Le bilinguisme, un atout pour les bébés !

 

http://www.babymeetstheworld.com/cest-pas-si-complique/un-bebe-bilingue/

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Vous voulez que votre enfant soit doué et que ses aptitudes cognitives soient exceptionnelles ? Apprenez-lui une autre langue !

L’apprentissage précoce d’une deuxième langue confère au bébé des avantages au plan cognitif et intellectuel. C’est ce qu’une étude sur une cohorte de bébés singapouriens a prouvé. Publiée dans le journal scientifique Child Development, cette étude a démontré que les enfants de parents bilingues détournent le regard des images qui leur sont familières, contrairement aux enfants de parents monolingues qui restent attachés à ces images.

La capacité des nourrissons de parents bilingues est inouïe ! Ils arrivent à discerner entre une langue et une autre et ils ont une meilleure performance dans la conceptualisation, l’expression et la compréhension ainsi que de meilleurs résultats dans les tests de QI. Leur bilinguisme leur permet d’assimiler plus d’informations et de les traiter avec une grande efficacité. Ces petits choux ont une plus grande chance à faire face aux défis et de s’adapter aux différentes situations.

Apprendre une langue à un âge avancé nécessite un travail dur et laborieux. Contrairement aux adultes, les bébés sont capables d’apprendre et d’assimiler une seconde langue sans sombrer dans la confusion. Leur bilinguisme précoce est un indicateur de leur plus grand développement préscolaire futur.

C’est clair comme l’eau de roche que les bébés de parents bilingues développent une certaine intelligence que les monolingues n’ont pas. Ils acquièrent également une pensée créative et une meilleure concentration intellectuelle. Après tout, un bébé bilingue en vaut deux !

Deni Kirkova. « Want your child to be clever? Teach them two languages: Study finds bilingual babies often show signs of having a higher IQ », in http://www.dailymail.co.uk/femail/article-2743232/Want-child-clever-Teach-two-languages-Study-finds-bilingual-babies-signs-having-higher-IQ.html , 5 September 2014.

Le Petit Nicolas en arabe maghrébin.... sans commentaires

L’arabe en Tunisie : Une langue menacée !

Le Petit Nicolas en arabe maghrébin.... sans commentaires

Le Petit Nicolas en arabe maghrébin…. sans commentaires

Parlée par plus de 400 millions de personnes, la langue arabe est restée à l’abri de toute menace d’extinction, d’après le journaliste et écrivain tunisien, Chokri Bassoumi, car elle est la langue du Coran que des milliards de musulmans cherchent à apprendre. Cependant, nulle autre langue n’a subi autant d’attaques extérieures et intérieures comme les appels à la remplacer par les dialectes ou les tentatives visant à la supplanter en accordant la priorité aux langues étrangères, en l’occurence le français. «Il est étrange que la France qui considère que sa langue est une question de vie et de mort prône le plurilinguisme dans ses anciennes colonies», estime-t-il.

Cependant, multiples sont les raisons qui ont abouti à la régression de la langue arabe en Tunisie dont les réformes du système éducatif qui ont supprimé, entre autres, la branche littéraire du cycle secondaire. Donc, les élèves ne s’intéressent plus qu’aux matières scientifiques et, du coup, l’arabe devient le dernier de leurs soucis.

La situation a atteint un degré de gravité tel qu’il a poussé Abdelaziz Othmane Touijri, directeur général de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), à tirer la sonnette d’alarme lors du Forum mondial au service de la langue arabe.
«Le présent et l’avenir de la langue arabe sont menacés à cause des politiques hostiles qui servent des intérêts extérieurs, et ce, malgré l’expansion sans précédent de cette langue», a-t-il estimé tout en affirmant que «la langue arabe est une affaire stratégique qui ne concerne pas seulement la sécurité culturelle et civilisationnelle de la Nation mais aussi la souveraineté, la sécurité et la stabilité des pays arabes et islamiques».

