Pour toutes ces raisons… on m’aime

La langue espagnole décide d’errer dans les rues libanaises pour comprendre pourquoi elle est tellement enracinée au sein de la société libanaise. Elle adresse alors une lettre aux Libanais pour faire part de son expérience.

Chers Libanais,

Je vous ai vus émerveillés à la vue de vos compatriotes qui m’utilisent comme moyen pour s’exprimer. J’ai alors voulu errer dans les rues, observer et faire connaissance.

Les personnes qui m’aiment tout simplement étaient les premières que j’ai rencontrées sur mon chemin. Certes, ce n’était pas seulement mon statut de deuxième langue internationale qui les attirait et inspirait mais c’était aussi la passion des enseignants.

Avoir des discussions privées en attendant dans la file, à l’abri des oreilles indiscrètes était la motivation principale d’un jeune couple que j’ai rencontré « Nous sommes déterminés à découvrir tes secrets les plus profonds » me confesse ce couple enthousiaste.

Communiquer avec leurs homologues en Espagne était la motivation de divers professionnels. « Lorsque je t’ai croisée tu avais l’air bien difficile ! Ensuite lorsque j’ai fait la connaissance des Espagnols, j’ai compris que tu valais le coup et qu’on pouvait vivre ensemble ! » avoue un homme d’affaire bien motivé.

J’ai surtout rencontré des traducteurs très frustrés qui ont ras-le-bol de vos questions stéréotypées et insensées du genre « C’est l’espagnol la seule langue que vous connaissez à part l’arabe, le français et l’anglais ? C’est très facile ! ».

Ojalá, azúcar, calcetines, aceituna, almohada… tels sont des exemples qui montrent l’impact de l’invasion des Arabes en 711 qui a non seulement rapproché l’histoire des cultures arabes et espagnoles mais qui m’a aussi permis d’intégrer de nombreux mots d’origine arabe. Ne serait-ce donc pas une raison supplémentaire qui explique mon enracinement au sein de votre cher Liban ? N’ai-je pas alors le droit d’intégrer vos écoles et d’être aussi importante que le français et l’anglais ?

Sur ce, je vous laisse à la manière Schwarzenegger,

                                                                                                                                  ¡Hasta la vista, baby!

                                                                                                                                            La langue espagnole

Deadlines… Deadlines… Deadlines!

Someone once said “if it weren’t for deadlines, nothing would ever get done”, a sad fact to think about, since it is absolutely true, we cannot help but agree with this wise person.

Nothing is more precious than time. If as a translator, I did not figure that out by now, I would say that I learned nothing from my experiences.

Deadlines are the ultimate catalyst, a source of motivation but also a source of torture. It is the fuel that keeps us going because, let’s face it, everyone has a reputation on the line.

The world is going at such a fast pace, everyone expects that the job gets done as soon as possible with no delays whatsoever. The thing to keep in mind is that the translator is human and not a machine; therefore the work that he does needs time and patience. Being demanding and unreasonable are traits that slow down the work process.

Translators almost always fear the deadline they were given but it is also their source of joy. Nothing beats the rush you get when you submit your work at the right time with pride and certainty that you have done a good job.

Never put off till tomorrow what you can do today, we always hear this recurrent phrase in our lives but, unfortunately, do not abide by it, maybe that is the reason why we make deadlines such a stressful time in our lives.

A right frame of mind is crucial for good and productive work, learning how to manage our time and our responsibilities can make a big difference and have positive outcomes on our careers.

Dedication plays a big part as well, and if you truly love what you do, those countless sleepless nights can be a source of pleasure rather than a burden.