Un grand merci au confinement !

Je peux remercier le confinement obligatoire et strict, imposé pour ralentir la propagation de la Covid-19, de m’avoir permis de m’adapter aux situations stressantes. Voici les leçons que j’en tire :

Voir le verre à moitié plein

Ces longues semaines de confinement ont révélé des aspects cachés de ma personnalité que je considère positifs pour mieux gérer la situation stressante que nous sommes en train de vivre.

Réaliser un projet qui me tient à cœur

Ce confinement fut pour moi le moment favorable réaliser enfin un projet très souvent reporté : la vente en ligne via Instagram d’accessoires confectionnés artisanalement avec ma tante.

Se découvrir de nouveaux talents

Ayant découvert mes talents culinaires, j’ai préparé tous les soirs un dessert (Cheese Cake, gâteau au chocolat, chocolat mou, etc.) en plus, bien sûr, des plats que j’ai concoctés pour les déjeuners en compagnie de ma mère.

Être à l’écoute de mes besoins et trouver des solutions

Veillant à mon bien-être physique et moral, j’ai consacré des moments pour la lecture (extraordinaire moyen pour s’évader), le grand nettoyage et le développement personnel (assister à des vidéos qui aident à surmonter le stress, entre autres).

Poursuivre mes activités académiques et professionnelles

Pour mieux préparer le « déconfinement », j’ai honoré mes engagements envers mes enseignants (cours en ligne et devoirs) et mes donneurs d’ouvrage (projets de traduction).

Apprécier la vie de famille

Ce que j’ai le plus apprécié par-dessus tout est le fait de passer plus de temps avec ma famille, notamment les repas pris ensemble et les longues veillées à discuter et à jouer des jeux de société (Scrabble, Monopoly, Carte, Domino, etc.)

Pour toutes ces raisons, je remercie le confinement car il m’a permis de découvrir ma capacité à adopter une attitude positive, à être créative et surtout à gérer la situation stressante avec calme.

Je vous invite donc à essayer de voir la moitié pleine du verre et à profiter du confinement pour réaliser vos projets sans cesse ajournés. Je vous invite surtout à indiquer, dans les commentaires, quels sont, à votre avis, les aspects positifs ou négatifs du confinement

Thawra…online

Se trouvant par hasard ou de plein gré au Liban après la « thawra » du 17 octobre 2019, des vlogueurs et des médias étrangers ont, par leurs vidéos sur YouTube, transmis au monde entier les images d’une révolution si semblable aux autres et pourtant si différente !

Une révolution où les réseaux sociaux jouent un rôle essentiel

Quand la « thawra » devient un passage obligé pour les touristes vlogueurs   

Quoi de plus efficace qu’un vlog pour soutenir la cause d’un peuple qui vous a accueilli les bras ouverts et pour exprimer son admiration pour un pays aussi beau que le Liban ? 

« My Daily Life in Lebanon (Crazy 14 Day Trip) », titre du vlog du lituanien Jacob Laukaitis, en est un exemple. Dans cette vidéo d’environ 25 minutes, des séquences entières sont consacrées aux manifestations comme si la « thawra » était devenue un site à visiter au même titre que Harissa, Baalbeck et les Cèdres que le vlogueur nous fait découvrir. 

« Forget the MEDIA, this is LEBANON’S REVOLUTION » est le titre du vlog d’un couple américain, qui a décidé, sur sa chaîne ON World Travel, de nous faire vivre en direct la révolution libanaise. Pour Olivia et Nathan, la thawra a occupé une place de choix dans leur vidéo au même titre que les bons plats libanais qu’ils ont pris plaisir à découvrir et à déguster. 

« We Witnessed a Revolution in Lebanon and Saw the 8th Wonder of the World », est le vlog d’un autre couple, Jordan and Chloe Egbert, qui ont l’intention de battre le record du monde homologué par le Guinness du tour le plus rapide de 196 pays souverains du monde. Quarante-sixième pays sur leur liste, le Liban fut pour eux une étape incontournable car, non seulement ils ont pu y visiter ce qui est, à leurs yeux, la huitième merveille du monde (la Grotte de Jeita) mais ils ont aussi été témoins d’événements importants de la révolution.

