Hommes d’affaires, aimez vos traducteurs !

Tout homme d’affaires international sait que, pour être traducteur, il ne suffit pas de parler plusieurs langues. Pour rendre hommage à l’inestimable contribution des traducteurs au développement de fructueuses relations internationales, voici cinq raisons qui encourageront les professionnels du monde des affaires à recourir à un traducteur humain afin de réussir leurs projets à l’international.

1-    Faire le bon choix : traducteur ou interprète : Cette distinction entre le traducteur qui traduit des documents écrits et l’interprète qui interprète un échange verbal est importante pour que vous soyez en position de force en cas de négociations et que vous puissiez favoriser la compréhension mutuelle entre les deux parties.

2-    Décrypter les nuances subtiles propres à chaque langue : Les traducteurs professionnels peuvent vous aider à adapter votre discours à votre audience de par leur connaissance approfondie du rapport entre la langue, d’une part,  et les valeurs culturelles, les croyances et les composantes sociales, d’autre part.

3-    Prévenir les catastrophes : Une mauvaise traduction peut ruiner tout projet d’envergure mondiale. Dans le domaine médical, par exemple, une erreur de traduction peut avoir des conséquences dévastatrices pour les patients. La précision et le souci du détail sont des compétences de base de tout traducteur qui sera capable - s’il est digne de confiance  – de traiter chaque petite nuance grâce à sa finesse et à son savoir-faire.

4-    Traiter avec son partenaire sur un même pied d’égalité : Pour ne pas compromettre la conclusion d’un accord commercial à cause de l’incertitude et de la confusion que vous ressentez lors de la lecture des documents dans une langue que vous ne maîtrisez pas, ayez recours à un traducteur. Ce dernier favorisera l’établissement d’un rapport d’égal à égal afin d’éviter les messages confus et les signaux discordants qui risquent de créer un climat de méfiance et d’hésitation et partant des relations tendues entre les différentes parties.

5-    Construire la confiance : Le recrutement d’un traducteur professionnel est une preuve de bonne volonté et démontre l’engagement vis-à-vis du partenaire à une relation réussie fondée sur une confiance mutuelle. En effet, le traducteur vous aidera à éclaircir les objectifs ainsi que les programmes et les détails techniques afin de consolider la communication et d’assurer l’avancement des projets.

Quand on se lance dans un projet international, il faut du temps, de la compétence interculturelle et de l’engagement pour franchir la barrière linguistique. Afin de garantir que rien n’est perdu ou non-dit lors de la traduction, n’hésitez pas à embaucher un traducteur professionnel pour assurer un échange interculturel réussi.

 

Schweitzer, Sharon, Love Your Translator: How Translation Can Boost Your Business. https://www.huffingtonpost.com/entry/love-your-translator-how-translation-can-boost-your_us_59ce6d7ee4b0f3c468060e28, 29 September 2017.

Ouragan_Irma_2017

Quand les alertes d’ouragan sombrent dans la traduction…

En l’absence de traduction, la vie des Floridiens, qui ne maîtrisent pas l’anglais, a été mise en péril lors du récent passage dévastateur de l’ouragan Irma.

Aussi étonnant que ceci puisse paraître, l’anglais n’est pas parlé par 72,8% des habitants de la Floride dont 64% parlent l’espagnol, c’est ce qu’a révélé une enquête récente menée par l’« American Community Survey » (enquête communautaire américaine du Bureau du recensement des États-Unis)

La traduction devient donc indispensable pour transmettre des informations vitales en situation de catastrophe naturelle notamment pour les organismes de premier secours qui fonctionnent en anglais.

Ainsi, 200 traducteurs professionnels volontaires de l’Association Translators Without Borders (Traducteurs Sans Frontières), une ONG internationale siégeant à Danbury dans le Connecticut,  ont été mobilisés  pour traduire rapidement les messages transmis en anglais via Facebook et Twitter vers l’espagnol, le créole haïtien, le français et le portugais.

Cependant, 6 à 10 % des traducteurs et interprètes aux Etats-Unis vivent sur la trajectoire d’Irma et en ont été sévèrement affectés.

À défaut de traducteurs humains, les mémoires de traduction ont dû intervenir. Ces bases de données constituées de phrases traduites précédemment en situation de catastrophes naturelles par « Translators Without Borders » et partagées avec la Fédération Internationale de la Croix Rouge ont servi pour couvrir les situations récurrentes.

Néanmoins, la non traduction des informations spécifiques, comme savoir où aller, quand, et comment, a entraîné la mort des personnes sinistrées. Ainsi, même si le site Web de la division de Floride de gestion des urgences (FloridaDisaster.org) diffuse des mises à jour des conditions météorologiques en anglais, français, espagnol et allemand, la liste des refuges disponibles n’était disponible qu’en anglais. De plus, les versions traduites du site sont truffées de liens brisés. Et pour cause : la balise IFrame utilisée est incompatible avec le programme de traduction automatique Systran qui n’arrive pas à y identifier les mots.

En definitive, qu’elle soit humaine ou automatique, la traduction n’a pas réussi à transmettre à 100% les alertes aux victimes. Une bien triste situation paradoxale : les catastrophes sont par définition naturelles, autrement dit incontrôlables, alors que ce qui ne l’est pas est l’augmentation du nombre de victimes par manque de traduction…

Terena Bell, When Hurricane Warnings Are Lost in Translation, in The Atlantic, https://www.theatlantic.com/science/archive/2017/09/irma-prep-without-english/539277/, 8 September 2017.

