Ma page blanche !

Stylo et papier prêts...mais la motivation manque!

Stylo et papier prêts…mais la motivation paralysée !

Chaque matin devant mon écran,

Les mots en encre noir deviennent blancs.

Ainsi, ma page conserve sa couleur,

Elle préserve toute la matinée sa blancheur.

Un blocage, une angoisse, ou une peur ?

Ça arrive juste à moi ou à tous les auteurs ?

Des milliers de questions hantent mon cerveau,

Des questions qui se répètent et paralysent mon stylo.

Pas de réponses, pas de mots, même pas d’inspiration.

Mon encrier est vide et ma page avide de production.

Le soleil se couche, ma plume fatiguée se repose,

Et ma page, tout comme le matin, reste blanche !

 

Apparemment, cette angoisse n’était point suffisante,

Il fallait lui ajouter une nouvelle notion accablante.

Un Blog ??! Il ne manquait que cette matière

Pour que ma vie soit vraiment un enfer !

« Le syndrome de la page blanche »,

C’est ainsi que mon blocage fut diagnostiqué.

Mais que peut être donc le remède ?

Écrire, améliorer, réécrire et ne jamais arrêter d’essayer !

Vers un nouvel âge d’or pour la langue arabe mais… à quel prix ?

4 000 bénévoles unis par leur amour de la langue arabe participent à un projet de traduction collaborative avec un seul objectif en vue : enrichir le contenu du web en arabe.

Huitième langue la plus parlée par les internautes et la langue utilisée par 360 millions de personnes dans le monde, la langue arabe est malheureusement presque absente du web car moins de 3% du contenu du web est en arabe.

Pour changer la donne, deux jeunes étudiants, Racem Flazi, un Algérien, et Ahmad Chamseddine, un Libanais, se lancent dans un projet de traduction collaborative. Se spécialisant dans le domaine de l’ingénierie d’affaires en France, ils commencent, dès janvier 2012, à échanger les traductions faites dans leur domaine de spécialité sur le réseau social Facebook où une application spéciale est aussitôt mise en place. Ayant attiré plus de 1 000 bénévoles, ils mettent en place une plateforme qui sert à les regrouper dans un même espace qu’ils nomment Moutarjam (c’est-à-dire traduit).

Avec à son actif 4 000 collaborateurs, la plateforme Moutarjam est régie par un système d’organisation rigoureux : d’une part, une équipe chargée du travail administratif et du développement de la plateforme et, d’autre part, des traducteurs et des réviseurs bénévoles qui travaillent librement. Le choix des articles se fait dans le cadre de réunions organisées sur Skype entre les collaborateurs. Ainsi, Jordaniens, Syriens, Égyptiens, Algériens, Libanais et Tunisiens, oublient leurs affinités politiques et n’ont qu’un seul objectif en vue : traduire .

Leurs deux principes directeurs :  une organisation rigoureuse et le bénévolat

Leurs deux principes directeurs :
une organisation rigoureuse et le bénévolat

 

C’est une révolution intellectuelle que les fondateurs de cette plateforme veulent lancer non seulement en invitant les jeunes à traduire vers l’arabe pour contribuer à la naissance d’un nouvel âge d’or mais aussi en les encourageant à lire pour attiser leur curiosité intellectuelle.

Ce projet ne connait pas de limites. Après les articles (en moyenne 30 par jour), des livres entiers seront traduits. Ce qui importe c’est d’offrir au public arabophone un contenu riche et d’une qualité irréprochable.

Cette initiative est certes louable mais les concepteurs ont peut-être oublié que c’est grâce aux traducteurs, dont chaque traduction valait son « pesant d’or », au vrai sens du terme, que les sciences arabes, et du coup, la langue arabe ont connu leur âge d’or.

Leur devise :  L'âge d'or fut grâce à la traduction des œuvres grecques, traduisons à notre tour les œuvres étrangères...

Leur devise : L’âge d’or fut grâce à la traduction des œuvres grecques, traduisons à notre tour les œuvres étrangères…

زينب ترحيني، « هيا بنا نُترجم… »، في السفير، http://shabab.assafir.com/Article.aspx?ArticleID=7767، 

4 شباط 2014.

