لغةٌ تشكو وشعوبٌ تدّعي العروبة

بيروت في 1 أيّار 2014

جانب النيابة العامّة « اللغوية » في الدول العربية الموقّرة

شكوى مع إتّخاذ صفة الإدّعاء الشخصي

مقدّمة

من:

المدّعية: اللغة العربية                                 وكيلها المترجم وأستاذ اللغة العربية فؤاد ساطع 

المدعى عليها الأولى: اللغات الأجنبيّة                 وكيلها أستاذ اللغة الأجنبية سام بلاك

المدعى عليها الثانية: الشعوب العربية                وكيلها أستاذ العلوم السياسية عقل غريب مجهول وكل من يظهره التحقيق فاعلاً أو شريكاً أو محرضاً أو متدخّلاً.

الموضوع: انتحال صفة وتهميش.

 

 ردّاً على انتهاكات المدعى عليهما المتكررة بحق المدّعية ومحاولة الأولى منهما الحلول مكان المدّعية وانتحال شخصيّتها في العديد من المناسبات الرسميّة وغير الرسميّة وعملاً بأحكام المادة الأولى من « القانون اللغوي » تدّعي اللغة العربية على اللغات الأجنبيّة وكذلك على الشعوب العربية كونها شريكةً في هذا العمل المشين، آملةً أن يأخذ القضاء حقّها ويعيد إليها ما سُلِبَ منها عنوةً،

ولمّا كانت اللغات الأجنبيّة تنتحل صفة اللغة الأم في عالمنا العربي إن من خلال مواقع التواصل الإجتماعي أم من خلال الأحاديث اليومية أم من خلال المناهج التعليمية،

ولمّا روّجت اللغات الأجنبيّة لنفسها على أنّها الأكثر شعبيّةً،

ولمّا كان الأهالي العرب يشجّعون أولادهم على تعلّم اللغات الأجنبية على حساب اللغة الأمّ ويولون الأولى أهمّيةً كبرى بينما يتركون الثانية منسيّةً في زاويةٍ من زوايا مكتباتهم (هذا إذا وُجدت في مكتباتهم)،

ولمّا كان الأهالي العرب يؤمّنون « جوازات السفر اللغوية » لأولادهم ليذهبوا ويعملوا ويفيدوا الدول الأجنبية بذكائهم وعلمهم واختراعاتهم،

ولمّا كان فعل أن يصبح ابنك أو ابنتك أستاذاً أو أستاذةً للّغة العربية قيمةً منتقصة بنظرك،

ولمّا كانت الشعوب كلّها تعمل على تطوير لغتها الأمّ بينما كانت الشعوب العربية تتذوّق تفّاحة اللغات الأجنبية،

لـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــذلك

جئنا بالوكالة نتّخذ صفة الإدّعاء الشخصي:

       بحق المدعى عليها اللغات الأجنبية

       وبحق المدعى عليها الشعوب العربية

       وبحقّ كل من يظهره التحقيق فاعلاً أو شريكاً أو محرضاً أو متدخّلاً

ونطلب توقيفهم جميعاً والتحقيق معهم وإحالتهم مخفورين على القضاء « اللغوي » المختص وإنزال أشد العقوبات بحقّهم و:

أوّلاً: إعادة اللغة العربية اللغة الأولى في جميع المدارس والجامعات والأماكن التعليمية في الدول العربية.

ثانياً: توعية الأولاد على أهمّية معرفة لغتنا الأمّ ومحافظتنا على الهويّة العربية وتشجيعهم على إتقان اللغة العربية باحتراف.

ثالثاً: مراقبة الأولاد لدى استخدامهم وسائل التواصل الإجتماعي وتشجيعهم على استخدام اللغة العربية.

رابعاً: استحداث طرق جديدة ومعاصرة لتعليم اللغة العربية.

خامساً: فتح مراكز ثقافية للسفارات العربية في الدول الأجنبية ليتعلّم أولاد الجاليات العربية لغتهم الأمّ.

وكل ذلك لسبب إلحاق أفدح الاضرار المعنوية بالمدّعية.

محتفظين بكافّة حقوق الجهة المدعية من أي نوع كان ومن أية جهة أتت.

