http://www.espacebuzz.com/30-traductions-vers-le-francais-qui-risquent-de-vous-faire-mal-aux-yeux-bonjour-le-professionnalisme.html

Quand la traduction se couvre de ridicule !

Avez-vous jamais porté des vêtements « faits en dinde », mâché une « gomme à boules » ou même utilisé du « pétrole de légumes » ? Préparez-vous alors à plonger dans le monde des perles de la traduction !

Quand « made in Turkey » devient « faits en dinde », « bubble gum » se métamorphose en « gomme à boules » et « vegetable oil » mute en  « pétrole de légumes », sachez que c’est l’apocalypse de la traduction.

C’est bien rassurant d’avoir une couverture inflammable !

C’est bien rassurant d’avoir une couverture inflammable !

Âmes sensibles s’abstenir ! Tenez-vous loin des sites de traduction gratuits. Sinon, vous risquerez de voir des traductions de toutes les couleurs. Quand la traduction ne tient pas compte du contexte, de l’intention de l’auteur ni du sens du mot, les contresens, faux sens et non-sens sont au rendez-vous.

« Traductions de merde » et le « Top 50 des pires traductions » montrent bien l’ampleur du problème. Entre le « mangeur de chat » (cat feeder) et le « coffre-fort d’enfants » (child safe) en passant par « polissez la saucisse » (Polish sausage), vous allez découvrir une compilation de traductions à faire pleurer de rire !

Peut-on garder son calme face à une traduction pareille ?

Chacun son métier…

A qui la faute ? Les pseudo-traducteurs aux capacités médiocres sont à blâmer. Mais c’est surtout la faute à ceux qui préfèrent les embaucher pour ne pas dépenser leurs précieuses fortunes. Quant à la mention d’honneur, elle est décernée à ceux qui emploient la traduction automatique sans ménagement et qui comptent sur une machine pour accomplir le travail d’un homme. Dans ce cas-là, il n’est pas surprenant de tomber sur les perles les plus extravagantes !

« Nous recherchons un traducteur digne de sa profession. » Faites appel à de vrais traducteurs, capables de discerner entre ce qui est juste et ce qui est horriblement faux. Alors, pour ne pas vous retrouver avec une traduction mutante, « rendez aux traducteurs ce qui est aux traducteurs ! »

Haifa Wehbe- Wawa

الترجمة وثقافة الواوا

Haifa Wehbe- Wawa

Haifa Wehbe- Wawa

 

هل حاولتم يوماً ترجمة الأغاني اللبنانية الجديدة؟ هل صادفتم شخصاً أجنبياً يسألكم عن معنى الكلمات التي تغنيها هذه الجميلات المتشابهات؟ هل قررتم تغيير الموضوع كي لا تقعوا في بئر الخجل والإهانة؟
ماذا لو سألني أحد الأجانب عن أغنية « زيزي »؟ هل أعتمد الترجمة الحرفية؟
Banane, deux bananes, j’en veux deux ؟!
سيظنها بالتأكيد أغنية لأطفال في الحضانة، يتعلمون من خلالها أسماء الفاكهة والأرقام. ماذا لو اعتمدت الترجمة بالأقلمة؟ هل اشرح له معاني الاغنية، أو اكتفي بإعطائه رابط « الفيديو كليب » لمشاهدته؟ …لا تعليق
واوا أو «يا ماما»؟!
« أما عن «الواوا» أو «البوبو» فحدِّث ولا حرج… فنانة محتشمة وصوت ملائكي ما كان ينقصهما إلا فيديو كليب «ليزيد الطين بلة».
اختلط الحابل بالنابل وأصبحت الاغنية الأحب إلى قلب الأطفال العرب – بما أنها موجهة إلى الجمهور العربي – وسيلة إغراء للمشاهد الأجنبي . من هنا ظهرت صعوبة الترجمة وضرورة أن يكون العمل متكاملاً ومتوافقاً. فعلى من تقع المسؤولية إذاً؟ على الفنان أو على الكاتب أو على المخرج؟


Boobs أو Boo-Boo ؟

بطبيعة الحال يتشارك المترجم والمخرج في مهمة واحدة وهي نقل الصورة إلى القارئ أو المشاهد بمصداقية وأمانة. لكن الحال اليوم تغير حتى أصبح كلٌ يغني على ليلاه.
من يعاني الواوا هي…اغنياتنا المعاصرة. فكما يُقال في عاميّتنا: » فلان عربيّته على قدّه, أو فلان فرنسيّته على قدّه، أو فلان إنكليزيته على قده… يُقال عن الأغنية العربية المعاصرة: عربيّتها على قدّها، وليس لها من صرخة الآه نصيب. » فإذا كانت لغة الاغنية الأصلية « على قدّها » كيف يأتي المترجم إذاً بترجمة  « على قدّه » وقدّ فهم الأجانب؟