Comment les chaînes en ligne se proposent d’expliquer la thawra

Si les chaînes de télévision locales ont assuré une retransmission en continu des événements de la « thawra » libanaise, les chaînes en ligne ont, quant à elles, réalisé des vidéos ayant un objectif bien précis.

La spécificité des chaînes en ligne, comme les chaînes françaises Huffington Post et Brut, est que les vidéos consacrées en général aux grandes causes à défendre (féminisme, liberté, démocratie…) sont de courte durée (1 à 3 min), un format plus adaptée aux besoins des réseaux sociaux, et transmettent un message concis et précis.

Pourquoi les Libanais sont descendus dans la rue est le message que Brut tente de transmettre dans son court reportage.

Taxes, crise économique et corruption : des raisons suffisantes pour protester !

C’est l’ampleur des manifestations organisées dans l’ensemble du pays qu’il est possible de voir dans le court reportage du Huffington Post.

Se faisant l’écho des revendications des Libanais, ces vidéos sur la « thawra », vue par des étrangers, pourraient-elles, à votre avis, servir de référence à l’historien dans la construction de son récit ?

What to Expect When Majoring in Translation

Translation isn’t a walk in the park, as one might think. I would have loved to be told, by anyone before me, what to expect when I signed up for this major, so this is to help anyone wanting to choose translation as their career path.

You are not a dictionary

What does this word mean in X language?” is the hilarious question everyone will undoubtedly ask you when they find out you’re a translator. Anticipate this joke, you’ll hear it a lot.

Keep in mind that not knowing the equivalent of every word in every language does not lessen your ability as a translator.

Friend or foe?

Google Translate and co. are not your friends

I understand your propensity to use Google Translate when you feel like you’ve reached a dead end while translating. It’s useless, though, because the result is inaccurate. In the rare case that it is, then it is not up to par.

However, some people actually believe that it is useful, and that it will replace translators. They’ll “helpfully” suggest you turn to teaching once you get your diploma. Sarcasm aside, they have a point. Translation can open many doors for you, considering it ties in with many other domains of work.

Suitcases with wheels are the best way to avoid back pain!

Suitcases are your friends

You’ll invest in many dictionaries, so while you’re at it, invest in some suitcases as well, because come exam times, the need for them will escalate. You’ll want to take all the proper dictionaries, just in case, and they are heavy.

Take it from someone who had to carry at least three dictionaries to university every time an exam was due. Just invest in a suitcase, and if you already own one, dust it off.

Practice and translation go hand in hand

Translation is more than just relaying a message in another language. It requires knowledge, culture and mastering the languages you speak.

It’s not a problem if you’re not knowledgeable enough, or if you’re not as fluent as you’d like in a language. Practice is key. You’ll have the time to work on your skills, and you’ll have the unconditional support of your peers and instructors as well.

What you’ve just read is something I constantly faced during my studies. It’s a common experience, and it awaits you if you choose to follow in my footsteps. If not, then tell me about your experience! What are some things you’ve learned about your major that you weren’t aware of before?

Laure Moghaizel ou l’icône d’une femme engagée

Laure Moghaizel (1929-1997) est l’une de ces femmes qui incarnent la détermination, la persévérance, l’ambition et la passion, des traits de caractère que notre société patriarcale tente d’étouffer sous ses lois pesantes. Souhaitant la rencontrer, j’imagine une entrevue avec elle à une étape décisive de la lutte pour le droit des femmes au Liban.

Pensez-vous qu’en 2020 la femme libanaise est totalement libre ?

Vous, jeunes citoyen·ne·s avez bien pris le relais dans la lutte pour les droits des femmes. La preuve, je vous vois utiliser une jolie méthode d’écriture égalitaire qui n’existait pas de mon temps !

