Liban – La voyance et l’astrologie : Un espoir dangereux pour les jeunes !

astres

Sur les écrans télévisés, les voyants parlent de l’avenir … Dans les librairies, les livres d’horoscopes appellent les lecteurs…  Ces émissions et ces livres intéressent généralement les femmes au foyer et ceux qui croient à l’influence des astres. Mais, bizarrement, ce phénomène attire désormais toutes les tranches de la population libanaise sans exception, notamment les jeunes qui s’y intéressent de plus en plus. S’en remettre aux astres ou à la voyance pour construire son avenir est un choix dangereux pour les jeunes Libanais…

Vendus en milliers d’exemplaires,  les livres d’horoscopes représentent la lecture quotidienne des Libanais,  tous sexes confondus. Les émissions consacrées aux voyants sont les plus prisées par les téléspectateurs surtout à la veille du Nouvel An.

« J’obtiens mon diplôme en fin d’année et je crains de me retrouver au chômage. Je porte donc un intérêt particulier aux prédictions espérant y retrouver une petite lueur d’espoir.» C’est ainsi que Hadi Honein, un étudiant universitaire, justifie son attachement aux prédictions astrologiques.

Hadi n’est pas le seul jeune homme à s’intéresser aux livres d’horoscope. Donc, plus de place  à l’image cliché qui considère que seules les filles portent un intérêt particulier aux astres pour prédire leur avenir amoureux. Tous deux, hommes et femmes, recherchent dans les pages de ces livres l’espoir de pouvoir réaliser un projet qui leur tient à cœur mais qui est, en réalité, inaccessible.

« La psychologie moderne met en garde contre le danger de bâtir son avenir sur les prédictions, car toute prédiction qui ne se réalise pas peut causer une grande déception voire un sentiment de frustration qui peut mener à la dépression», prévient la psychanalyste Lina Awad. De plus, les jeunes qui tentent de « fuir la réalité » seront perdus si la roue de la vie tourne dans le mauvais sens !

une voyante

Pire encore, le suivi des prédictions des astrologues et des voyants peut tourner en dépendance grave. La personne dépendante ne travaillera qu’en fonction des livres du zodiaque ou des propos des charlatans ! Il revient alors à l’entourage de la personne dépendante de tenter de contrôler cette dépendance qui pourrait bien paralyser bien des aspects de la vie quotidienne surtout si toute prise de décision reste tributaire des prédictions de plus d’un voyant !

«Tes rêves seront brisés cette année. Évite d’entreprendre un projet important car il sera voué à l’échec». Une telle prédiction risquerait de changer le cours de toute une vie. Donc, une stratégie de prévention contre les risques d’une telle dépendance s’impose surtout quand les prédictions comportent une bonne dose de pessimisme.

http://alhayat.com/Details/589642 , فيرونيك أبو غزالة. « شباب لبنان يبحث عن فرصة في التنبؤات والأبراج » ,في جريدة الحياة, 5 كانون التاني 2014

Doublage et sous-titrage en arabe : Une supercherie ?

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Prépare-t-il vraiment du thé bon pour les cordes vocales des chanteurs d’opérettes ?

La traduction de la traduction

La plupart des films et des séries diffusés au Liban et dans le monde arabe font l’objet d’un d’un doublage ou d’un sous-titrage. Abbas BAYDOUN, journaliste et critique dans le quotidien libanais As-Safir, attaque ces deux techniques de traduction, qualifiant la première de mascarade et considérant la deuxième comme le reflet d’une culture qui prône le camouflage.

Je n’aime pas le doublage. Je n’aime pas que l’on substitue la voix de l’acteur par une autre car c’est une forme d’agression, voire une mascarade qui me tape sur les nerfs.

Je préfère de loin le sous-titrage car lire et écouter les paroles de l’acteur bien synchronisées avec les expressions de son visage et sa voix me paraît un moyen plus sincère, plus simple et plus proche de la réalité.

Sauf que le sous-titrage en arabe a aussi ses défauts ! Car, une traduction qui est soumise à des règles et des directives préalables est tout sauf une traduction proprement dite. Elle cache souvent le vrai sens et le camoufle. Cependant, il ne faut pas blâmer le traducteur mais les contraintes qu’on lui impose.

