Le traducteur amoureux

Quand un traducteur déclare sa flamme…

Le traducteur amoureux

Le traducteur amoureux

http://mox.ingenierotraductor.com/2015/11/why-every-translator-should-go-to-at.html

Traduire c’est…

Le traducteur : Traduire consiste à trouver la cible exacte pour chaque source.
Sa compagne :  ZZZ…
Le traducteur : C’est comme regarder votre partenaire dans les yeux et essayer de comprendre son essence, pour que vos âmes soient en parfaite harmonie pour toujours.
Sa compagne : ??
Le traducteur : Lena, tu es ma cible et je suis ta source.

Ce que vous ignorez sur Saint Jérôme…

Même le plus érudit des traducteurs ne peut se vanter de tout savoir à propos de Saint Jérôme ! À l’occasion de la Journée mondiale de la traduction, célébrée chaque année le 30 septembre le jour de la Saint Jérôme, les traductrices-rédactrices de l’ETIB (Promo 2017) relancent le blog Mosaïk  avec un article – traduit de l’anglais – qui relate cinq faits intéressants voire insolites sur leur saint patron. 

 

1- Un saint trilingue

 Doué pour les langues, Saint Jérôme maîtrisait le latin, le grec et l’hébreu. C’est pour cette raison que le pape Damase le chargea, en 382 ap. J.-C, de réviser le texte des Évangiles en latin pour le rendre accessible à un plus grand nombre de fidèles en latin, langue populaire devenue la langue usuelle. Sa version, ou « Vulgate », traduction complète de la Bible, sur laquelle il travailla pendant plus de 20 ans, lui valut la célébrité.

 

2- Un saint modèle

 D’une indéniable modestie, Saint Jérôme était connu pour son humilité vis-à-vis de son propre travail, faisant de lui un exemple à suivre pour ses successeurs. Il a d’ailleurs fait part ouvertement de son ignorance voire de son embarras quand la révision de la Bible lui a été confiée et il revisitait régulièrement ses traductions en y apportant corrections et ajouts.

Son souci de la précision a fait de lui une source d’inspiration pour les traducteurs. Il considérait que la précision d’une traduction dépend en grande partie de la fiabilité du texte source. En effet, les copistes commettaient souvent, par inadvertance, des erreurs dont les conséquences s’étaient amplifiées à travers les siècles. Ces deux qualités justifient son statut de saint patron des traducteurs.

Ce que beaucoup ignorent c’est qu’il est également le saint patron des libraires, des exégètes, des étudiants, et bien entendu des interprètes.

 

3- Un saint sans miracles

 C’est pour les services qu’il avait rendus à l’Église et non pas pour les miracles qu’il avait accomplis que Saint Jérôme a été canonisé.

 

4- Un saint au caractère difficile

 Connu pour son manque de tact, son franc-parler, son sarcasme et sa hargnerie, Saint Jérôme était difficile d’approche. Il avait du tempérament !

 

5- Un saint qui a commis une faute grave !

 Qui l’eût cru ? Saint Jérôme est responsable d’une faute de traduction dont les effets sont visibles dans toutes les images et les sculptures de Moïse représenté la tête surmontée de deux cornes – notamment dans une statue imposante de 2m35 de Michel-Ange qui peut être vue à la basilique Saint-Pierre-aux-Liens à Rome. Une simple proximité phonétique entre les mots hébreux « karan» (rayonner) et «keren » (cornes) en est la cause. Ainsi, dans les versets hébreux qui relatent la descente du Mont Sinaï, le visage de Moïse « rayonne de lumière » mais, dans la traduction en latin de Saint Jérôme, « son visage était cornu » !

Greetje den Holder. 5 Fun Facts about Saint Jerome for the Translator, in http://budgetvertalingonline.nl/translations/5-fun-facts-about-saint-jerome-for-the-translator/, 17 January 2016.

 

N.B. Pour invoquer notre saint patron, une Prière des traducteurs est proposée par un traducteur à ses confrères.

 

 

 

 

 

 

Grey

Traduction marathon : 576 pages en 7 jours !

C’est le record enregistré par trois traductrices qui ont réussi à adapter un roman de 576 pages en 7 jours seulement. Et pour cause : l’éditeur Lattès a décidé d’avancer la sortie française du quatrième tome de la saga romantique sadomasochiste, Grey, cinquante nuances de Grey par Christian, au 28 juillet.

