Traffic… the Gift of Time

There is something about time, something so volatile, so ephemeral. Every second that passes cannot be retrieved and every moment we miss out on cannot be recovered. Perhaps this is what makes time so precious. Every single person you meet is rushing somewhere, trying to be as quick as possible in an attempt not to waste a second, and perhaps traffic is the worst enemy in this case. But have you ever thought of it as an actual blessing?

We are in a constant race against time, yet we forget that time is not against us. We rarely take the chance to stop and look around. Truth is, when someone asks me why I love traffic when it’s the first thing anyone can complain about in Lebanon, my answer is simple: I get to stop and actually see things.

The magic in places…

Not only can I see the small shops opening in the morning and the kids going to school, or people going about their daily lives as if I’m in a live movie taking place right before my eyes, or a beautiful sunset at the end of a tiring day, but I can also notice that beautiful house hidden behind tall buildings, and that I could not possibly have seen if I did not have to stop in traffic. I can notice the small library around the corner that I always tend to rush by and not glance at, simply because I did not have the time.

I cannot tell you how many small coffee shops, how many bookstores, restaurants, tailor shops, and stores I have discovered because I was not rushing by, and believe me, it is worth it (I admit it, even the things I see when I try to escape traffic by taking a small narrow street that I usually don’t take, have made me see things from a different perspective). Even small town churches you can hardly notice since they merge so well with their surroundings, manage to stand out and seem so simple and plain beautiful.

The realness of people…

As romantic as this may perhaps seem, even people seem different if you take the time to not only look, but actually see. You get a glimpse of how their life is at this very moment of the day, how they might be struggling and worried, or how a phone call is making them smile. Sometimes, if you smile at them they might even smile back, because you’re both in traffic but you don’t have to hate it. And we’ve all done it: we’ve all heard a song we like from someone else’s car while stuck in traffic and actually enjoyed it while it lasted. Not so bad huh?

If you are a “Friends” fan like me, you would know that when Ross was talking about the long commute he would have to face by moving to a new place, one thing he said was “I’ve been given the gift of time”. Sarcastic, of course, but come to think of it, traffic can be seen as just that. We will always be in a hurry and we will always want to rush to our destination, but this may be our chance to sit back, take a deep breath, enjoy the world just as it is, and let go of whatever is stressing us out. Because at this very moment, the only thing we can really do is not kill time, but take advantage of it.

Hommes d’affaires, aimez vos traducteurs !

Tout homme d’affaires international sait que, pour être traducteur, il ne suffit pas de parler plusieurs langues. Pour rendre hommage à l’inestimable contribution des traducteurs au développement de fructueuses relations internationales, voici cinq raisons qui encourageront les professionnels du monde des affaires à recourir à un traducteur humain afin de réussir leurs projets à l’international.

1-    Faire le bon choix : traducteur ou interprète : Cette distinction entre le traducteur qui traduit des documents écrits et l’interprète qui interprète un échange verbal est importante pour que vous soyez en position de force en cas de négociations et que vous puissiez favoriser la compréhension mutuelle entre les deux parties.

2-    Décrypter les nuances subtiles propres à chaque langue : Les traducteurs professionnels peuvent vous aider à adapter votre discours à votre audience de par leur connaissance approfondie du rapport entre la langue, d’une part,  et les valeurs culturelles, les croyances et les composantes sociales, d’autre part.

3-    Prévenir les catastrophes : Une mauvaise traduction peut ruiner tout projet d’envergure mondiale. Dans le domaine médical, par exemple, une erreur de traduction peut avoir des conséquences dévastatrices pour les patients. La précision et le souci du détail sont des compétences de base de tout traducteur qui sera capable – s’il est digne de confiance  – de traiter chaque petite nuance grâce à sa finesse et à son savoir-faire.

4-    Traiter avec son partenaire sur un même pied d’égalité : Pour ne pas compromettre la conclusion d’un accord commercial à cause de l’incertitude et de la confusion que vous ressentez lors de la lecture des documents dans une langue que vous ne maîtrisez pas, ayez recours à un traducteur. Ce dernier favorisera l’établissement d’un rapport d’égal à égal afin d’éviter les messages confus et les signaux discordants qui risquent de créer un climat de méfiance et d’hésitation et partant des relations tendues entre les différentes parties.

5-    Construire la confiance : Le recrutement d’un traducteur professionnel est une preuve de bonne volonté et démontre l’engagement vis-à-vis du partenaire à une relation réussie fondée sur une confiance mutuelle. En effet, le traducteur vous aidera à éclaircir les objectifs ainsi que les programmes et les détails techniques afin de consolider la communication et d’assurer l’avancement des projets.

Quand on se lance dans un projet international, il faut du temps, de la compétence interculturelle et de l’engagement pour franchir la barrière linguistique. Afin de garantir que rien n’est perdu ou non-dit lors de la traduction, n’hésitez pas à embaucher un traducteur professionnel pour assurer un échange interculturel réussi.

 

Schweitzer, Sharon, Love Your Translator: How Translation Can Boost Your Business. https://www.huffingtonpost.com/entry/love-your-translator-how-translation-can-boost-your_us_59ce6d7ee4b0f3c468060e28, 29 September 2017.