Pour comprendre le sens, il revient au spectateur de trouver la corrélation entre la fausse dénomination et le sens recherché et il y parviendra s’il fait preuve de perspicacité, d’un bon sens de l’observation et d’un pouvoir de déduction. Et tôt ou tard, le spectateur finira par décrypter le «code secret» utilisé pour comprendre le vrai sens de la traduction : désormais, le spectateur ne lit pas le sens mais il le subtilise.
Ainsi, quand vous lisez «boisson écossaise», il faut penser au whisky. Et c’est bien le cas de la plupart des boissons du monde ! Dans les films sous-titrés en arabe, la vodka devient la «boisson russe», le vin la «boisson française» et le «tequila»,  c’est, bien entendu, la « boisson mexicaine ». Il suffit d’un peu d’expérience ou de connaissance pour que le spectateur puisse décoder le code encodé par le traducteur.

Pour la culture arabe, en définitive, tout est affaire de dénomination : si elle ne nomme pas les choses telles qu’elles sont, elle croit pouvoir facilement les supprimer ! Et si elle supprime les noms des boissons alcooliques, elle croit pouvoir supprimer l’alcool ! Du coup, la tromperie devient une auto-tromperie.

Mais si l’on pense qu’en supprimant le nom, on supprime la chose, l’on pourrait facilement supprimer un être humain juste à cause de son nom, de sa race, de sa religion, etc. Puisque l’on ne sait plus faire la différence entre l’objet et sa dénomination, les personnes risqueraient de devenir victimes de leur nom !

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« Je n’arrivais pas à trouver un moyen pour en finir avec ces sous-titres stupides. J’ai fini par les cacher avec du ruban adhésif. »

 

عباس بيضون. « ترجمة الترجمة »، في جريدة السفير، 22 شباط 2014
http://www.assafir.com/Article/338999/Archive

 

Le français se conjuguera au futur

750 millions de personnes parleront le français en 2050 selon la banque d’investissement Natixis citée par le célèbre magazine économique américain Forbes !

Le français sera parlé par 8% de personnes en 2050 contre 5% d’anglophones !

 Le français a longtemps été, la langue officielle de la culture, de l’érudition, de la diplomatie et des arts. Les aristocrates de la Russie impériale parlaient français, même entre eux, comme l’a attesté Tolstoï et beaucoup d’autres. Bref, pour être « éduqué », il suffisait de parler français.

Mais la situation a beaucoup changé depuis… avec l’essor de l’anglais qui devient la lingua franca. Malgré cela, le français n’a pas perdu son statut de langue officielle dans plusieurs organisations internationales telles que l’ONU, l’UE et le Comité International Olympique (fondé par un Français). De plus, apprendre le français a un cachet évident.

Le français peut être une belle langue mais, rares sont ceux qui la considèrent comme une langue utile et presque personne ne la considère comme la langue du futur. John McWhorter fut le porte-parole de plusieurs quand il a écrit un article intitulé : «Arrêtons de prétendre que le français est une langue importante » dans lequel, il attaque les programmes d’éducation bilingue franco-anglais adoptés à New York.

Quoiqu’il en soit, les statistiques confirment que le français sera probablement la langue de l’avenir. En effet, une étude faite par la banque française d’investissement Natixis a révélé que le français non seulement sera la langue la plus parlée, mais il devancera aussi l’anglais et le mandarin. Cependant, cette étude est contestable vu qu’elle considère comme francophones toutes les populations des pays où le français est une langue officielle, ce qui n’est pas tout à fait le cas.

Mais l’idée reste valable : le français est une langue mondiale qui se propage rapidement. Le mandarin serait aussi une option, malgré la difficulté à l’apprendre pour la plupart des Occidentaux. Cependant, il ne va pas être une langue prédominante, vu le déclin démographique enregistré en Chine.

Entretemps, tout porte à croire que le français se propagera dans tous les continents et sera particulièrement prédominant dans le continent qui va être en plein essor en 2050 – l’Afrique.

 

Pascal-Emmanuel Gobry. « Want To Know The Language Of The Future? The Data Suggests It Could Be…French », in The Forbes, http://www.forbes.com/sites/pascalemmanuelgobry/2014/03/21/want-to-know-the-language-of-the-future-the-data-suggests-it-could-be-french/, March 21, 2014

Comment écrire un best-seller ? Les informaticiens ont la réponse !