Qualifiée d’exploit logistique, par le directeur commercial des éditions JC Lattès qui a réussi à mobiliser trois traductrices au lieu d’une habituellement, cette traduction marathon ne peut laisser les traducteurs indifférents.

Est-ce que la relation sado-masochiste entre les deux protagonistes de cette saga s’est transposée à l’éditeur et ses traductrices ? L’éditeur aux tendances sadiques n’a pas hésité un seul moment à imposer à ses traductrices un timing serré sous prétexte de « ne pas priver les lecteurs d’un livre d’été ». Quant aux trois traductrices, la québécoise Denyse Beaulieu, ainsi que Dominique Defert et Carole Delporte, elles ont vraisemblablement accepté les conditions contraignantes qui leur ont été imposées. Denyse Beaulieu, la traductrice qui a aussi supervisé cette adaptation marathon, semble d’ailleurs ne pas se plaindre voire s’y plaire. Pour elle, il a suffi de fixer rapidement certaines conventions pour l’adaptation de certains mots, notamment les termes sexuels. Avec, en outre, une exigence française à laquelle il fallait répondre ; «les habitudes littéraires françaises tolèrent beaucoup moins la répétition du même mot à deux lignes près», a-t-elle précisé dans une entrevue avec Le Parisien (à lire).

«Chacun s’est mis à sa partie, au rythme de douze heures par jour », raconte-t-elle. Donc, environ 27 pages ont été effectivement traduites par jour par traducteur soit plus de 2 pages par heure. Un vrai record qui dépasse de loin les capacités du traducteur humain !

Peut-on dire aller jusqu’à dire que ce record a pu être battu car ce quatrième tome a été qualifié par les lecteurs de « paresseux »?  Ils semblent que plusieurs scènes sont de véritables copier-coller de scènes du premier livre. Preuve à l’appui, des passages du livre de 2012 et celui de 2015 ont été mis côte-à-côte pour comparer. Ce quatrième livre raconte en effet l’histoire du premier roman, mais du point de vue de Christian Grey ! Et dans ce cas, l’on se demande si les traducteurs ont eu recours à une mémoire de traduction pour aller plus vite. Ce serait une première dans le domaine de la traduction littéraire !

Ce qui est certain c’est que ce « roman de plage » a rapporté aux traductrices des droits d’auteurs non négligeables qui ne sont évidemment pas équivalents à ceux de l’auteur. Est-ce une raison suffisante pour accepter de telles conditions de travail ?

ETIBers, We Did It!

Class of 2015, REJOICE! Graduation is just around the corner and we are ready to throw those caps and hit the nearest pubs. But the next morning, we will be hit, not only by a massive hangover, but also by real life. The moment we have all been dreading is here, it’s time for the long tiring depressing nerve wrecking journey, aka: The Job Hunt.

 

Hire me maybe?

Hire me maybe?

“Shu traduction ya3ne? Metel Google translate?” If I’m given a penny every time someone asks me this question I’d be super rich and I’m sure I’m not the only one. We, my fellow ETIBers, chose a very tricky domain. Are we walking dictionaries? Are we linguists? Are we writers, co-writers? Five years later and we’re still trying to figure out who we are and who we want to become and before we do, we can’t start building a career. Someone once told me “if you hate Mondays don’t blame Monday, it’s just a day, it’s your job that sucks.” So before sending your CV to every translation company in the world and the far galaxies (unless you somehow picked up Martian at USJ), make sure this is what you really want, make sure you’re passionate or else you’ll hate every single minute of it. Reality check though, there’s a chance you will not land your dream job right after graduation but make sure you’re on the right path.

Here are some tips.
Build a strong CV, endure long pay-less internships because they’re the only experience you can gain before graduating, and the bigger the name, the easier it’ll be to get job interviews.
Connections, I cannot emphasize enough on the importance of your phone book. Every person you meet at University, during your internship or even at a friend’s gathering can be a potential future opportunity.
Focus on making a big impact, the quicker you make an impact in a company, the more attention and support you will get; we fully understand this because we’re not willing to wait five more years to get the big projects. Prove your worth in the company.
Take risks, by taking risks you are putting yourself in a position to learn, you never know what tomorrow hides, a simple new experience can lead to an unexpected change of career path, and you just might like it!

