ETIBers, We Did It!

Class of 2015, REJOICE! Graduation is just around the corner and we are ready to throw those caps and hit the nearest pubs. But the next morning, we will be hit, not only by a massive hangover, but also by real life. The moment we have all been dreading is here, it’s time for the long tiring depressing nerve wrecking journey, aka: The Job Hunt.

 

Hire me maybe?

Hire me maybe?

“Shu traduction ya3ne? Metel Google translate?” If I’m given a penny every time someone asks me this question I’d be super rich and I’m sure I’m not the only one. We, my fellow ETIBers, chose a very tricky domain. Are we walking dictionaries? Are we linguists? Are we writers, co-writers? Five years later and we’re still trying to figure out who we are and who we want to become and before we do, we can’t start building a career. Someone once told me “if you hate Mondays don’t blame Monday, it’s just a day, it’s your job that sucks.” So before sending your CV to every translation company in the world and the far galaxies (unless you somehow picked up Martian at USJ), make sure this is what you really want, make sure you’re passionate or else you’ll hate every single minute of it. Reality check though, there’s a chance you will not land your dream job right after graduation but make sure you’re on the right path.

Here are some tips.
Build a strong CV, endure long pay-less internships because they’re the only experience you can gain before graduating, and the bigger the name, the easier it’ll be to get job interviews.
Connections, I cannot emphasize enough on the importance of your phone book. Every person you meet at University, during your internship or even at a friend’s gathering can be a potential future opportunity.
Focus on making a big impact, the quicker you make an impact in a company, the more attention and support you will get; we fully understand this because we’re not willing to wait five more years to get the big projects. Prove your worth in the company.
Take risks, by taking risks you are putting yourself in a position to learn, you never know what tomorrow hides, a simple new experience can lead to an unexpected change of career path, and you just might like it!

So as we hand in our last final papers and say goodbye to our crazy party years, keep in mind that our lives have just begun, all that we have learned, all that we have been through, are only the warm-up for adulthood. Our golden years are yet to come, so step away Google. We might slip on the way but that’s ok, we’re used to wearing heels, we pick ourselves up after every fall, heads held high ready to conquer the world and kick some Google Translate derrière.

We did it!

Congrats – We did it!

Quatre conseils pour un début heureux en Chine

Une fois arrivée en Chine, il était inévitable de ne pas vivre le choc culturel. Pour vaincre ce choc, je devais commencer à me fondre dans la culture, à comprendre comment les Chinois arrivent à concilier entre la modernité et les traditions et à ne plus m’étonner devant certaines pratiques de la vie courante. J’ai tiré de cette merveilleuse expérience des leçons que je partage avec vous sous forme de conseils.

Conseil numéro 1 : Avoir une connaissance de base du chinois et apprendre à décrypter le chinglish

C’est grâce aux notions de base de chinois que j’avais apprises à l’université que j’ai réussi à surmonter le fossé linguistique et culturel qui aurait pu m’empêcher de communiquer avec les Chinois. Car, comme je l’avais déjà mentionné dans mon billet précédent, l’anglais est très mal maîtrisé dans l’ensemble. De plus, il y a une règle très mystérieuse à laquelle le peuple chinois semble obéir qui est que chaque phrase écrite en anglais doit toujours comporter des erreurs. En Chine, la langue de Shakespeare est bel et bien transformée en « chinglish », une langue qui provient d’un mélange de chinois et d’anglais. Je n’ai pas constaté l’ampleur de ce phénomène que lorsque j’ai moi-même repéré les fautes d’orthographe, les traductions incorrectes et la création de nouveaux termes inexistants en anglais.