« 

إلى أبد الآبدين

stock-footage-young-girl-making-love-heart-sign-with-her-hands-at-sunset-girl-shapes-heart-with-her-hands-over


من المستحيل أن أنسى اللقاء الأول الذي جمعنا منذ عشرين سنة. تعرفت عليها خلال يومي الأول في المدرسة حين لم أكن أتجاوز الثالثة من عمري. ألقيت عليها التحية فلم تعرني أيّ اهتمام، عرّفتها عن نفسي فلم أسمعها تنطق ولو بكلمة واحدة.

في اللحظة الّتي وقع نظري عليها عرفت أنّ علاقة متينة كانت على وشك أن تبدأ.

لطالما ارتحت لوجودها، فباتت ترافقني أينما ذهبت، أطلعها على كلّ ما يدور في بالي من دون خجل بل على العكس أقول لها ما أعجز عن إقراره لذاتي. هي لم تخذلني كبقية رفاقي بل راحت تتوطد علاقتنا يوماً بعد يوم، لا بل اتحداك أن تجد إنساناً أهلاً للثقة أكثر منها؛ فهي كالبحر العميق تبتلع جمّ الأسرار ولا تقذفها مهما علت الأمواج، أمّا الشّك فلا يجد سبيلاً له إلى علاقتنا.

رافقتني في كل مراحل حياتي حتّى هذه اللّحظة، فكانت كالبلسم لجروحي أركض نحوها مهرولة كطفلة صغيرة تبحث عن حضن أمّها لتلقي بهمومها عليه فتمدّني بطاقة سحريّة كلّما اقتربت منها والألم والحزن يملأ قلبي. ورغم أنّني على ثقة كبيرة أنّها لن تغدق عليّ أجوبتها الفلسفيّة لتطفئ بها لهيب الأسئلة الّتي تتخبّط في بالي إلّا أنّني لا أنفكّ أحاول أن أستنطقها لأحصل على جواب يشبع حيرتي ويسكتها ويزيل عن كاهلي عبء الحياة ومشقّاتها، من غير أن تنطق ببنت شفة. فحين أشعر أنّ دمعتي تشارف على السّقوط تقتادني مشاعري نحوها، إلى حضنها الدافئ لأشاطرها همومي، فتلتقطها من دون تذمّر.

لطالما ساعدتني على محاربة أفكاري وخواطري، فصديقتي هذه الهادئة والكتومة هي كالطبيب، تداويني في حالات وجعي المستعصية التي عجزت الأدوية كلّها أن تشفيني منها. قد يتهيأ اليكم أنّني أصبت بحالة من الجنون، ولكن بصراحة، وصلت لمرحلة أشعر بها وكأن روحي تنفصل عن جسدي وتنطلق مهرولة نحوها من دون إشارة مني، تناشدها أن تترأف بها وتساعدها على أن ترتاح.

لا! لست أنانيّة بفعلي هذا، بإثقالها بهمومي ومشاكلي كلّما شعرت برغبة في ذلك، بلا مبالاتي بمشاعرها وأحزانها … لأنّه كيف لها أن تكشف عن مكنونات صدرها وهي مجرّد ورقة بيضاء لا حول لها ولا قوة.

فيا ورقتي الوفيّة معاً إلى الأبد في السّرّاء والضّرّاء حتّى يفرّقنا الموت.

 

VST_image_of_the_spectacular_star-forming_region_Messier_17_(Omega_Nebula)

Mosaïk : l’étoile émerge de la toile numérique

Notre blog vient de fêter ses 3 ans et il a désormais, à son actif, 100 billets publiés. Voilà donc deux événements qui me poussent à rédiger le billet ci-dessous. Ces événements reflètent le succès de notre blog-vedette qui émerge telle une étoile de l’océan non pas cosmique, mais numérique.

Selon la science de la symbolique des chiffres, 100 égale 1. Il suffit juste d’additionner les chiffres d’un nombre pour enfin aboutir à un seul chiffre. Et à chaque chiffre sa signification. Voilà pourquoi le 100 équivaut à 1.

