Ce que vous ignorez sur Saint Jérôme…

Même le plus érudit des traducteurs ne peut se vanter de tout savoir à propos de Saint Jérôme ! À l’occasion de la Journée mondiale de la traduction, célébrée chaque année le 30 septembre le jour de la Saint Jérôme, les traductrices-rédactrices de l’ETIB (Promo 2017) relancent le blog Mosaïk  avec un article – traduit de l’anglais – qui relate cinq faits intéressants voire insolites sur leur saint patron. 

 

1- Un saint trilingue

 Doué pour les langues, Saint Jérôme maîtrisait le latin, le grec et l’hébreu. C’est pour cette raison que le pape Damase le chargea, en 382 ap. J.-C, de réviser le texte des Évangiles en latin pour le rendre accessible à un plus grand nombre de fidèles en latin, langue populaire devenue la langue usuelle. Sa version, ou « Vulgate », traduction complète de la Bible, sur laquelle il travailla pendant plus de 20 ans, lui valut la célébrité.

 

2- Un saint modèle

 D’une indéniable modestie, Saint Jérôme était connu pour son humilité vis-à-vis de son propre travail, faisant de lui un exemple à suivre pour ses successeurs. Il a d’ailleurs fait part ouvertement de son ignorance voire de son embarras quand la révision de la Bible lui a été confiée et il revisitait régulièrement ses traductions en y apportant corrections et ajouts.

Son souci de la précision a fait de lui une source d’inspiration pour les traducteurs. Il considérait que la précision d’une traduction dépend en grande partie de la fiabilité du texte source. En effet, les copistes commettaient souvent, par inadvertance, des erreurs dont les conséquences s’étaient amplifiées à travers les siècles. Ces deux qualités justifient son statut de saint patron des traducteurs.

Ce que beaucoup ignorent c’est qu’il est également le saint patron des libraires, des exégètes, des étudiants, et bien entendu des interprètes.

 

3- Un saint sans miracles

 C’est pour les services qu’il avait rendus à l’Église et non pas pour les miracles qu’il avait accomplis que Saint Jérôme a été canonisé.

 

4- Un saint au caractère difficile

 Connu pour son manque de tact, son franc-parler, son sarcasme et sa hargnerie, Saint Jérôme était difficile d’approche. Il avait du tempérament !

 

5- Un saint qui a commis une faute grave !

 Qui l’eût cru ? Saint Jérôme est responsable d’une faute de traduction dont les effets sont visibles dans toutes les images et les sculptures de Moïse représenté la tête surmontée de deux cornes – notamment dans une statue imposante de 2m35 de Michel-Ange qui peut être vue à la basilique Saint-Pierre-aux-Liens à Rome. Une simple proximité phonétique entre les mots hébreux « karan» (rayonner) et «keren » (cornes) en est la cause. Ainsi, dans les versets hébreux qui relatent la descente du Mont Sinaï, le visage de Moïse « rayonne de lumière » mais, dans la traduction en latin de Saint Jérôme, « son visage était cornu » !

Greetje den Holder. 5 Fun Facts about Saint Jerome for the Translator, in http://budgetvertalingonline.nl/translations/5-fun-facts-about-saint-jerome-for-the-translator/,  17 January 2016.

N.B. Pour invoquer notre saint patron, une Prière des traducteurs est proposée par un traducteur à ses confrères.

 

 

 

 

 

 

http://www.espacebuzz.com/30-traductions-vers-le-francais-qui-risquent-de-vous-faire-mal-aux-yeux-bonjour-le-professionnalisme.html

Quand la traduction se couvre de ridicule !

Avez-vous jamais porté des vêtements « faits en dinde », mâché une « gomme à boules » ou même utilisé du « pétrole de légumes » ? Préparez-vous alors à plonger dans le monde des perles de la traduction !

Quand « made in Turkey » devient « faits en dinde », « bubble gum » se métamorphose en « gomme à boules » et « vegetable oil » mute en  « pétrole de légumes », sachez que c’est l’apocalypse de la traduction.

C’est bien rassurant d’avoir une couverture inflammable !

C’est bien rassurant d’avoir une couverture inflammable !