                                                                        بكلّ تحفظ واحترام

                                                                        بالوكالة

                                                                         المحامي فؤاد ساطع

 .تجدر الإشارة إلى أنّ الأسماء المذكورة أعلاه أسماءٌ وهميّة لا صحّة لها

«Citoyen-traducteur» ou «transcitoyen» : Un nouveau concept

Un forum est un lieu d’échanges où l’on peut exprimer son point de vue ou partager une lecture intéressante ou une technique utile. Ce billet s’inscrit dans ce cadre et vous invite à lire un article d’un intérêt particulier pour les traducteurs et interprètes puisqu’il lance un nouveau concept, celui du «citoyen-traducteur» ou «transcitoyen».

« L’identité de l’Europe, c’est la traduction » est un article de Camille de Toledo (écrivain) et Heinz Wismann (philologue) paru dans Le Monde du 25 juin 2014. Voici quelques propos à méditer qui vous donneront un avant-goût de l’article :

« […] Nous habitons désormais des espaces multilingues, plurinationaux. Nous existons dans des «entre-lieux», entre un pays et un autre, entre une ville d’adoption et une ville de naissance. Et il naît de cette situation une nécessité de repenser un lien d’appartenance en accord avec la réalité de nos vies diffractées.

Définir le citoyen européen au XXIe siècle comme « citoyen-traducteur » permet d’articuler des loyautés multiples : être de sa ville, de sa région, de son pays et d’un espace plus vaste, lui-même défini comme espace où la « traduction » est la langue commune. Penser l’appartenance comme un effort pour traduire l’autre et se traduire pour l’autre, ou pour soi-même se tenir, là où la vie et la culture nous mettent, entre les langues, les genres, les rites, les fidélités et les affranchissements.[…]

Repenser l’Europe à partir des «entre»-mondes, autour du seul tryptique qui prépare l’avenir : traduction, migration, hybridation. Autoriser le multiple pour l’avenir, penser les attachements et les loyautés plurielles, voilà le sens de cette langue des langues. […]»

Il est bien entendu recommandé de lire le texte intégral : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/25/l-identite-de-l-europe-c-est-la-traduction_4445045_3232.html

Écrire pour qui et pourquoi ?

Est-ce que l’acte d’écrire est soumis aux lois de la phénoménologie ? Cette doctrine philosophique nous montre qu’une table n’est pas une table à moins qu’elle ne soit utilisée. Est-ce que l’écriture alors reste un acte inachevé, voire manqué tant qu’elle n’est pas lue ? Autrement dit, est-ce la lecture qui met en exergue l’écriture et la rend plus réelle ?

L’écrivain ne peut certainement pas vivre sans son lecteur, comme l’acteur qui ne vit pas sans son spectateur, comme le prof qui ne vit pas sans ses étudiants et vice versa. Mais en général, on écrit car l’on éprouve ce besoin d’écrire. Parfois, on écrit car l’écriture est un acte exorciste et purifiant. Ainsi, l’écrivain trouve son salut dans son œuvre.

Le créateur a besoin de ses créatures, certes – et voilà pourquoi Dieu a créé l’homme. Or, « l’homme est une création du plaisir et non pas du besoin », comme dit Gaston Bachelard. Néanmoins, la créature éprouve plus de besoin pour son créateur : c’est le lecteur qui cherche l’écrivain, c’est le spectateur qui suit l’acteur et ce sont les fidèles qui adorent Dieu et non pas l’inverse.

Dieu créa l’homme à son image. La créature ressemble donc au Créateur. Par conséquent, la créature qui peut créer est à son tour un dieu et  un créateur orgueilleux : «Je veux vivre puissant et orgueilleux puisque je fus créé à l’image de Dieu »,  dit le poète-créateur Apollinaire.

Mais il faut noter que le créateur ou le Créateur est orgueilleux mais pas narcissique car il peut bel et bien vivre sans sa créature mais il préfère vivre avec.

 En effet, l’écrivain écrit pour le plaisir, pour la beauté, pour la réforme, pour l’évolution, pour la purification, etc. Qu’on lise ses écritures ou pas, ceci n’est plus la question car il a déjà transmis son message, il a déjà évolué et éprouvé du plaisir. Ce plaisir grandira avec le partage. Mais le non-partage n’annihile pas la présence du plaisir. Le non-partage n’efface pas ce qui a été écrit sur les pages même s’il n’a pas été lu.

