A Picture, Worth a Thousand Worlds!

Seven years have passed, yet war hasn’t stopped knocking on Syria’s door. Houses went down turning the country into a land of ghost towns. Children were orphaned, and parents were left mourning the death of their beloved ones.

The devastation that Syria has endured since 2011 was not enough to trigger the humanity of those who could help, until a painful image of the unseen truth mediated on the Internet for the whole world to see. It was none other than the picture of Aylan KURDI, a three-year-old asylum-seeking refugee, washed up on the shore by the waves of a mad ocean… motionless, dead!

It was only then that European countries opened their doors to the significantly increasing influx of refugees coming in from Syria and hoping to find peace on another land. And even though the rise of The Arab Spring resulted in the revolutionary changes of the regime in countries such as Tunisia, Egypt, and Libya, it has, however, turned the lives of Syrians into a living hell, with nothing but the image of a seeked freedom at an unknown horizon, dangerously deflatable rubber dinghies, and death.

In other words their arrival to some of Europe’s countries was not a joyful event to eyes that saw refugees as a threat, bombers, terrorists, and job opportunity thieves. And as a result to this irrational vision, countries such as the Czech Republic, Hungary, and Poland built a wall, similar to the one Trump wanted to rise between America and Mexico, a virtual wall of greed, racism, discrimination, and inhumanity. It was as if Europeans looked at Syrians through a lens of so-called fear, whereas Syrians, humiliated and deprived of their pride and dignity, could not even dare to look at Europeans, fearing bullying, harmful looks, and bullets that were not made of metal or steel but of words; heartless, cold, and lethal words.

Had it been the other way around, what would’ve happened? Can the world not forget that Lebanon, a country that had endured a violent and notoriously bloody war against Syria, was one of the first to take them in, set camps for them, and lend them the helping hand? How can selfishness replace humanity? How can humans replace their humanity with inhumanity?

It’s sad that nowadays, the world only revolves around social media, and the humanity of so many is triggered by a simple picture such as the screen turned on by a button. What makes this even worse is that populations are trying hard to save their own lands by letting go of their humanity and declaring themselves “People of That Nation” instead of “Children of This World”.

Le débat sur la Lingua Franca resurgit

La crise de 2008 n’a laissé aucun pays indifférent. L’Europe qui essaie d’y remédier, tant bien que mal, ne sait plus où donner la tête. Qu’il s’agisse de « billion euros » anglais, de « billón » espagnols, de « quadrillion » français ou de « milijarde » croates, l’argent se fait rare et il faut le puiser partout même aux dépens des fondements sacrés de l’Union, à savoir la diversité par les diverses langues et cultures qu’elle englobe.
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Dans ce contexte d’austérité généralisée, les institutions européennes cherchent à couper les budgets coûte que coûte. La traduction, qui était jusqu’alors préservée par la diversité européenne exemplaire, se retrouve menacée en quelque sorte par un sujet sensible qui gêne une grande partie des traducteurs : la lingua franca.

credit image: www.linguafranca.eu

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www.linguafranca.eu

L’hégémonie grandissante de la langue anglaise lui confère indirectement ce statut de lingua franca. Pourquoi ne pas unifier toutes les langues au sein du Parlement européen et en adopter une, en l’occurrence l’anglais ?

Credit image: www.quicklingo.com

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Cette question de lingua franca a suscité plusieurs débats; on a d’abord évoqué l’espéranto qui pourrait devenir « Europanto » ; une langue « synthétisée sur mesure » pour se comprendre sans intermédiaire (souvent un traducteur ou un interprète). Une utopie pour les budgets mais une grosse gêne pour certains traducteurs.

Loin d’être catastrophique, l’officialisation de l’espéranto ne mettrait aucun traducteur au chômage bien au contraire, les concernés emploieraient certainement cette langue au sein des réunions et des cérémonies officielles, mais le traducteur aura toujours sa place pour traduire de et vers cette lingua franca tant convoitée.

L’anglais s’est imposé rapidement. Oui mais cette place gêne plus d’un. On se comprend, on communique plus facilement mais on s’écrase aussi, puisque cette langue imposerait ses notions anglo-saxonnes aux utilisateurs. L’Europe deviendrait non démocratique et l’intégration poserait problème. Si l’allemand détient désormais un statut de langue de formalités uniquement, le français oscille toujours. Cependant certains ne le voient pas du même œil ; en décembre, un journaliste français du journal Libération a boycotté une conférence de presse sur la présidence de l’Union Européenne à Dublin en Irlande parce qu’elle était uniquement en anglais. Il a affirmé que le problème d’argent et de budget était un faux problème, en réalité si l’argent était réellement le problème, la conférence devrait se présenter en gaélique et non en anglais.(blog)

La lingua franca gêne les traducteurs certes, mais ne leur fait peur pour autant. Il faut dire que les coupes budgétaires toucheront tout et tout le monde. Toutefois, la traduction aura toujours sa place au sein des institutions politiques. Entre temps, méditons sur cette salade linguistique qui pourrait bien résumer la situation : «Discardant la textbuch, externalise sus sprachangst y just improvite.»

http://www.guardian.co.uk/world/2013/apr/24/europa-english-official-language-eu