Le français se conjuguera au futur

750 millions de personnes parleront le français en 2050 selon la banque d’investissement Natixis citée par le célèbre magazine économique américain Forbes !

Le français sera parlé par 8% de personnes en 2050 contre 5% d’anglophones !

 Le français a longtemps été, la langue officielle de la culture, de l’érudition, de la diplomatie et des arts. Les aristocrates de la Russie impériale parlaient français, même entre eux, comme l’a attesté Tolstoï et beaucoup d’autres. Bref, pour être « éduqué », il suffisait de parler français.

Mais la situation a beaucoup changé depuis… avec l’essor de l’anglais qui devient la lingua franca. Malgré cela, le français n’a pas perdu son statut de langue officielle dans plusieurs organisations internationales telles que l’ONU, l’UE et le Comité International Olympique (fondé par un Français). De plus, apprendre le français a un cachet évident.

Le français peut être une belle langue mais, rares sont ceux qui la considèrent comme une langue utile et presque personne ne la considère comme la langue du futur. John McWhorter fut le porte-parole de plusieurs quand il a écrit un article intitulé : «Arrêtons de prétendre que le français est une langue importante » dans lequel, il attaque les programmes d’éducation bilingue franco-anglais adoptés à New York.

Quoiqu’il en soit, les statistiques confirment que le français sera probablement la langue de l’avenir. En effet, une étude faite par la banque française d’investissement Natixis a révélé que le français non seulement sera la langue la plus parlée, mais il devancera aussi l’anglais et le mandarin. Cependant, cette étude est contestable vu qu’elle considère comme francophones toutes les populations des pays où le français est une langue officielle, ce qui n’est pas tout à fait le cas.

Mais l’idée reste valable : le français est une langue mondiale qui se propage rapidement. Le mandarin serait aussi une option, malgré la difficulté à l’apprendre pour la plupart des Occidentaux. Cependant, il ne va pas être une langue prédominante, vu le déclin démographique enregistré en Chine.

Entretemps, tout porte à croire que le français se propagera dans tous les continents et sera particulièrement prédominant dans le continent qui va être en plein essor en 2050 – l’Afrique.

 

Pascal-Emmanuel Gobry. « Want To Know The Language Of The Future? The Data Suggests It Could Be…French », in The Forbes, http://www.forbes.com/sites/pascalemmanuelgobry/2014/03/21/want-to-know-the-language-of-the-future-the-data-suggests-it-could-be-french/, March 21, 2014

Le débat sur la Lingua Franca resurgit

La crise de 2008 n’a laissé aucun pays indifférent. L’Europe qui essaie d’y remédier, tant bien que mal, ne sait plus où donner la tête. Qu’il s’agisse de « billion euros » anglais, de « billón » espagnols, de « quadrillion » français ou de « milijarde » croates, l’argent se fait rare et il faut le puiser partout même aux dépens des fondements sacrés de l’Union, à savoir la diversité par les diverses langues et cultures qu’elle englobe.
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Dans ce contexte d’austérité généralisée, les institutions européennes cherchent à couper les budgets coûte que coûte. La traduction, qui était jusqu’alors préservée par la diversité européenne exemplaire, se retrouve menacée en quelque sorte par un sujet sensible qui gêne une grande partie des traducteurs : la lingua franca.

credit image: www.linguafranca.eu

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www.linguafranca.eu

L’hégémonie grandissante de la langue anglaise lui confère indirectement ce statut de lingua franca. Pourquoi ne pas unifier toutes les langues au sein du Parlement européen et en adopter une, en l’occurrence l’anglais ?

Credit image: www.quicklingo.com

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www.quicklingo.com

Cette question de lingua franca a suscité plusieurs débats; on a d’abord évoqué l’espéranto qui pourrait devenir « Europanto » ; une langue « synthétisée sur mesure » pour se comprendre sans intermédiaire (souvent un traducteur ou un interprète). Une utopie pour les budgets mais une grosse gêne pour certains traducteurs.

Loin d’être catastrophique, l’officialisation de l’espéranto ne mettrait aucun traducteur au chômage bien au contraire, les concernés emploieraient certainement cette langue au sein des réunions et des cérémonies officielles, mais le traducteur aura toujours sa place pour traduire de et vers cette lingua franca tant convoitée.

L’anglais s’est imposé rapidement. Oui mais cette place gêne plus d’un. On se comprend, on communique plus facilement mais on s’écrase aussi, puisque cette langue imposerait ses notions anglo-saxonnes aux utilisateurs. L’Europe deviendrait non démocratique et l’intégration poserait problème. Si l’allemand détient désormais un statut de langue de formalités uniquement, le français oscille toujours. Cependant certains ne le voient pas du même œil ; en décembre, un journaliste français du journal Libération a boycotté une conférence de presse sur la présidence de l’Union Européenne à Dublin en Irlande parce qu’elle était uniquement en anglais. Il a affirmé que le problème d’argent et de budget était un faux problème, en réalité si l’argent était réellement le problème, la conférence devrait se présenter en gaélique et non en anglais.(blog)

La lingua franca gêne les traducteurs certes, mais ne leur fait peur pour autant. Il faut dire que les coupes budgétaires toucheront tout et tout le monde. Toutefois, la traduction aura toujours sa place au sein des institutions politiques. Entre temps, méditons sur cette salade linguistique qui pourrait bien résumer la situation : «Discardant la textbuch, externalise sus sprachangst y just improvite.»

http://www.guardian.co.uk/world/2013/apr/24/europa-english-official-language-eu