Sida : Guérison en vue ou presque…

 

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Crédit Illustration : http://www.legox.com/wp-content/uploads/2009/02/sida.jpg

La médecine n’a pas fini de nous surprendre. Alors qu’on croyait que toute personne atteinte du SIDA était condamnée à perpétuité en quelque sorte, un nouvel exploit américain vient nous prouver tout le contraire. En réalité, une équipe de médecins américains au Mississipi a réussi à guérir un enfant atteint du virus. Une révélation dans le monde de la médecine mais avant tout un traitement bancal, soutenu par une petite dose de négligence et surtout beaucoup, beaucoup de chance.

Mars 2013, la nouvelle tombe. Un bébé naît dans un hôpital de l’état du Mississipi aux États-Unis avec le virus du SIDA contracté par sa mère qui, elle-même, ignorait tout de son état. Rapidement, après la naissance et le dépistage du virus, une équipe médicale est mobilisée afin d’établir une stratégie, in extremis, qui permettra de limiter autant que possible les dégâts de la maladie. Cette stratégie s’est basée sur une trithérapie, administrée juste après la naissance et combinant trois molécules différentes, et non pas sur un ou deux médicaments antirétroviraux comme c’est la règle. Le plus exceptionnel dans cette affaire, c’est l’arrêt du traitement à partir de l’âge de 18 mois. Au cours d’environ six mois, la mère et l’enfant n’ont plus donné signe de vie et se présentent de nouveau à l’hôpital quand l’enfant atteint l’âge de deux ans. Et miracle ! Le bébé ne présente plus aucun signe de la maladie.

Si certains commencent à croire au miracle, d’autres restent plus perplexes voire sceptiques, car, en réalité, les raisons de la guérison de ce patient restent inconnues inexpliquables et mystérieuses.

Cette guérison serait-elle une vraie révolution pour la science et la médecine ? Ou est-ce un concours de circonstances ? Mais ce qui et le plus injuste c’est que ce traitement dit fonctionnel semblerait réservé aux pays développés où les médicaments et les équipes médicales de haut niveau sont facilement accessibles.

Quoiqu’il en soit, cette guérison qui constitue le noyau de l’affaire, pousse les nombreux médecins qui travaillent sur ce cas à élucider le mystère ; à entamer des recherches, et pour certains optimistes, à envisager de généraliser un traitement similaire.

Crédit image : http://sang-pour-100-don-de-vie.over-blog.com/article-jeanne-mas-toute-premiere-fois-103188352.html

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D’ici-là, si vous êtes séropositif vous ne devez en aucun cas arrêter votre traitement mais le poursuivre afin de limiter les dégâts. Si vous n’êtes pas séropositif, alors sortez couverts !

 

• Ian Sample, “US doctors cure child born with HIV’, in The Guardian, http://www.guardian.co.uk/society/2013/mar/03/us-doctors-cure-child-born-hiv, March 4, 2013.
• Sarah Boseley. HIV ‘cure’: is it the breakthrough it seems?”, in The Guardian, http://www.guardian.co.uk/society/2013/mar/04/hiv-cure-is-breakthrough-seems, March 4, 2013.

Trop beaux pour l’Arabie Saoudite !

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Omar Borkan Al Gala, photographe, poète et acteur, serait l’un des trois hommes expulsés d’Arabie Saoudite.

Expulsés d’Arabie Saoudite parce que trop beaux ! Tel est le cas de trois Émiratis venus assister au festival d’AlJenadrivah en tant que « représentants de leur pays » selon The Telegraph. La police religieuse, les jugeant trop irrésistibles pour les femmes, a tôt fait de les évincer de la fête et de les renvoyer dans leur pays. Mesure due à l’état d’alerte déclenché ce soir-là par la présence inattendue d’une certaine artiste dans le pavillon des EAU ? On aura tout vu…

 Joséphine CANAAN

 

 

 
 
 
 
Melissa Locker.  « Saudi Arabia Reportedly Deports Men for Being ‘Too Handsome’», in Timehttp://newsfeed.time.com/2013/04/17/saudi-arabia-deported-men-for-being-too-handsome/, April 17, 2013.
Romil Patel, «Saudi Arabia Deports « Irresistible » Men Deemed too Handsome to Women», in The Telegraphhttp://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/saudiarabia/10000341/Saudi-Arabia-deports-irresistible-men-deemed-too-handsome-to-women.html, April 17, 2013

Titres de films : En français, ça donne quoi ?

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Si les Français ont gardé le titre original, les Québecois l’ont quant à eux traduit !