 

 

Au rayon des « bizarreries », choisissez vos cours optionnels…

Au début de chaque semestre, le cauchemar du « shopping aux cours optionnels » hante les étudiants. Pour mieux répondre à leurs attentes, des universités prestigieuses en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis leur proposent des cours hors du commun. On vous invite à en découvrir certains !
Un choix insolite

Un choix très insolite…

Beyoncé au programme d’une université prestigieuse

Ce n’est pas une blague, l’Université de Rutgers à New Jersey aux États-Unis, classée 99ème sur les 400 meilleures universités du monde, propose un cours intitulé  « La Politisation de Beyoncé ». Enseigné dans le département des études du genre et des femmes, ce cours ne porte pas sur  l’engagement politique de Beyoncé ou sur le nombre de fois où elle a chanté durant l’inauguration du président Obama.

C’est la carrière de cette chanteuse qui y sera prise comme référence pour étudier la race américaine, le sexe et la politique sexuelle. Ce cours traitera, entre autres, une question controversée : Est-ce que le corps à moitié-nu de Queen B est une source de pouvoir ou simplement un concept stéréotypé ? Il s’intéressera aussi au contrôle qu’elle exerce sur son image esthétique et à la place qu’elle occupe parmi d’autres chanteuses comme Nina Simone et Lady Gaga.

Âmes sensibles s’abstenir ! Un cours sur les zombies !

 Vivre une apocalypse avec des zombies…c’est ce que propose l’Université de Baltimore aux États-Unis. Les étudiants y apprennent à écrire des scripts d’horreur et à créer des scénarimages correspondant au modèle d’un film idéal sur les monstres. De plus, le cours contient un module sur « le sang et les viscères». Au cas où  cela ne leur paraît pas trop violent, le président de la communication de l’université les rassure : « Il ne s’agira pas d’un simple cours sur les lapins pelucheux. Des lapins pourraient apparaître mais ils seront probablement déchiquetés ! »

David Beckham… de plain-pied à l’université

 Consacrer un cours à David Beckham,  dont le fameux pied droit a été considéré comme l’une des fiertés de l’Angleterre dans le film Love Actually, a semblé un choix tout à fait logique pour l’Université de Staffordshire en Grande-Bretagne. Étant donné que ce cours est essentiellement consacré à  la culture du football, il s’attardera sur la légende de ce sport populaire sans pour autant faire allusion à sa douce moitié, la non moins célèbre Posh Spice.

 Étudier la philosophie via Star Trek

Pensez-vous qu’un cours sur Star Trek n’est pas assez philosophique ? Détrompez-vous ! L’Université de Georgetown à Washington pense autrement car le cours intitulé : Star Trek  est apparemment l’un des meilleurs moyens d’apprendre la philosophie. Tout en explorant le voyage dans le temps, ce cours propose aussi une introduction à certains sujets de la métaphysique, de l’épistémologie et de la philosophie.

 Un cours sur ………..le pénis !

Ce titre est tout à fait choquant et obscène mais il fallait bien traduire l’intitulé du cours proposé par l’Occidental College à Los Angeles : « Le Phallus ». En effet,  ce cours porte sur les théories historiques sur l’organe génital mâle partant de Freud à Lacan. Si « Le Phallus » tout court n’est pas satisfaisant, il en proposera d’autres genres, tels que le phallus homo, le phallus juif et le phallus latin. Si vous ignorez tout de ce sujet, il ne vous reste plus qu’à « pénétrer » la salle de cours ! 

 Apprendre les ruses des Jedi

 Une université ne se permet pas de donner un cours sur les Trekkies – qui sont les fans obsédés par la série de films La Guerre des Étoiles – sans en donner un autre sur les Jedi qui sont des guerriers fictifs. L’Université Queen’s à Belfast en Irlande du Nord a créé un cours très sympa intitulé « Ressent la force : Comment s’entraîner à la manière du Jedi ? » Ce cours vise à enseigner les techniques psychologiques inspirées des vraies ruses utilisées par un Jedi pour tromper son ennemi. À noter que les sabres-lasers ne seront pas utilisés et c’est bien dommage !

 S.O.S. Fantômes !

 Chasser les esprits frappeurs. Causer avec les morts. Comprendre la télépathie. C’est ce que propose l’Université de Coventry en Grande-Bretagne dans ce nouveau cours de parapsychologie intitulé « Psychologie des expériences humaines exceptionnelles ».  Portant sur toute expérience paranormale, ce cours aborde un domaine tout nouveau qui s’intéresse aux fantômes, aux médiums et aux sensations extrasensorielles. Le chargé de cours, Tony Lawrence, guide les étudiants dans un parcours de psychologie transpersonnelle et d’études d’expériences anomalistiques qui leur serviraient plus tard à surveiller tout phénomène paranormal et à capturer ainsi fantômes et esprits. De plus, les étudiants ont la possibilité, comme bonus, de revisiter les films Ghostbusters. Cela ne semble-t-il pas assez fou ? Mais le plus insensé c’est le prix du cours  : 3 200 livres sterling soit l’équivalent de 3 824 euros !