Cent billets équivalent donc à une singularité. Singularité, d’emblée, au sens littéraire : Mosaïk, comme la plupart des blogs, partage des billets autour d’un thème précis. La singularité de Mosaïk ? Elle se manifeste sans doute par le travail passionnant qui dépasse le cadre universitaire : nous écrivons les billets pour avoir de bonnes notes, certes, mais nous le faisons aussi par amour. Une note, une matière, c’est momentané, c’est délimité dans un cursus et dans la salle de cours. C’est limité dans espace et temps précis. Sauf que ces billets naissent d’une motivation qui dépasse l’espace universitaire pour toucher à un espace plus vaste, sans limites, et infini. Autrement dit, nos billets sont le fruit d’un travail de jouissance. Nous ne faisons ni des comptes d’épicier ni d’échange commercial. Nous donnons et créons ces billets par amour de l’écriture. Et car nous aimons aussi réfléchir sur la discipline de la traduction et des langues qui est non seulement une formation universitaire et un métier mais aussi un art inépuisable. Par conséquent, notre rapport à la traduction demeure non seulement cérébral et scientifique, mais aussi affectif et artistique.

Même dans une mosaïque cosmologique, il y a des étoiles qui brillent plus que d’autres…

Même dans une mosaïque cosmologique, il y a des étoiles qui brillent plus que d’autres…

Revenons à la singularité[1] de Mosaïk, mais cette fois-ci au sens astrophysique du terme, où toutes les forces, les énergies et le travail s’accumulent et se densifient en un noyau qui éclate en créant un univers de mots, pour créer des dizaines de billets, et pour créer enfin un espace étoilé qui doit briller et illuminer le trajet des esprits flottants, amateurs soient-ils ou professionnels, de traduction.

À la fin, le « nous » que nous utilisons ne reflète pas le narcissisme et les prétentions intellectuelles – loin de là ! Il s’agit seulement du « nous » de la collectivité et de l’union qui cherchent toujours le fin du fin, l’UN et la singularité essentielle de la traduction.

[1] En astrophysique, la singularité désigne le noyau essentiel qui se trouve au cœur d’un trou noir. Elle permet à ce dernier de grandir. Et le trou noir, à son tour, s’explose en donnant naissance soit à une infinité d’étoiles soit à un système cosmique tel que l’univers.

Une Libanaise à Shenyang

Oubliez toutes les idées reçues et tous les stéréotypes que vous avez sur la Chine. Il est temps de vous lancer dans une aventure pas comme les autres, choquante mais gratifiante. 

Vous vous faites bousculer par 8 millions d’habitants qui veulent à tout prix passer avant vous, crachent par terre, hurlent, klaxonnent, et risquent de vous écraser lorsque vous traversez la rue. Telle est l’une des facettes de la vie à Shenyang, une ville située au nord-est de la Chine où vous êtes accueillis par un vent glacial transperçant la brume densément polluée.

Les Chinois sont très curieux et enthousiastes à l’idée de rencontrer des étrangers. Cet enthousiasme cède parfois la place à la fascination. Vous êtes suivis, pointés du doigt, observés. Vous avez même l’impression d’être une Star lorsqu’ils vous poursuivent pour prendre une photo avec vous. Plus surprenant, les sites touristiques, fidèle reflet de la civilisation chinoise, servent de lieux de sieste.

 

Comme dans une boîte de sardines!

Comme dans une boîte de sardines !

Peu de Chinois parlent l’anglais : 10% selon The Economist. Mais, cela ne les empêche pas d’engager une conversation avec les étrangers voire de leur venir en aide lorsqu’ils en ont besoin.

Tout cela a de quoi choquer une étudiante comme moi, ayant étudié le chinois pendant trois ans et ayant décidé d’expérimenter une immersion totale dans la culture chinoise grâce à une bourse de six mois obtenue de l’Institut Confucius de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.

J’avais cru que je n’allais pas être aussi dépaysée sachant que j’avais déjà connu un premier choc dans ma vie. Née et élevée aux Emirats Arabes Unis, j’avais déjà vécu l’expérience de quitter un pays pour un autre, de quitter Abou Dhabi pour entamer mes études universitaires à Beyrouth. Ma nouvelle vie à Beyrouth était difficile au départ puisque je venais d’un environnement cosmopolite où les gens sont disciplinés, les rues sont bien entretenues et tout est bien « organisé ».

Un deuxième choc m’attendait bel et bien à Shenyang même si j’étais mentalement prête à tout.  Cependant, je me suis rapidement adaptée à la culture chinoise, au chaos, à la nourriture, etc.. Comment ? Vous le saurez dans mon prochain billet. D’ici-là, n’hésitez pas à partager avec moi toute expérience similaire.