 

Côté septième art, les Français semblent un peu lost in traduction. En France, la moitié des films en salle sont américains et les titres sont souvent traduits. Seul pays européen projetant à la fois versions originales et films doublés sur les grands écrans, les titres y sont souvent «victimes» de la traduction. «The Iron Lady» s’est de ce fait converti en «La Dame de Fer» et «The Ides of March» a été traduit par «Les marches du pouvoir». Néanmoins, dernièrement, plusieurs films ont paru avec des titres en anglais – seulement, sans vouloir vous décevoir, des titres encore très différents des titres originaux. C’est ainsi que «Crazy Night» a remplacé «Date Night», et que «The Hangover» a pris une forme plus explicite: «Very Bad Trip»…

L’adaptation bizarroïde la plus récente est le film nominé aux derniers Oscars «Silver Lining Playbook» qui a muté pour prendre la forme de «Happiness Therapy». «Silver Lining Playbook» a déjà un sens relativement opaque pour les Anglophones et une traduction littérale en français, «Mode d’emploi du bonheur», n’aurait pu que nous faire grincer des dents. Cette proposition reste cependant remarquable en comparaison à celle de Google Translate : «Playbook doublure argentée»!

Il faut dire que la tendance voudrait que la langue de Shakespeare demeure pour certains films américains; le public français préfère que le titre reste inchangé pour garder son cachet «cool américain», et les producteurs cherchent à trouver des titres plus simples et plus compréhensibles pour le public français anglophone.

Mais il faut rester prudents; aujourd’hui, les films ont déjà une vie en ligne avant leur sortie, et c’est une des raisons pour laquelle les titres doivent souvent rester en anglais. Par exemple, le premier «Die Hard» sorti dans les années 80 avait été traduit par «Le piège de Crystal»; aujourd’hui, «Die Hard 4» n’est autre que «Die Hard 4» en français.

Toutefois, la démarche dépend du genre du film. Nous ne verrons sûrement pas du même œil le titre d’un film d’auteur ou celui d’extra-terrestres attaquant la Maison Blanche ! «No Strings Attached» a été simplement traduit par «Sex friends» et personne ne pourra passer à côté du sujet en question.

Quant aux films pour enfants, c’est une autre histoire. Ils sont traduits systématiquement. Les enfants vont voir un film que leur maman leur permet de voir, et un titre anglais pourrait induire les parents en erreur, leur faisant croire que c’est un film pour adultes. «Up» est alors devenu «Là-Haut», «Despicable me» «Moi, Moche et Méchant» et «Finding Nemo» « Le Monde de Nemo».

Alors ? Traduire ou ne pas traduire ? Telle est la question…!

Hannah OLIVENNES. «In France, They Call It ‘Happiness Therapy’», in http://rendezvous.blogs.nytimes.com/2013/03/07/in-france-they-call-it-happiness-therapy/?hpw, March 7, 2013.

Pour en savoir plus, lire aussi : Christophe COURTOIS. «Apologie du titre français en 44 films», in http://christophecourtois.blogspot.fr/2010/07/apologie-du-titre-francais-en-44-films.html#!/2010/07/apologie-du-titre-francais-en-44-films.html

 Crédit photo : http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18460333&carticlepage=16293&page=2&cmediafichier=19107095.html

 

 

Facebook : Nouvel agent 007

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Elle court, elle court la maladie  d’a…, non la maladie de Facebook. Non pas de 7 à  77  ans mais plutôt de 10 à 110 ans. Et oui mamie Marguerite Joseph, une citoyenne américaine,  la centaine bien entamée y va faire un petit tour, mais pas que. Puisque oui, mamie et du haut de ses 105 ans se retrouve bloquée à 99 ans  dans le monde magique de l’informatique. Hélas, le programme ne peut afficher son année de naissance, au grand dam de mamie. Mais détrompez-vous, car popularité et réputation obligent,  Facebook se rattrapera rapidement.

Nous pouvons le crier haut et fort ; nous vivons désormais dans l’ère Facebook. Il y a peu de temps on se vantait de s’écouter sur ce combiné au modèle bizarre qui au milieu de fils et de boutons nous envoyait la voix de son interlocuteur, que ce soit le bien-aimé ou, pour les moins chanceux, son banquier. Aujourd’hui, on ne se gêne plus d’aller se payer une courte visite sur votre page, question de bien vous connaître. Non seulement amis, proches ou connaissances mais surtout professionnels, recruteurs et futurs employeurs. Dis-moi ce que tu aimes et ce que tu partages sur la toile je te dirai qui tu es. Certains vont encore plus loin. En effet, une université américaine a réussi à élaborer une étude qui permettrait de connaître le profil psychologique d’une personne en suivant son profil sur les réseaux sociaux. Le comportement sur le web serait une réflexion exacte du comportement quotidien.