Quand les alertes d’ouragan sombrent dans la traduction…

En l’absence de traduction, la vie des Floridiens, qui ne maîtrisent pas l’anglais, a été mise en péril lors du récent passage dévastateur de l’ouragan Irma.

Aussi étonnant que ceci puisse paraître, l’anglais n’est pas parlé par 72,8% des habitants de la Floride dont 64% parlent l’espagnol, c’est ce qu’a révélé une enquête récente menée par l’« American Community Survey » (enquête communautaire américaine du Bureau du recensement des États-Unis)

La traduction devient donc indispensable pour transmettre des informations vitales en situation de catastrophe naturelle notamment pour les organismes de premier secours qui fonctionnent en anglais.

Ainsi, 200 traducteurs professionnels volontaires de l’Association Translators Without Borders (Traducteurs Sans Frontières), une ONG internationale siégeant à Danbury dans le Connecticut,  ont été mobilisés  pour traduire rapidement les messages transmis en anglais via Facebook et Twitter vers l’espagnol, le créole haïtien, le français et le portugais.

Cependant, 6 à 10 % des traducteurs et interprètes aux Etats-Unis vivent sur la trajectoire d’Irma et en ont été sévèrement affectés.

À défaut de traducteurs humains, les mémoires de traduction ont dû intervenir. Ces bases de données constituées de phrases traduites précédemment en situation de catastrophes naturelles par « Translators Without Borders » et partagées avec la Fédération Internationale de la Croix Rouge ont servi pour couvrir les situations récurrentes.

Néanmoins, la non traduction des informations spécifiques, comme savoir où aller, quand, et comment, a entraîné la mort des personnes sinistrées. Ainsi, même si le site Web de la division de Floride de gestion des urgences (FloridaDisaster.org) diffuse des mises à jour des conditions météorologiques en anglais, français, espagnol et allemand, la liste des refuges disponibles n’était disponible qu’en anglais. De plus, les versions traduites du site sont truffées de liens brisés. Et pour cause : la balise IFrame utilisée est incompatible avec le programme de traduction automatique Systran qui n’arrive pas à y identifier les mots.

En definitive, qu’elle soit humaine ou automatique, la traduction n’a pas réussi à transmettre à 100% les alertes aux victimes. Une bien triste situation paradoxale : les catastrophes sont par définition naturelles, autrement dit incontrôlables, alors que ce qui ne l’est pas est l’augmentation du nombre de victimes par manque de traduction…

Terena Bell, When Hurricane Warnings Are Lost in Translation, in The Atlantic, https://www.theatlantic.com/science/archive/2017/09/irma-prep-without-english/539277/, 8 September 2017.

 

Selfie et réseaux sociaux : le paradoxe de la communication

Partout où se pose mon regard, il ne croise plus que des flagrants délits de selfie. Heureusement pour eux, les coupables, trop occupés à s’admirer, ne s’en rendent même pas compte, mais à force d’ignorer le monde qui les entoure, ne vont-ils pas finir par en souffrir socialement ?

L’épidémie des selfies ne semble pas près de toucher à sa fin. C’est en me promenant sur les rives du fleuve Ibrahim dont les paysages sont époustouflants que j’ai pu observer de près l’une de ces créatures dont on tend à croire que leur téléphone leur a été greffé au bout de la main, voire qu’elles sont nées avec cette extension.

Tandis que je me laissais bercer par le mouvement de l’eau et le chant des oiseaux, cette jeune femme qui n’avait d’yeux que pour elle-même, absolument absorbée par sa propre image, arrangeant ses cheveux toutes les deux selfies, a fini par me fasciner.

Incapable de détacher mes yeux d’elle, je ne cessais de me demander : comment peut-elle être aussi peu pudique de son égocentrisme ?!

Voyant à quel point ce qui l’entourait la laissait indifférente, j’ai réfléchi à l’ironie de l’expression « réseau social ». Après tout, toutes ces photos sont destinées à être publiées sur la toile. Oui, et après ?

Réseaux sociaux antisociaux

Il est inquiétant d’utiliser l’adjectif « social » pour qualifier des sites virtuels qui encouragent à l’égocentrisme à son extrême. Qu’y-a-t-il de social dans le fait de ne s’intéresser qu’à soi et de n’accorder aucune attention à ce qui nous entoure ?

Pire encore, une nouvelle tendance serait en train d’émerger, celle des applications et sites permettant d’éviter les individus sur lesquels on souhaite ne pas tomber par hasard, comme l’explique cet article publié dans Le Monde .

Paradoxalement, les réseaux sociaux nous poussent à affronter de moins en moins de situations sociales n’impliquant aucune protection par un écran, une distance, un temps de réflexion, qui n’incitent que trop souvent à la lâcheté. Dire les choses en face se fait de moins en moins, et les relations humaines risquent d’en pâtir de plus en plus. L’article du Monde prédit d’ailleurs un bel avenir à l’anonymat, également en vogue sur les réseaux sociaux, ce qui promet d’encourager les comportements agressifs que nul n’assumerait en situation non-virtuelle.

Et tandis qu’Internet occupe une place de plus en plus prépondérante dans notre société, ne devrions-nous pas revenir à la simplicité des rapports sociaux réels, plutôt que de multiplier les relations virtuelles propices à la superficialité ?