Quand laisser-aller et productivité font bon ménage…

Il paraît qu’un tiers des Britanniques ont trouvé le secret pour une belle vie… « Se la couler douce » au travail.   

« Je me la coule douce » m’a répondu un ami quand je lui ai demandé des nouvelles de son travail, et il n’est pas le seul à agir ainsi. Un sondage récent montre qu’un tiers des 3000 personnes interrogées au Royaume-Uni « se la coulent douce » au travail. Cela semble surprenant pour une époque où nombreux sont ceux qui se plaignent car ils sont débordés.

Notre vision du laisser-aller au travail a radicalement changé. Une étude menée par des chercheurs de l’université d’Oxford montre que le temps consacré au travail  aujourd’hui ne dépasse pas celui d’autrefois. Autrefois, être détendu et disponible dénotait d’un certain standing. Aujourd’hui, plus vous êtes occupé, plus vous êtes important. Si vous n’êtes pas extrêmement débordé, vous êtes considéré comme un fainéant.

Cela n’a aucun sens. La plupart ne sont pas aussi occupés qu’ils ne le pensent. En effet, les tâches les plus urgentes n’ont souvent rien à voir avec la productivité. L’obsession que vous avez envers votre travail vous donnerait l’impression d’être important. Toutefois, elle ne ferait que vous éloigner de vos amis, de vos collègues et de votre famille.

Une étude a montré que les personnes détendues vivent mieux que celles qui sont débordées. Qui plus est, celles qui sont surchargées connaissent des carrières moins réussies.

Finalement, les personnes qui tendent à « se la couler douce » au travail ne sont peut-être pas un frein à la productivité. Au contraire, elles ont bien compris que le secret d’une vie productive et saine n’est pas d’être débordées encore moins de s’en vanter.

Andre Spicer, « Why coasting at work is the best thing for your career, health and happiness », in The Guardianhttps://www.theguardian.com/money/shortcuts/2018/nov/13/why-coasting-at-work-is-the-best-thing-for-your-career-health-and-happiness, November 13, 2018

 

 

« Que faites-vous dans la vie ? » : une question qui peut être fatale

Engager une conversation informelle vient naturellement à certains alors que pour d’autres c’est une épreuve pénible. Si vous êtes de ceux qui rencontrent des difficultés à entamer une conversation durant les réceptions, vous êtes peut-être en train de poser les mauvaises questions.

Le fameux « Que faites-vous dans la vie » est une question certes classique, mais elle pourrait mettre votre interlocuteur mal à l’aise s’il est au chômage ou s’il n’a pas l’intention de parler de son travail. « Qu’est-ce qui vous occupe en ce moment ? » est, par contre, une bonne question qui s’applique à tous sans exception qu’ils exercent ou non un métier traditionnel, qu’ils soient des parents au foyer ou qu’ils soient employés. La vie professionnelle semblerait être un sujet intime au même titre que la famille, la santé et l’argent. Pour les experts de l’étiquette, quand on veut papoter, il vaut mieux discuter de sujets plus généraux comme le sport, la météo, la culture pop ou les expériences partagées dans l’immédiat.

Pis encore : « Que faites-vous dans la vie » est une question offensante dans certains pays. En France, les gens considèrent que vous tentez de les mettre dans une case puisqu’ils considèrent que travailler pour gagner sa vie n’est pas un sujet intéressant et ils préfèrent donc aborder d’autres sujets, confie Julie Barlow, auteur de livres à succès sur la langue et la culture. À Hong-Kong, en posant cette simple question, vous risquez de vous faire expulser de rencontres hostiles au papotage, révèle un journaliste au Business Insider.

Pour meubler la conversation avec des inconnus de manière pertinente, plusieurs stratégies sont possibles : poser des questions ouvertes plutôt que fermées et préparer à l’avance des sujets de conversation en relation avec l’événement auquel vous participez en posant cette question, par exemple : « Comment avez-vous connu notre hôte ? ».

En définitive, la maîtrise de l’art du papotage vous aidera à bâtir des relations sur les plans tant personnel que professionnel. Ainsi, toute conversation ou évènement de réseautage sera pour vous une nouvelle chance de succès.

Mark Abadi, There’s a less painful way to make small talk than asking ‘What do you do?’, in Business Insider, https://www.businessinsder.com/get-better-at-small-talk-2017-6#know-that-other-people-feel-weird-too-15, 19 September 2018. 

 

Le cannabis canadien: arme de destruction massive ?

Bulle : Nous allons concentrer nos efforts afin de réellement neutraliser l’EI. 

Combattre la violence par la violence n’a jamais été la solution. Étant donné que le Canada légalise le cannabis, pourquoi ne pas en profiter pour lutter contre le terrorisme ? Rien de mieux qu’une petite bouffée de marijuana pour que l’État Islamique se détende et laisse le monde en paix.

Sur cette caricature, est représenté un avion-cargo de type Hercules connu pour sa grande capacité de transport. Il peut transporter plus de 20 tonnes, une quantité entièrement suffisante pour soi-disant mettre fin à la terreur que sème ce groupe terroriste.

 

Les pièges de la traduction en Inde

« Les traducteurs sont des dilettantes qui écrivent comme des bouchers ou des bouchers qui trempent leur plume dans de l’eau de Cologne », aurait dit Jean-Paul Sartre d’après la traduction faite par The Economic Times, principal quotidien économique indien écrit en anglais.

Une opinion que ne partage pas le ministère indien des Affaires étrangères qui incite ses fonctionnaires à perfectionner leurs compétences en interprétation simultanée.

La raison est évidente : durant leurs tournées à l’étranger, le Premier ministre, Narenda Modi, et le chef de la diplomatie indienne, Sushma Swaraj, préfèrent parler le rashtra bhasha (ce qui signifie « langue nationale ») plutôt que l’anglais qui est considéré comme la lingua franca de la diplomatie.

Pour ne pas donner à leurs hôtes l’impression de parler chinois quand ils abordent des sujets sérieux, Messieurs Modi et Sushma ont veillé à ce que les fonctionnaires du ministère indien des Affaires étrangères suivent des cours intensifs en langues étrangères, dont le russe, le français, l’arabe, l’espagnol et le mandarin.

« À Rome, parle comme les Romains » est certes un conseil judicieux. Toutefois, l’interprétation est une opération délicate. C’est le constat qu’a tiré le présentateur sur la chaîne de télévision locale qui a confondu le nom « Xi » du président chinois avec le chiffre romain XI et a ainsi affublé le dirigeant chinois du nom de « Eleven Jinping » (Onze Jinping).

Le pire est à craindre lorsqu’un traducteur, aussi compétent soit-il, sera appelé à traduire le charabia du Premier ministre indien connu pour son penchant prononcé pour les allitérations et les acronymes….

 

ET Bureau. India shouldn’t get lost in translation, in The Economic Times, https://economictimes.indiatimes.com/magazines/panache/india-shouldnt-get-lost-in-translation/articleshow/65521160.cms?utm_source=contentofinterest&utm_medium=text&utm_campaign=cppst, August 23, 2018.