Quoique je me sois farouchement défendue pour changer dix lois en faveur des femmes dont le droit de vote, la liberté de circulation et le droit à la contraception, un (très) long chemin reste à parcourir. Vous n’avez toujours pas le droit de transmettre la nationalité libanaise à vos enfants, vous êtes toujours victimes de violence et de trafic sexuel, etc.

Quels avantages ont les femmes libanaises d’aujourd’hui dans cette lutte ?

Vous avez la chance d’être écoutées et lues partout. Nul ne peut à présent faire la sourde oreille aux revendications de la femme libanaise du XXIe siècle.

Vous pouvez changer le cap de notre société et défier les lois et les textes juridiques qui semblent discriminatoires à votre égard.

Vous avez également l’avantage d’avoir des hommes qui défendent vos droits à vos côtés, fait plutôt rare de mon temps. J’ai eu la chance d’avoir un mari comme Joseph Moghaizel, un homme exceptionnel qui m’a ardemment soutenue.

La femme libanaise, bien au-delà des préjugés

Quel message aimeriez-vous adresser aux jeunes Libanais·e·s de ma génération ?

Chacun ·ne d’entre vous est capable de réaliser des changements à tous les niveaux à condition de faire preuve de créativité, de savoir se fixer des objectifs très précis, d’être pragmatique tout en étant idéaliste et surtout de pas convoiter de postes de pouvoir. Le progrès n’est pas offert sur un plateau d’argent. Chacun ·ne d’entre vous a son rôle à jouer !

C’est sur ce message fort que mon entrevue imaginaire se termine.

Je publie ce billet un 21 avril, jour d’anniversaire de Laure Moghaizel, née en 1929, une autre année sombre de l’histoire de l’humanité. Je le publie non seulement pour rendre hommage à cette figure emblématique mais aussi pour transmettre, à mes compatriotes, un message d’espoir, en cette année 2020 marquée par de profonds bouleversements qui remettent en question les fondements mêmes de notre société.

Cette entrevue imaginaire m’a permis de faire revivre une grande figure de mon pays. Et vous, cher·e·s lecteur·rice·s, si vous voyagez dans le temps, quelle personnalité souhaiteriez-vous rencontrer ?

Le couple Moghaizel ou comment les rêves à deux deviennent des réalités

Les « blues » du retour

Le retour reste l’étape la plus délicate d’un voyage. C’est au moment précis de prendre l’avion que tu jettes un dernier regard au loin, que tu soupires. Rentrer ressemble à une déception amoureuse, à se réveiller d’un rêve qui nous était plus que familier et à s’obliger à reprendre le « train-train »  quotidien.

Bonheur des retrouvailles

Tu te motives en te rappelant que chez toi, il y a ceux qui t’aiment. Tu songes au plaisir de les revoir, car s’ils n’y étaient pas, qu’est-ce-qui nous pousserait réellement à rentrer ?

Recherche d’évasion

Tu rentres de nouveau dans ce cycle social monotone et tout ce qui te reste du voyage sont les souvenirs qui prennent vie sous une forme d’échappatoire, d’évasion de ce quotidien brusque et amer.

Souvenirs, souvenirs
Je vous retrouve dans mon cœur

Ailleurs, à la même heure

18h pile. Que faisais-tu en Suisse à cette heure-ci ? Tu admirais le coucher du soleil près du lac Léman. Et à Beyrouth, que fais-tu ? Tu es coincé au bureau te remémorant une jolie balade dans les ruelles de Grenade en Espagne, une randonnée à Assise en Italie, ou tout simplement les beaux paysages vus à travers la fenêtre d’un train à destination inconnue.

Quai d’Ouchy (Lausanne, Suisse), au bas de la colline, au bord du lac

Retour à la réalité

Le voyage achevé, tu retrouves tes repères. Reprends ton boulot avec beaucoup plus de motivation, enchaîne avec des projets concrets. Apprends à contrôler ce chamboulement, à encaisser le tout. C’est ainsi que tu planifieras ton nouveau départ.

Le retour est-il aussi, pour toi, une épreuve difficile ?