Comment écrire un billet ? La recette est facile…

Le syndrome de la page blanche touche en général tous ceux qui tentent d’écrire. Parfois, on a un trop-plein d’idées et, à peine installé devant une page que la blancheur et le néant des mots nous accablent. J’ai longtemps entendu, dans mon entourage familial et académique cette même phrase : « Il faut lire pour écrire », voire « pour tenter d’écrire, il faut beaucoup lire ».

 Il est ridicule de dire que nous, humbles étudiants en M4 Traducteur-Rédacteur, vivons le syndrome de la page blanche ou que nous manquons d’inspiration. Chers étudiants à venir, ne vous cachez pas derrière la blancheur du néant sous prétexte de manque d’inspiration ! Les poètes manquent d’inspiration ! Les artistes manquent d’inspiration à force de traduire l’absolu en langage concret ! Mais nous, humbles étudiants, ne sommes pas à la hauteur de Mallarmé et de Rimbaud pour parler de syndrome mallarméen (le blocage devant la page blanche) car les sujets que nous traitons sont strictement liés à la science de la traduction et des langues. Par conséquent, nos écrits sont pragmatiques et quasi-scientifiques ! Ni l’inspiration ni la muse n’entrent donc dans la composition de nos billets.

Chers futurs étudiants, à moins que vous ne soyez poètes, ne parlez pas d’inspiration et n’attendez pas la muse qui viendra vous sauver. N’attendez pas l’inspiration mais poursuivez et recherchez les idées. Et si vous manquez d’idées, c’est que vous manquez de mots, et si vous manquez de mots c’est que vous ne lisez pas assez.

De grâce, ayez la grâce de lire et changez le blanc du néant en blanc de potentialité. Produisez et soyez généreux : si vous écrivez c’est pour votre bien car, en écrivant, on apprend et on évolue.

Comment écrire un billet ? La recette est facile :

Lire, voilà ce qu’il nous (vous) faut pour écrire !

MallarmeManetMallarmé, célèbre poète du XIXème siècle, connu pour son angoisse face à la blancheur des pages.

 

Le blog Mosaïk pour plaire à l’Homo numericus !

 

Mosaïque de fleurs et de papillons

Il fallait s’y attendre… Un bulletin en version papier et publié en ligne ne plaît plus à l’Homo numericus. En effet, il ne se contente plus d’écrire dans l’espoir d’être lu mais il recherche aussi à sonder l’opinion des lecteurs. Quant au lecteur qui appartient à cette nouvelle race de notre ère numérique, il n’est plus un simple consommateur ; il veut aussi avoir son mot à dire sans restriction d’accès. De plus, il n’aime plus lire une publication d’un seul coup mais il préfère lire quotidiennement un billet court, percutant, et distrayant. Enfin, il aime errer à son propre rythme, d’une page à une autre, d’un blog à un autre grâce aux hyperliens, rétroliens, etc.

Voici la recette qu’il a fallu suivre pour créer ce blog. Dans le grand plat du blog Mosaïk, il a fallu verser une tonne de motivation, de l’effort et de l’enthousiasme à ras bord, les mélanger avec un concentré de créativité et une bonne dose de compétences linguistiques et techniques. Le tout a été nappé d’une généreuse couche de bonne volonté pimentée de quelques graines d’esprit critique. Pour que ce plat puisse être dégusté le plus longtemps possible, il devra être servi avec de la détermination, de la persévérance et un sens aigu de l’engagement.

Si ce blog vient répondre au souhait émis par la promotion 2013 des Traductrices-Rédactrices de l’ETIB, il augmentera aussi, à sa façon, leur visibilité et celle de l’ETIB. Si Mosaïk, lors de sa conception, avait un objectif modeste, celui de s’adresser aux Étibiens et Étibiennes, il aura désormais affaire aussi à des lecteurs anonymes qui l’enrichiront de leurs commentaires. Si Mosaïk survit, quatre ans après sa création, c’est qu’il a une mission à accomplir : celle de servir de plateforme de traduction humaine au moment où la traduction machine gagne de plus en plus de terrain.

Lina SADER FEGHALI

N.B. Sans le soutien inconditionnel du « chef », M. Stéphane BAZAN, directeur de l’Unité des nouvelles technologies éducatives (UNTE), pour diriger l’opération de mise au point technique, le blog Mosaïk n’aurait pas vu le jour en l’espace d’un mois.