Les « blues » du retour

Le retour reste l’étape la plus délicate d’un voyage. C’est au moment précis de prendre l’avion que tu jettes un dernier regard au loin, que tu soupires. Rentrer ressemble à une déception amoureuse, à se réveiller d’un rêve qui nous était plus que familier et à s’obliger à reprendre le « train-train »  quotidien.

Bonheur des retrouvailles

Tu te motives en te rappelant que chez toi, il y a ceux qui t’aiment. Tu songes au plaisir de les revoir, car s’ils n’y étaient pas, qu’est-ce-qui nous pousserait réellement à rentrer ?

Recherche d’évasion

Tu rentres de nouveau dans ce cycle social monotone et tout ce qui te reste du voyage sont les souvenirs qui prennent vie sous une forme d’échappatoire, d’évasion de ce quotidien brusque et amer.

Souvenirs, souvenirs
Je vous retrouve dans mon cœur

Ailleurs, à la même heure

18h pile. Que faisais-tu en Suisse à cette heure-ci ? Tu admirais le coucher du soleil près du lac Léman. Et à Beyrouth, que fais-tu ? Tu es coincé au bureau te remémorant une jolie balade dans les ruelles de Grenade en Espagne, une randonnée à Assise en Italie, ou tout simplement les beaux paysages vus à travers la fenêtre d’un train à destination inconnue.

Quai d’Ouchy (Lausanne, Suisse), au bas de la colline, au bord du lac

Retour à la réalité

Le voyage achevé, tu retrouves tes repères. Reprends ton boulot avec beaucoup plus de motivation, enchaîne avec des projets concrets. Apprends à contrôler ce chamboulement, à encaisser le tout. C’est ainsi que tu planifieras ton nouveau départ.

Le retour est-il aussi, pour toi, une épreuve difficile ?

About Valérie ZGHEIB

Traductrice-rédactrice, passionnée de langues, de littérature et d’écriture, j’ai effectué des stages dans divers domaines comme celui de la traduction, des médias et de l'enseignement. J’ai rejoint la famille de Campus-J, le journal des étudiants de l'USJ, en 2018 en tant que rédactrice et correctrice avant d’y devenir la co-rédactrice en chef pour l’édition 2019-2020.

18 comments on “Les « blues » du retour

  1. C’est beau : “les beaux paysages vus à travers la fenêtre d’un train à destination inconnue.’’ J’avais toujours envie de visiter la Suisse et l’Espagne, et maintenant j’ai hâte ! 🙂
    Par ailleurs, je peux bien voir que tu aimes utiliser les mots « chambouler » et « chamboulement » dans tes textes, ce qui n’est pas mal mais ce sont plutôt des mots familiers. Peut-être que le mot « changement » serait meilleur et plus simple ici.

    Bonne continuation ! 🙂

    • N’hésite surtout pas à visiter l’Espagne et la Suisse, l’un exotique et chaleureux, l’autre paisible et serein.

      Le mot changement n’a malheureusement pas pu exprimer ce bouleversement intense que je ressentais à chaque retour. Chamboulement me donnait l’image de ce « sens dessus dessous », voire de ce chambardement que l’on peut vivre.

  2. Le retour est également difficile aux poumons… L’air est moins pollué en Europe, et je sens vraiment la différence dès mon retour…

    • Malheureusement, le retour est toujours dur sur tous les niveaux. J’ai trouvé une grande différence entre la qualité de l’air au Liban et en Europe, surtout lors de mon retour de la Suisse. Mais bon, il faut vivre avec! Retrouver la famille, les amis, le boulot ne compensent-ils pas les imperfections du quotidien?

    • Merci Sarah ! Eh oui, nous avons apparemment tous ressenti cette angoisse lors d’un retour. Mais n’est-elle pas parfois la source même de notre motivation ?

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