Âmes sensibles s’abstenir ! Tenez-vous loin des sites de traduction gratuits. Sinon, vous risquerez de voir des traductions de toutes les couleurs. Quand la traduction ne tient pas compte du contexte, de l’intention de l’auteur ni du sens du mot, les contresens, faux sens et non-sens sont au rendez-vous.

« Traductions de merde » et le « Top 50 des pires traductions » montrent bien l’ampleur du problème. Entre le « mangeur de chat » (cat feeder) et le « coffre-fort d’enfants » (child safe) en passant par « polissez la saucisse » (Polish sausage), vous allez découvrir une compilation de traductions à faire pleurer de rire !

Peut-on garder son calme face à une traduction pareille ?

Chacun son métier…

A qui la faute ? Les pseudo-traducteurs aux capacités médiocres sont à blâmer. Mais c’est surtout la faute à ceux qui préfèrent les embaucher pour ne pas dépenser leurs précieuses fortunes. Quant à la mention d’honneur, elle est décernée à ceux qui emploient la traduction automatique sans ménagement et qui comptent sur une machine pour accomplir le travail d’un homme. Dans ce cas-là, il n’est pas surprenant de tomber sur les perles les plus extravagantes !

« Nous recherchons un traducteur digne de sa profession. » Faites appel à de vrais traducteurs, capables de discerner entre ce qui est juste et ce qui est horriblement faux. Alors, pour ne pas vous retrouver avec une traduction mutante, « rendez aux traducteurs ce qui est aux traducteurs ! »

Le « planning » de tout parent-traducteur !

Le traducteur : Si nous avons des enfants, je veux qu’ils soient super linguistes ! Alors j’ai décidé de leur parler chaque jour une langue différente.

Sa conjointe : C’est génial. T’as une autre idée intéressante pour les rendre cinglés ?

Le traducteur : De plus, tous les soirs, après le film quotidien en bande originale et la partie de Scrabble polyglotte, nous organiserons un concours d’orthographe.

Hi “Google”, Hello “AutoCAD”!

What translator has not, at least once, been compared to Google Translate? I, for one, find myself constantly being referred to as “Google”, particularly by one specific friend who is an engineer. My final response: calling him AutoCAD. Only then did he understand…

“Hello Google, how is it going?” That is the greeting I have so frequently received from a friend who is an engineer and considers translators different, less efficient versions of Google Translate.

To me, however, such a nickname is but an insult. A translation offered by Google Translate stands nowhere near one provided by a professional translator who takes the time to understand the content of a text and grasp its spirit before translating it. Translators live the substance of a text in its different phases and feel the emotions it brings out. They live both the writer’s experience, as well as that of the reader. Translators take the time to produce a text they are proud to call their own. They transmit any and all nuances machines can not detect. Altogether, every translator is granted the gift of creation.

A machine on the other hand is devoid of all feelings. An example alone is sufficient to illustrate how flawed such a translation can be:

When we enter, “It’s raining cats and dogs. I could really use an umbrella right now” into Google Translate, the translation provided in French reads: “Il pleut des chats et des chiens. Je ne pouvais vraiment utiliser un parapluie à l’heure actuelle.”

There is nothing to add to such an all-encompassing example.

A machine can not understand a text; it just simulates such a comprehension.

A machine can not understand a text; it just simulates such a comprehension.

What if engineers were nicknamed AutoCAD? I’ve tried that with this friend I mentioned, and it turns out he doesn’t like it; he says this program can not replace engineers. True. The same goes for translators. Maybe then we’ll keep calling engineers “AutoCAD” until we, too, are seen differently.

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Schizophrénie traducto-interprétative

 

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- Calvo, je pensais faire un tournant dans ma carrière. Dis, qui gagne plus les traducteurs ou les interprètes ?
- En fait, je me fais des tonnes de fric en faisant les deux.
- Tu ne veux pas partager ta sagesse d’érudit avec moi, simple débutant ?
- C’est très simple ! Lorsque je traduis, je le fais rapidement très rapidement, comme si je faisais de l’interprétation. En revanche, lorsque j’interprète, je facture comme si je traduisais au mot !