صالح سويسي. « تونس : تدنٍ متواصل وهجمة شرسة من العامية والهجينة »، في جريدة الحياة، 19 فبراير/شباط 2014

http://alhayat.com/Articles/ تونس— تدن-متواصل-وهجمة-شرسة- من-العامية-والهجينة/ 688

L’arabe en Arabie Saoudite : Si la Suède m’était contée

L’emprise de la langue anglaise sur la langue arabe est aussi présente en Arabie Saoudite, le pays de l’Islam et du Coran. D’aucuns croient que les jeunes sont la cause de la vague dévastatrice qui envahit leur langue quand d’autres voient en eux la solution.

Quelle ne fut grande la surprise de Mona Hening, une Suédoise d’origine jordanienne, quand elle s’est rendue compte, lors d’une visite dans son pays d’origine, de l’importance accordée à l’apprentissage de l’anglais aux dépens de la langue arabe. Et pour cause… Quoiqu’elle fasse partie de la troisième génération d’immigrants en Suède, elle maîtrise parfaitement la langue arabe et dans son pays d’adoption, qui compte 9 millions d’habitants, « la langue suédoise est couramment parlée par les grands et les petits sans interférence d’une autre langue».  De plus, l’enseignement universitaire s’y fait en suédois dans toutes les disciplines sans exception. Pour elle, le recours à la langue anglaise dans les universités arabes favorise «l’occidentalisation de l’esprit arabe et, à ce train-là, il n’y aura plus de recherche scientifique en arabe», a-t-elle estimé. Consciente du fait que «toute nation perd son identité quand sa langue faiblit», elle décide de fonder une maison d’édition qui a pour mission de traduire en arabe la littérature étrangère.

Le modèle suédois n’est pas malheureusement reproduit en Arabie Saoudite où l’arabe est la langue officielle et l’enseignement des sciences se fait en langues étrangères. Dr. Abdallah Al-Wachmi, enseignant à la Faculté de la langue arabe à l’Université Al-Imam justifie le recours à ces langues dans quelques spécialités pour des «raisons techniques» mais déplore que l’on considère l’enseignement en langues étrangères comme une «marque de modernité et de distinction» au moment où l’enseignement en langue arabe est qualifié de «traditionnel» voire de «réactionnaire».

Face à l’invasion de la langue anglaise, il faut, d’après Dr. Wachmi, «renforcer la langue arabe dans tous les domaines car l’importance d’une langue réside dans son accessibilité à tous et la langue arabe fait partie de notre identité et n’est pas uniquement un moyen de communication, c’est une langue, une culture et une civilisation». D’après lui, toute la société est responsable de la sauvegarde de la langue arabe et non pas les linguistes seulement.

« La langue arabe a pu assimiler les nouveautés au cours des dernières décennies car elle est restée en contact avec la réalité sur le terrain. Donc, je considère qu’un jeune qui arabise un logiciel rend service à la langue arabe beaucoup plus que des chercheurs qui se spécialisent dans des domaines qui ne répondent pas aux besoins de la société », a-t-il estimé.

Les innovations technologiques auxquels fait face la langue arabe ont été qualifiées par Dr. Wachmi de «choc» voire de «dialogue» entre l’«identité linguistique» et les «nouveautés technologiques» et la langue est un «océan capable d’assimiler ce courant dévastateur». Cependant, qu’une langue comme l’arabizi viennent saper les fondements de l’arabe, c’est là où réside le danger.

« Les jeunes ne sont pas responsables des problèmes actuels de la langue arabe.  Les néologismes d’aujourd’hui ont été créés par eux d’où la nécessité de les considérer comme les principaux acteurs qui prennent une part active à la résolution de ces problèmes», a-t-il conclu.

خديجة المزروعي. « المدّ التقني يحوّر اللغات و العربية ترفض أن تُكسَر في السعودية »، في جريدة الحياة، فبراير/شباط 2014

http://alhayat.com/Articles/688324/

 

 

Jordanie : Un salaire pour les étudiants sans ressources

Une initiative lancée par l’université jordanienne Mutah permet aux étudiants défavorisés de travailler et d’étudier en même temps. Pour venir en aide à ces étudiants, l’université Mutah offre des emplois au sein du campus, ce qui développe un sens de responsabilité et d’appartenance.

