux polyglottes du monde !

Le salaire d’un traducteur travaillant chez Apple en Chine et au Japon est estimé à 90 000$. Au moment où les pays occidentaux cherchent à développer leurs relations commerciales avec ces pays d’Extrême-Orient, l’importance du mandarin et du japonais ne cesse de croître.

Au Royaume-Uni, les traducteurs et les interprètes touchent £15 par heure en début de carrière. Les enseignants de langues peuvent faire 25 000 livres sterling par an. Des rémunérations attrayantes sont aussi offertes aux polygottes travaillant dans le secteur commercial : leur salaire peut atteindre 60 000 livres sterling par an. 

Un traducteur dans le secteur public aux Etats-Unis perçoit 22 dollars par heure. De plus, les personnes compétentes en langues étrangères font l’objet d’une demande accrue aux Etats-Unis. On note que le birman, le swahili, le chinois et le créole sont de plus en plus recherchés partout dans le pays, en plus de l’espagnol qui n’a pas perdu son importance.

Croyez-le ou non ! 200 000 dollars, c’est la somme offerte aux “traducteurs aventuriers”, qui accepteraient de travailler dans des régions instables et dangereuses comme le  Moyen-Orient ou l’Afrique par exemple. Outre les zones de conflits, les pays exportateurs de pétrole offrent aux traducteurs des postes très bien payés. Les experts techniques ayant des compétences en langues étrangères, comme le russe à titre d’exemple, peuvent s’attendre à des salaires de plus de 100 000 dollars. Cela s’applique aussi au Moyen-Orient, à l’Afrique et au Canada.

Polyglottes ? Que des avantages ! Faites-en vos choux gras, il faut en profiter pour faire carrière.

 

« Career benefit From Learning Languages » in Telegraph Course Search Website.

http://courses.telegraph.co.uk/study-advice/career-benefit-from-learning-languages/100/, August 22,2014.