Retour au XVIème siècle avec Robin des Bois

 C’est pour rendre hommage à Robin des Bois, que l’Université de Nottingham  en Grande-Bretagne consacre un cours à cet hors la loi adorable. Les étudiants y découvriront les origines et le développement de cette légende anglaise à travers le théâtre, les contes et les chansons. Ils y découvriront aussi la société du XVIème siècle. Enfin, ils auront à rédiger une dissertation sur l’un des thèmes qui les a le plus attiré.

 

À chaque époque et à chaque génération ses héros mais que ces héros s’invitent à l’université peut nous sembler une chose hors du commun. Ce qui est certain c’est que ce genre de cours devient de plus en plus fréquent. Reste à savoir quel héros du « terroir libanais » sera choisi si cette nouvelle tendance fait un jour son apparition dans les universités libanaises. La porte est ouverte à vos suggestions…

 

Sanghani, Radhika. “Beyoncé studies anyone? 8 other ridiculous university courses”, in The Telegraph, http://www.telegraph.co.uk/women/womens-life/10607390/Beyonce-studies-anyone-8-other-ridiculous-university-courses.html, January 30, 2014.

 

Pour en savoir plus :

 Maad, Assma. « Lady Gaga, Harry Potter… quand la culture populaire s’invite à la fac », http://etudiant.lefigaro.fr/le-labeducation/actualite/detail/article/lady-gaga-harry-potter-quand-la-culture-populaire-s-invite-a-la-fac-1790/, 30 avril 2013

Gibour, Raphaël. «Quand Batman et Hulk deviennent profs de philo », http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/quand-batman-et-hulk-deviennent-profs-de-philo-870/, 9 janvier 2013 

Blanc, Quentin. « Les secrets du Seigneur des anneaux enseignés à l’université » http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/les-secrets-du-enseignes-a-l-universite-742/, 18 décembre 2012.

DigiSchool média « Les 8 intitulés de cours les plus insolites », http://www.digischool.fr/initiatives/8-intitules-cours-insolites-12604.php, 15 novembre 2012

 

 

 

 

 

 

Un traducteur canin…ça existe !

Ce n’est pas un canular ! Le traducteur canin existe désormais : il permet de traduire les pensées ou les émotions des chiens en langue humaine.

 

Un waf pour dire « oui »  et deux pour dire « non »

Un waf pour dire « oui »
et deux pour dire « non »

 

Si la version Google Translate pour animaux n’était qu’un poisson d’avril, le développement en cours du dispositif baptisé « No More Woof » (c’est-à-dire « Finis les wafs ») est un projet sérieux qui a réussi à collecter plus de 100 000 $ sur le site de financement participatif Indiegogo.

Ce « traducteur » de pensées ou d’émotions canines est un dispositif conçu par une équipe de recherche scandinave, The Nordic Society for Invention and Discovery (NSDI).

Il s’agit d’un casque équipé de capteurs qui permettent de détecter les signaux électriques du cerveau du chien représentant certains sentiments (fatigue, faim, excitation) afin de les traduire ensuite en langue humaine via un haut-parleur.

Respectueuses à 110% du bien-être des animaux, selon les chercheurs, les expériences menées par la NSDI ont recours à la technologie micro-informatique, à l’électroencéphalographie (EEG) pour enregistrer l’activité électrique du cerveau et au logiciel de l’interface neuronale directe (BCI).

Avec l’anglais comme seule « langue d’arrivée », le premier prototype, encore rudimentaire, sera lancé en avril 2014. Toutefois, les concepteurs promettent des versions plus élaborées  en mandarin, en français et en espagnol.

Traduire le langage animal en langue humaine n’appartient plus à la science-fiction, mais à la science. Ce recours à la technologie qui cartographie le cerveau humain pour l’appliquer au meilleur ami de l’homme va-t-il créer un nouveau marché de traduction avec des combinaisons aussi insolites que chien-homme, chat-homme ?