Un jour tout a basculé pour Hicham, un étudiant jordanien à la Faculté des Lettres de l’université Mutah dans la ville de Karak en Jordanie (située à 150 km de la capitale). Ayant perdu son père, Hicham était à la merci de ses oncles ou des associations caritatives…jusqu’au jour où il est tombé sur une annonce qui s’adresse aux étudiants qui ont des difficultés à payer leurs frais de scolarité et les incite à consulter le doyen des affaires étudiantes afin d’obtenir un travail… à condition de prouver qu’ils ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour poursuivre leurs études.

Hicham a eu la chance de trouver du travail dans un endroit qu’il aime : la bibliothèque de l’université, où il passait déjà  le plus clair de son temps. Hicham affirme que l’horaire de la bibliothèque est flexible et compatible avec les cours qu’il suit. Il ajoute que son salaire suffit à couvrir les frais de scolarité et de transport tout en lui permettant aussi de déjeuner à la cafétéria, chose auparavant impossible.

Bonsoir... Vous venez de trouver un cours de DEUG dans notre pizza...

Bonsoir… Vous venez de trouver un cours de DEUG dans notre pizza…

 

Le doyen des affaires étudiantes à l’université Mutah, le docteur Sulaiman Al-Srayra, considère que cette idée a pour objectif de fournir aux étudiants démunis une aide tout en leur offrant des possibilités de travail.

350 étudiants travaillent grâce à ce programme et des tâches administratives et académiques leur sont confiées. À noter que l’université Mutah compte actuellement un total de 22 mille étudiants et a accueilli cette année six mille nouveaux étudiants.

Ce programme développe un sens de responsabilité envers l’université et évite tout sentiment d’embarras chez les étudiants puisqu’ils obtiennent un salaire et non pas « une aide ». Il les prépare aussi à la vie professionnelle car ils occupent bien leur temps et profitent entièrement de l’expérience universitaire. Ce programme développe enfin leur sentiment d’appartenance national et leur sens de la solidarité. Un exemple à suivre ?

ماهر الشوابكة. « جامعة مؤتة الأردنية تشغّل طلابها ليسددوا أقساطهم »، في جريدة الحياة، ٨ كانون الأول ٢٠١٣،

http://alhayat.com/Details/580041

Irak : Un bus électronique pour apprendre à bloguer

Avez-vous jamais souhaité avoir accès à des cours « ambulants » et gratuits ? Vous n’êtes pas en train de rêver ! Un couple irakien a lancé l’idée du bus électronique qui circulera dans les rues de Bagdad pour initier les jeunes au blogging et au mode d’utilisation d’internet.

Dina Najem et son mari ont trouvé dans Internet un autre point commun entre eux à côté de l’amour : ce couple a lancé le projet du bus électronique et a réussi à convaincre le ministère de la Culture de leur offrir gratuitement le bus en collaboration avec le ministère du Transport. Quant à l’essence nécessaire pour que le bus puisse effectuer sa tournée, il sera assuré par les cotisations des jeunes bénévoles, amateurs ou professionnels, qui participent au projet car ils sont passionnés d’internet et du blogging.

« On va décorer le bus pour qu’il soit facilement identifié comme le bus du blogging et de l’internet quand il passe dans les rues de Bagdad», confie Dina.

La réalisation du projet aujourd’hui a encore besoin d’un peu de patience, mais malgré cela, les jeunes espèrent pouvoir lancer leur projet avant la fin de l’année 2014.

« Toutes les présentations ainsi que les cours vont avoir lieu en plein air et pendant la tournée du bus qui va être équipé d’ordinateurs pour que les personnes présentes puissent mettre en application ce qu’ils apprennent », affirme Dina.

La réalisation de ce projet demeure tributaire de la capacité des autorités gouvernementales à tenir leurs promesses pour fournir le bus et les équipements nécessaires et permettre ainsi à ce projet éducatif original de voir le jour.

خلود العامري. «  شباب بغداد في انتظار الباص الالكتروني »، في جريدة الحياة، ، 5 كانون الثاني ٢٠١٤

http://alhayat.com/Details/589649