Deux tiers des parents britanniques vont sur Facebook dans le but d’espionner leurs enfants. Et en l’utilisant bien, on peut être au courant de quasiment tout, tout le temps. Une sorte de cyber bulle se forme autour de nous et on est content d’être dedans. Étonnant certes, mais nuisible surtout. En cette époque numérique notre vie privée n’en est plus une. On s’étale sur la toile, on révèle tout à qui veut bien savoir.

Aujourd’hui, un léger faux pas et vous voila radiés des listes amicales sur les réseaux amicaux. Amicaux, mais pas seulement, car oui mamie va faire un petit tour, vous voit sur quelques photos, se contente de vous admirer pendant quelques instants et constate que vous lui manquez énormément. Cependant papa et maman quant à eux sont un peu plus futés, plus vicieux. S’ils vous voient de moins en moins avec les emplois de temps surchargés, ils ne perdent pas pour autant votre trace, bien au contraire, ils peuvent désormais épier tous vos faits et gestes.

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À 3 ans elle vous regardait droit dans les yeux un air mi-furieux mi amusé, en s’exclamant : « Maman voit tout, maman sait tout ! ».  Aujourd’hui aussi, à 30 ans, rien n’a changé ou presque, car grâce à Facebook maman sait tout, papa aussi et votre banquier d’ailleurs s’il se trouve sur vos listes. Si vous pensez que les petites photos que vous avez prises lors de la dernière soirée resteront logées bien au chaud dans les appareils photos des amis, détrompez-vous. L’ami publie/balance et, voilà, maman peut tout savoir et tout voir. Une étude récente a montré que certains parents utilisaient Facebook pour espionner leurs enfants. En effet, la nouvelle génération de parents qui est souvent connectée aux réseaux sociaux commence à profiter de la situation. Si vous les voyez de moins en moins à cause d’emplois de temps serrés, eux sauront rattraper le temps perdu. Vous ne serez qu’au bout de quelques mots de passe et de petits clics. Voilà toute votre vie étalée.

Alors la prochaine fois que vous prendrez cette photo, ou que vous publierez ce commentaire rappelez-vous « maman voit tout, maman sait tout ! ».

(2013, February 21). Retrieved February 2013, from Telegraph: http://www.telegraph.co.uk/technology/facebook/9885926/Parents-use-Facebook-to-spy-on-children-into-their-30s.html

(2013, March 01). Retrieved March 2013, from healthland:
http://healthland.time.com/2013/03/01/how-facebook-improves-memory/

(2013, March 12). Retrieved 2013, from ITV:
http://www.itv.com/news/anglia/2013-03-12/cambridge-research-facebook-reveals-personality-clues/

Elliot, C. (2013, March 11). Retrieved 2013, from Cambridge news:
http://www.cambridge-news.co.uk/News/We-reveal-too-much-about-ourselves-on-Facebook-Cambridge-University-researchers-say-11032013.htm

Podell, L. (2013, February 20). Retrieved 2013, from Clickondetroit:
http://www.clickondetroit.com/Michigan-grandmother-104-says-Facebook-won-t-accept-her-age/-/1719524/18997426/-/px5fnpz/-/index.html

 

Aux amoureux de la viande: Halte !

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Demitariens à vos fourchettes ! Une nouvelle catégorie vient s’ajouter aux végétariens, végétaliens et déchétariens….

Il faut dire que le scandale de la viande de cheval a dévoilé le côté obscur de notre amour démesuré pour la viande. C’est ce que révèle une étude menée par le professeur Mark Sutton dans le cadre du programme des Nations Unies pour l’environnement (Unep) et publiée en février 2013. Cette étude montre les méfaits de l’élevage intensif sur l’environnement que seuls les demitariens dans les pays riches  peuvent apparemment équilibrer en divisant leur consommation de viande par deux.

Morale de l’histoire : À chacun ses préférences alimentaires tant que nos bases de données terminologiques, elles, sont bien nourries.

Neda CASSIA

 Fiona Harvey. “Halve meat consumption, scientists urge rich world”, in The Guardian, http://www.guardian.co.uk/environment/2013/feb/18/halve-meat-consumption-scientists, February 18, 2013.
Crédit image : http://universnature.wordpress.com/