Des informaticiens viennent de développer un algorithme dont le rôle est de prédire à 84% le succès ou l’échec d’un roman. Cette méthode peut également déduire des astuces et donner des conseils aux écrivains afin de produire un roman réussi.

Il s’agit de la stylométrie statistique qui détecte mathématiquement les points forts et faibles d’un roman tout en devinant d’avance s’il sera un best-seller ou pas. Les concepteurs de ce système, des informaticiens de l’Université d’État de New York à Stony Brook, révèlent que leur algorithme détecte la réussite d’un roman en se basant sur plusieurs critères tels que l’originalité, le style d’écriture, la force de l’intrigue, le degré d’intérêt, etc. Par ailleurs, les informaticiens reconnaissent le rôle important que peut jouer parfois la chance dans la réussite ou l’échec d’un roman.

Comment cet algorithme a-t-il vu le jour ? Il a suffit de télécharger des livres classiques des archives du projet Gutenberg tout en analysant les textes grâce à des algorithmes et en comparant les prédictions aux informations recueillies sur l’historique d’une œuvre. Désormais, tous les livres allant de la science-fiction à la littérature classique en passant par la poésie y ont été téléchargés. Quant aux œuvres moins réussies, les informaticiens les ont choisies de la liste des livres les moins vendus sur Amazon. 

Concernant les astuces, le système en propose plusieurs déduites de l’étude d’un ensemble de best-sellers tels que l’usage massif des conjonctions, des noms et des adjectifs. En revanche, les œuvres moins réussies comprenaient beaucoup de verbes et d’adverbes. Elles comprenaient aussi des verbes qui décrivent l’émotion et l’action alors que les romans réussis préféraient davantage les verbes d’état et de pensée comme « reconnaître » et « se souvenir ».

Et pourtant, « prédire le succès d’une œuvre pose un dilemme tant pour les futurs écrivains que pour les éditeurs », affirme le professeur Yejin Choi, l’un des auteurs de l’article écrit sur la recette du best-seller et publié  par l’Association Of Computational Linguistics.

« Les travaux antérieurs tentaient de dévoiler la recette secrète des œuvres réussies tout en se basant sur une dizaine d’œuvres. Par conséquent, ces études demeurent plus qualitatives que quantitatives car elles analysent l’intrigue d’une œuvre, son protagoniste, son antagoniste, etc.  Par contre, notre méthode se base sur une collection de 800 livres qui appartiennent à plusieurs genres, ce qui nous permet de nous exposer à plusieurs modèles lexicaux, syntaxiques et discursifs qui caractérisent les styles que les œuvres réussies ont en commun », assure le professeur Choi.

Désormais, pour devenir écrivain et pour garantir le succès d’une œuvre, il suffira juste de demander l’aide d’un algorithme. Les machines seraient-elles devenues capables de sentir la beauté de la littérature car elles semblent détecter la réussite d’un roman ? Sûrement pas ! La réussite d’un roman n’implique jamais sa beauté ; il y a littérature et littérature !

 

Sparkes, Matthew, « Scientists find secret to writing a best-selling novel », 09 January 2014, http://www.telegraph.co.uk/technology/news/10560533/Scientists‐find‐secret‐to‐writing‐a‐best‐ selling‐novel.html

Ma page blanche !

Stylo et papier prêts...mais la motivation manque!

Stylo et papier prêts…mais la motivation paralysée !

Chaque matin devant mon écran,

Les mots en encre noir deviennent blancs.

Ainsi, ma page conserve sa couleur,

Elle préserve toute la matinée sa blancheur.

Un blocage, une angoisse, ou une peur ?

Ça arrive juste à moi ou à tous les auteurs ?

Des milliers de questions hantent mon cerveau,

Des questions qui se répètent et paralysent mon stylo.

Pas de réponses, pas de mots, même pas d’inspiration.

Mon encrier est vide et ma page avide de production.

Le soleil se couche, ma plume fatiguée se repose,

Et ma page, tout comme le matin, reste blanche !

 

Apparemment, cette angoisse n’était point suffisante,

Il fallait lui ajouter une nouvelle notion accablante.

Un Blog ??! Il ne manquait que cette matière

Pour que ma vie soit vraiment un enfer !

« Le syndrome de la page blanche »,

C’est ainsi que mon blocage fut diagnostiqué.

Mais que peut être donc le remède ?

Écrire, améliorer, réécrire et ne jamais arrêter d’essayer !