L’acte de plaisir et d’écrire se concrétise avec ou sans le lecteur. Et comment concrétiser cet acte alors que  nous vivons dans un siècle où le lecteur devient de plus en plus incurieux et désenchanté, où les seuls « comments » qui pourraient l’attirer sont ceux des réseaux sociaux et de l’application WhatsApp ?!

« Un livre est une bouteille jetée en pleine mer sur laquelle il faut coller cette étiquette : attrape qui peut », dit Musset. C’est au lecteur donc d’attraper la torche de la connaissance attisée déjà par l’écrivain; mais peu importe si ce lecteur l’attrape ou pas…

…car,

Chers lecteurs,

À l’impératif on ne peut conjuguer

Ni le verbe lire ni le verbe aimer

Qu’on me lise ou pas n’est pas vraiment la loi

Car avant et après tout, je n’écris que pour moi !

Fragonard,_Inspiration

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L’écrivain regardant des lecteurs…

Est-ce que l’écriture et la lecture sont réciproques?

Traducteur-Publicitaire : un innovateur à double fonction

La publicité est un champ d’expérience dans lequel le traducteur ne cesse de relever des défis.

Encore un slogan mal traduit…
Lexique mal compris ou cible très exigeante?
La publicité se ridiculise et le traducteur paie le prix !
Mais quel prix ?
Celui d’une campagne qui tombe à l’eau ou,
Celui d’une entreprise qui le châtie.
 
Un traducteur publicitaire fait la tâche de deux :
Il est transcodeur du slogan, connaisseur et collectionneur de culture.
Il est créateur de nouveaux concepts, et jongleur de figures de style.
 
Remarquez-le vous-mêmes :
Quand un slogan est innovateur, la publicité vous marque
Quand un slogan est ordinaire, la publicité vous échappe.
 
C’est avec une grande dose de professionnalisme,
Et un grand nombre d’obstacles surmontés,
Que le traducteur-publicitaire élabore son propre univers !
 
De là, 
Un traducteur-publicitaire est comme un peintre,
Il peut embellir la publicité, mais,
Elle doit toujours ressembler à l’original !
 

Blogging: It’s No Piece of Cake

Writing in a blog to express oneself seems, at first, pretty simple. What easier task is there than to put one’s thoughts on paper?

Well, it’s not as easy as it looks. As I attempted to write my first article for the university’s translators’ blog, I learned a few lessons that not only changed my perception of the task but also deepened my interest in the whole process.

Lesson #1: Write in the language you are most comfortable expressing yourself in. I challenged myself to write in French only to realize that, while the articles were correct, they neither transmitted the message clearly nor captured the reader’s attention. On the other hand, my third attempt, in English, found very good reception.

Lesson #2: Practice. Blogging is in itself a skill. It takes a few tries before you can write a consistent text of just 300 words. Writing constantly, about anything, awakens your capacities and your choice of subjects.

Knowing where to start and what to write about is challenging; but once you do, blogging becomes enjoyable. Credit: http://www.blogelina.com/2014/04/beating-the-blogging-blues-focusing-staying-motivated-even-when-its-difficult/

Knowing where to start and what to write about is challenging; but once you do, blogging becomes enjoyable.
Credit: http://www.blogelina.com/2014/04/beating-the-blogging-blues-focusing-staying-motivated-even-when-its-difficult/

Lesson #3: Keep trying. The first article is always the most challenging. I had to modify, revise, and rewrite mine several times before it turned out to be good. It took me three whole weeks to finalize it. Instead of getting discouraged, benefit from such an experience. It will push you to write better and more rapidly.

Lesson #4: Be transparent and genuine. Instead of searching for the most sophisticated words and refined expressions, opt for simplicity and stay close to the reader. Be who you are; transmit your ideas in your own style.

Blogging pushed me to give my work a personal touch and learn a lot more than I imagined I would. It is a great experience, especially in an academic context, and adds a unique touch to the student’s journey. It’s no piece of cake, but once you get the gist of it, it becomes as good as cake!

Learning to blog is a step by step process. Be patient, enjoy it. Credit: http://chri1311.blogspot.com/

Learning to blog is a step by step process. Be patient, enjoy it.
Credit: http://chri1311.blogspot.com/