So as we hand in our last final papers and say goodbye to our crazy party years, keep in mind that our lives have just begun, all that we have learned, all that we have been through, are only the warm-up for adulthood. Our golden years are yet to come, so step away Google. We might slip on the way but that’s ok, we’re used to wearing heels, we pick ourselves up after every fall, heads held high ready to conquer the world and kick some Google Translate derrière.

We did it!

Congrats – We did it!

Quatre conseils pour un début heureux en Chine

Une fois arrivée en Chine, il était inévitable de ne pas vivre le choc culturel. Pour vaincre ce choc, je devais commencer à me fondre dans la culture, à comprendre comment les Chinois arrivent à concilier entre la modernité et les traditions et à ne plus m’étonner devant certaines pratiques de la vie courante. J’ai tiré de cette merveilleuse expérience des leçons que je partage avec vous sous forme de conseils.

Conseil numéro 1 : Avoir une connaissance de base du chinois et apprendre à décrypter le chinglish

C’est grâce aux notions de base de chinois que j’avais apprises à l’université que j’ai réussi à surmonter le fossé linguistique et culturel qui aurait pu m’empêcher de communiquer avec les Chinois. Car, comme je l’avais déjà mentionné dans mon billet précédent, l’anglais est très mal maîtrisé dans l’ensemble. De plus, il y a une règle très mystérieuse à laquelle le peuple chinois semble obéir qui est que chaque phrase écrite en anglais doit toujours comporter des erreurs. En Chine, la langue de Shakespeare est bel et bien transformée en « chinglish », une langue qui provient d’un mélange de chinois et d’anglais. Je n’ai pas constaté l’ampleur de ce phénomène que lorsque j’ai moi-même repéré les fautes d’orthographe, les traductions incorrectes et la création de nouveaux termes inexistants en anglais.

 

Exemple typique des perles du Chinglish : Comprenez « Beware of slippery floor » et adaptez-vous aux fautes d’orthographe flagrantes… Crédit Image : http://www.dotmailer.com/blog/going-global-theres-no-need-to-be-lost-in-translation-with-dotmailer/#.VXAHa88ipdg

 

Conseil numéro 2 : S’adapter aux différences culturelles

Pour mieux comprendre ce peuple différent et « mystérieux », il suffit de s’adapter à certaines différences culturelles. De manière générale, pour exprimer un refus, un Chinois ne dira jamais «non» et il préfèrera utiliser un moyen détourné comme « je ne suis pas sûr » ou « je vais y réfléchir.» De plus, lorsqu’un Occidental n’est pas satisfait, voire en colère, il l’exprimera clairement. Dans les valeurs traditionnelles chinoises, un Chinois ne manifeste pas son mécontentement et essaie d’endurer sans le montrer. C’est ainsi qu’il évite de perdre la face ou de casser l’ambiance « harmonieuse » qui règne entre lui et son interlocuteur.

Conseil numéro 3 : Respecter les règles établies

Tout se passe très tôt en Chine. Les Chinois attaquent leur journée par un petit déjeuner copieux à 6h, puis déjeunent vers 12h et dînent à 18h. J’ai fini par suivre ce rythme de vie quand on a refusé, un jour, de me servir dans un restaurant après l’heure du déjeuner.

Conseil numéro 4 : Voir le bon côté des choses

 «Cela fait partie de l’expérience», c’est la phrase que nous avons adoptée mes amis et moi et que nous répétions à chaque fois que quelque chose allait mal – comme, par exemple, lorsque le distributeur automatique de billets a avalé ma seule carte bancaire un samedi soir ou lorsque je me suis trompée de ligne de métro et je ne m’en suis rendue compte que lorsqu’il était un peu trop tard…. Grâce à cette phrase, nous nous encouragions mutuellement et nous arrivions à vite oublier nos déboires.

De retour au Liban, j’avais beaucoup d’histoires à raconter. Les histoires des conducteurs de rickshaw (tuk-tuk), les histoires de bébés qui font leurs besoins dans la rue, les histoires de malentendus résultant d’un mauvais maniement des tons inhérents à la langue chinoise, bref le récit de ces moments euphoriques vécus lors de ce séjour relativement court dans un pays où faire du bruit à n’importe quelle heure est tout à fait normal. Le supporter, c’est essentiel. Ou bien, faites comme moi et commandez des boules Quies qui seront sans doute vos meilleurs amis…