Raconte-moi une Histoire, mais laquelle ?

“Ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire”, comme le dit si bien le dicton. On ne peut pas dire que les Français qui ont, d’abord, subi l’occupation allemande puis ont goûté aux joies de la Libération, grâce à l’aide des forces alliées, vont nécessairement raconter le déroulement de la Seconde Guerre Mondiale de la même manière que les forces américaines ou que les forces d’occupation nazies.

Une possible collaboration pour écrire l’histoire ?
Le général Charles de Gaulle avec le président américain Franklin D. Roosevelt 

Les Français, gardiens de l’Histoire

Une très grande présence d’uniformes américains et étrangers est remarquée dans les documentaires français sur le Débarquement, un moyen peut-être de remercier ces forces étrangères de leur aide. Cependant, au moment de la libération, les journaux parlaient très peu de ces forces étrangères et louaient plutôt les exploits des forces françaises libres. Ce n’est que bien plus tard que les troupes américaines ont fait leur apparition dans les documentaires.

Un devoir de mémoire aux morts pour les Américains

Des cimetières militaires ont été érigés en Normandie en mémoire des soldats américains tombés pendant la guerre. Des visites des familles de ces soldats mais aussi des Américains en général sont organisées afin de commémorer cet événement et de ne pas oublier le sacrifice de ces soldats. 

Un monument en hommage aux soldats

Une mémoire tardive et lourde pour les Allemands

Ce n’est qu’à partir du XXIème siècle que sont publiés les premiers témoignages des officiers allemands présents sur place sur ce qu’il se passait côté allemand lors du débarquement. Leur participation même aux commémorations n’a commencé qu’en 2004, même si le travail de mémoire à l’intérieur du pays est plus difficile et que peu de monuments ou musées existent. 

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Ces faits nous apprennent qu’un même événement ne peut pas être perçu de la même manière par tous les protagonistes. Ces faits devraient surtout nous apprendre à prendre du recul par rapport à l’Histoire et à ne pas juger un événement à chaud.

À votre avis, comment relaterons-nous, dans 10 ans ou 20 ans, à nos enfants ou à nos petits-enfants, les évènements de l’année 2020 ?

Sida : Guérison en vue ou presque…

 

sida

Crédit Illustration : http://www.legox.com/wp-content/uploads/2009/02/sida.jpg

La médecine n’a pas fini de nous surprendre. Alors qu’on croyait que toute personne atteinte du SIDA était condamnée à perpétuité en quelque sorte, un nouvel exploit américain vient nous prouver tout le contraire. En réalité, une équipe de médecins américains au Mississipi a réussi à guérir un enfant atteint du virus. Une révélation dans le monde de la médecine mais avant tout un traitement bancal, soutenu par une petite dose de négligence et surtout beaucoup, beaucoup de chance.

Mars 2013, la nouvelle tombe. Un bébé naît dans un hôpital de l’état du Mississipi aux États-Unis avec le virus du SIDA contracté par sa mère qui, elle-même, ignorait tout de son état. Rapidement, après la naissance et le dépistage du virus, une équipe médicale est mobilisée afin d’établir une stratégie, in extremis, qui permettra de limiter autant que possible les dégâts de la maladie. Cette stratégie s’est basée sur une trithérapie, administrée juste après la naissance et combinant trois molécules différentes, et non pas sur un ou deux médicaments antirétroviraux comme c’est la règle. Le plus exceptionnel dans cette affaire, c’est l’arrêt du traitement à partir de l’âge de 18 mois. Au cours d’environ six mois, la mère et l’enfant n’ont plus donné signe de vie et se présentent de nouveau à l’hôpital quand l’enfant atteint l’âge de deux ans. Et miracle ! Le bébé ne présente plus aucun signe de la maladie.

Si certains commencent à croire au miracle, d’autres restent plus perplexes voire sceptiques, car, en réalité, les raisons de la guérison de ce patient restent inconnues inexpliquables et mystérieuses.

Cette guérison serait-elle une vraie révolution pour la science et la médecine ? Ou est-ce un concours de circonstances ? Mais ce qui et le plus injuste c’est que ce traitement dit fonctionnel semblerait réservé aux pays développés où les médicaments et les équipes médicales de haut niveau sont facilement accessibles.

Quoiqu’il en soit, cette guérison qui constitue le noyau de l’affaire, pousse les nombreux médecins qui travaillent sur ce cas à élucider le mystère ; à entamer des recherches, et pour certains optimistes, à envisager de généraliser un traitement similaire.

Crédit image : http://sang-pour-100-don-de-vie.over-blog.com/article-jeanne-mas-toute-premiere-fois-103188352.html

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D’ici-là, si vous êtes séropositif vous ne devez en aucun cas arrêter votre traitement mais le poursuivre afin de limiter les dégâts. Si vous n’êtes pas séropositif, alors sortez couverts !

 

• Ian Sample, “US doctors cure child born with HIV’, in The Guardian, http://www.guardian.co.uk/society/2013/mar/03/us-doctors-cure-child-born-hiv, March 4, 2013.
• Sarah Boseley. HIV ‘cure’: is it the breakthrough it seems?”, in The Guardian, http://www.guardian.co.uk/society/2013/mar/04/hiv-cure-is-breakthrough-seems, March 4, 2013.