 

Le traducteur amoureux

Quand un traducteur déclare sa flamme…

Le traducteur amoureux

Le traducteur amoureux

http://mox.ingenierotraductor.com/2015/11/why-every-translator-should-go-to-at.html

Traduire c’est…

Le traducteur : Traduire consiste à trouver la cible exacte pour chaque source.
Sa compagne :  ZZZ…
Le traducteur : C’est comme regarder votre partenaire dans les yeux et essayer de comprendre son essence, pour que vos âmes soient en parfaite harmonie pour toujours.
Sa compagne : ??
Le traducteur : Lena, tu es ma cible et je suis ta source.

Grey

Traduction marathon : 576 pages en 7 jours !

C’est le record enregistré par trois traductrices qui ont réussi à adapter un roman de 576 pages en 7 jours seulement. Et pour cause : l’éditeur Lattès a décidé d’avancer la sortie française du quatrième tome de la saga romantique sadomasochiste, Grey, cinquante nuances de Grey par Christian, au 28 juillet.

Qualifiée d’exploit logistique, par le directeur commercial des éditions JC Lattès qui a réussi à mobiliser trois traductrices au lieu d’une habituellement, cette traduction marathon ne peut laisser les traducteurs indifférents.

Est-ce que la relation sado-masochiste entre les deux protagonistes de cette saga s’est transposée à l’éditeur et ses traductrices ? L’éditeur aux tendances sadiques n’a pas hésité un seul moment à imposer à ses traductrices un timing serré sous prétexte de « ne pas priver les lecteurs d’un livre d’été ». Quant aux trois traductrices, la québécoise Denyse Beaulieu, ainsi que Dominique Defert et Carole Delporte, elles ont vraisemblablement accepté les conditions contraignantes qui leur ont été imposées. Denyse Beaulieu, la traductrice qui a aussi supervisé cette adaptation marathon, semble d’ailleurs ne pas se plaindre voire s’y plaire. Pour elle, il a suffi de fixer rapidement certaines conventions pour l’adaptation de certains mots, notamment les termes sexuels. Avec, en outre, une exigence française à laquelle il fallait répondre ; «les habitudes littéraires françaises tolèrent beaucoup moins la répétition du même mot à deux lignes près», a-t-elle précisé dans une entrevue avec Le Parisien (à lire).

«Chacun s’est mis à sa partie, au rythme de douze heures par jour », raconte-t-elle. Donc, environ 27 pages ont été effectivement traduites par jour par traducteur soit plus de 2 pages par heure. Un vrai record qui dépasse de loin les capacités du traducteur humain !

Peut-on dire aller jusqu’à dire que ce record a pu être battu car ce quatrième tome a été qualifié par les lecteurs de « paresseux »?  Ils semblent que plusieurs scènes sont de véritables copier-coller de scènes du premier livre. Preuve à l’appui, des passages du livre de 2012 et celui de 2015 ont été mis côte-à-côte pour comparer. Ce quatrième livre raconte en effet l’histoire du premier roman, mais du point de vue de Christian Grey ! Et dans ce cas, l’on se demande si les traducteurs ont eu recours à une mémoire de traduction pour aller plus vite. Ce serait une première dans le domaine de la traduction littéraire !

Ce qui est certain c’est que ce « roman de plage » a rapporté aux traductrices des droits d’auteurs non négligeables qui ne sont évidemment pas équivalents à ceux de l’auteur. Est-ce une raison suffisante pour accepter de telles conditions de travail ?

http://www.espacebuzz.com/30-traductions-vers-le-francais-qui-risquent-de-vous-faire-mal-aux-yeux-bonjour-le-professionnalisme.html

Quand la traduction se couvre de ridicule !

Avez-vous jamais porté des vêtements « faits en dinde », mâché une « gomme à boules » ou même utilisé du « pétrole de légumes » ? Préparez-vous alors à plonger dans le monde des perles de la traduction !

Quand « made in Turkey » devient « faits en dinde », « bubble gum » se métamorphose en « gomme à boules » et « vegetable oil » mute en  « pétrole de légumes », sachez que c’est l’apocalypse de la traduction.

C’est bien rassurant d’avoir une couverture inflammable !

C’est bien rassurant d’avoir une couverture inflammable !

Âmes sensibles s’abstenir ! Tenez-vous loin des sites de traduction gratuits. Sinon, vous risquerez de voir des traductions de toutes les couleurs. Quand la traduction ne tient pas compte du contexte, de l’intention de l’auteur ni du sens du mot, les contresens, faux sens et non-sens sont au rendez-vous.

« Traductions de merde » et le « Top 50 des pires traductions » montrent bien l’ampleur du problème. Entre le « mangeur de chat » (cat feeder) et le « coffre-fort d’enfants » (child safe) en passant par « polissez la saucisse » (Polish sausage), vous allez découvrir une compilation de traductions à faire pleurer de rire !

Peut-on garder son calme face à une traduction pareille ?

Chacun son métier…

A qui la faute ? Les pseudo-traducteurs aux capacités médiocres sont à blâmer. Mais c’est surtout la faute à ceux qui préfèrent les embaucher pour ne pas dépenser leurs précieuses fortunes. Quant à la mention d’honneur, elle est décernée à ceux qui emploient la traduction automatique sans ménagement et qui comptent sur une machine pour accomplir le travail d’un homme. Dans ce cas-là, il n’est pas surprenant de tomber sur les perles les plus extravagantes !

« Nous recherchons un traducteur digne de sa profession. » Faites appel à de vrais traducteurs, capables de discerner entre ce qui est juste et ce qui est horriblement faux. Alors, pour ne pas vous retrouver avec une traduction mutante, « rendez aux traducteurs ce qui est aux traducteurs ! »