“Dog-To-English Translation Service in Development”, in Translate Media bloghttp://www.translatemedia.com/dog-to-english-translation-service-in-development.html/, January 10, 2014. (Accessed March 21, 2014)

Des mots à la mode du futur

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 C’est l’agence de prévision des tendances, The Future Laboratory, qui s’est penchée sur l’étude des mots qui seront à la mode, voire indispensables d’ici dix ans.

Sharents

Ce néologisme, formé du mot parent et share, partage, désigne ces parents agaçants qui tweetent sans cesse les moindres faits et gestes de leur progéniture. Pas un jour ne passe sans qu’ils ne postent une autre photo « adorable ». Avec une telle fierté parentale, il serait difficile que les enfants atteignent le cycle secondaire sans qu’il ne soit possible de retracer leur histoire depuis le jour de leur naissance. Merci, maman !

Mini-technologistes (Child-Technology Officers)

Est-ce que votre enfant en sait plus que vous sur votre téléphone portable ? Avez-vous honteusement demandé conseil à votre progéniture pour savoir comment utiliser les réseaux sociaux Vine ou Pinterest ? Les dix prochaines années seront marquées par l’émergence de la race des mini-technologistes, l’ultime autorité familiale lorsqu’il est question de numérique… une autorité de la taille de trois pommes !

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Adolécrans (Screenagers)

Adolécrans est un mot-valise formé de adolescents et écran tout comme screenagers,  néologisme formé du mot screen, écran et agers, l’aphérèse de teen-agers. Mais qui sont les adolécrans ? Les recherches menées par l’agence de prévision des tendances, The Future Laboratory,  montrent que les moins de 10 ans d’aujourd’hui ne voient aucune différence entre leurs vies en ligne et hors ligne. Les mini-technologistes finiront aussi par devenir des  adolécrans  qui mèneront leur vie réelle aussi bien sur écran que dans les salles de classes ou à la maison.

Pré-vente (Pretail) 

Les marques commerciales suivront notre empreinte sur le web et nous proposeront ce dont nous avons besoin avant même qu’on n’en prenne conscience ! C’est tout simplement une vérité bien connue des entreprises mais c’est aussi un avant-goût troublant de notre avenir aux allures de plus en plus orwelliennes. Prenez par exemple, MindMeld qui « écoute » vos appels passés via l’application et effectue une recherche automatique sur tous les sujets évoqués pour vous proposer des produits et des services adaptés.

Spatio-publicité (Space-vertising)

Étant donné que le tourisme spatial devient de plus en plus une réalité (Virgin se prépare à effectuer ses premiers vols), on ne serait pas étonnés de voir d’autres grandes marques entrer en lice pour avoir leur part de l’action intergalactique. La vodka Stolishchnaya a déjà envoyé un mixologue pour préparer un cocktail à gravité zéro alors que Nestlé a fait flotter une barre de KitKat dans la stratosphère. Pourquoi ? Mais, pourquoi pas ?

Bio-facture

Ce néologisme est formé par bio, l’apocope de biologie et facture, l’aphérèse de manufacture du latin manufactura  « fait à la main » pour désigner un type de biotechnologie. Voici deux exemples qui illustrent bien ce qu’est la bio-facture. Les chercheurs de l’Université Heriot-Watt d’Écosse ont mis au point une technique d’impression tridimensionnelle qui utilise des cellules souches embryonnaires pour créer des tissus humains. Les étudiants du Central Saint Martins de Londres étudient, quant à eux, la possibilité de produire de la dentelle à partir des racines d’une fraise transgénique, combinant ainsi entre la production textile et la production alimentaire. Cette convergence entre la technologie et la biologie pourrait assurer un avenir plus durable. Peff !

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Nione MEAKIN. « Sharents to Bio-facture: Buzzwords for the Future», in The Daily Star, http://www.guardian.co.uk/technology/shortcuts/2013/mar/18/sharents-bio-facture-buzzwords-future, March 18, 2013.
Crédit images/photo : http://termcoord.wordpress.com/2013/03/12/language-is-alive-and-evolving/
http://www.viralblog.com/social-media/why-facebook-might-be-gone-by-2020/

http://www.nextnature.net/2013/01/strawberry-noir/

 

N.B. Les néologismes en français ont été proposés par Joséphine CANAAN (mini-technologistes), Elodie FINESTRES (pré-vente) et Nardine SUWAIDA (spatio-publicité ).  Adolécrans existe déjà. Les deux derniers, sharents et bio-facture, n’ont pas été modifiés car ils sont utilisés en français.  Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre avis !