 

Exemple typique des perles du Chinglish : Comprenez « Beware of slippery floor » et adaptez-vous aux fautes d’orthographe flagrantes… Crédit Image : http://www.dotmailer.com/blog/going-global-theres-no-need-to-be-lost-in-translation-with-dotmailer/#.VXAHa88ipdg

 

Conseil numéro 2 : S’adapter aux différences culturelles

Pour mieux comprendre ce peuple différent et « mystérieux », il suffit de s’adapter à certaines différences culturelles. De manière générale, pour exprimer un refus, un Chinois ne dira jamais «non» et il préfèrera utiliser un moyen détourné comme « je ne suis pas sûr » ou « je vais y réfléchir.» De plus, lorsqu’un Occidental n’est pas satisfait, voire en colère, il l’exprimera clairement. Dans les valeurs traditionnelles chinoises, un Chinois ne manifeste pas son mécontentement et essaie d’endurer sans le montrer. C’est ainsi qu’il évite de perdre la face ou de casser l’ambiance « harmonieuse » qui règne entre lui et son interlocuteur.

Conseil numéro 3 : Respecter les règles établies

Tout se passe très tôt en Chine. Les Chinois attaquent leur journée par un petit déjeuner copieux à 6h, puis déjeunent vers 12h et dînent à 18h. J’ai fini par suivre ce rythme de vie quand on a refusé, un jour, de me servir dans un restaurant après l’heure du déjeuner.

Conseil numéro 4 : Voir le bon côté des choses

 «Cela fait partie de l’expérience», c’est la phrase que nous avons adoptée mes amis et moi et que nous répétions à chaque fois que quelque chose allait mal – comme, par exemple, lorsque le distributeur automatique de billets a avalé ma seule carte bancaire un samedi soir ou lorsque je me suis trompée de ligne de métro et je ne m’en suis rendue compte que lorsqu’il était un peu trop tard…. Grâce à cette phrase, nous nous encouragions mutuellement et nous arrivions à vite oublier nos déboires.

De retour au Liban, j’avais beaucoup d’histoires à raconter. Les histoires des conducteurs de rickshaw (tuk-tuk), les histoires de bébés qui font leurs besoins dans la rue, les histoires de malentendus résultant d’un mauvais maniement des tons inhérents à la langue chinoise, bref le récit de ces moments euphoriques vécus lors de ce séjour relativement court dans un pays où faire du bruit à n’importe quelle heure est tout à fait normal. Le supporter, c’est essentiel. Ou bien, faites comme moi et commandez des boules Quies qui seront sans doute vos meilleurs amis… 

 

 

http://www.espacebuzz.com/30-traductions-vers-le-francais-qui-risquent-de-vous-faire-mal-aux-yeux-bonjour-le-professionnalisme.html

Quand la traduction se couvre de ridicule !

Avez-vous jamais porté des vêtements « faits en dinde », mâché une « gomme à boules » ou même utilisé du « pétrole de légumes » ? Préparez-vous alors à plonger dans le monde des perles de la traduction !

Quand « made in Turkey » devient « faits en dinde », « bubble gum » se métamorphose en « gomme à boules » et « vegetable oil » mute en  « pétrole de légumes », sachez que c’est l’apocalypse de la traduction.

C’est bien rassurant d’avoir une couverture inflammable !

C’est bien rassurant d’avoir une couverture inflammable !

Âmes sensibles s’abstenir ! Tenez-vous loin des sites de traduction gratuits. Sinon, vous risquerez de voir des traductions de toutes les couleurs. Quand la traduction ne tient pas compte du contexte, de l’intention de l’auteur ni du sens du mot, les contresens, faux sens et non-sens sont au rendez-vous.

« Traductions de merde » et le « Top 50 des pires traductions » montrent bien l’ampleur du problème. Entre le « mangeur de chat » (cat feeder) et le « coffre-fort d’enfants » (child safe) en passant par « polissez la saucisse » (Polish sausage), vous allez découvrir une compilation de traductions à faire pleurer de rire !

Peut-on garder son calme face à une traduction pareille ?

Chacun son métier…

A qui la faute ? Les pseudo-traducteurs aux capacités médiocres sont à blâmer. Mais c’est surtout la faute à ceux qui préfèrent les embaucher pour ne pas dépenser leurs précieuses fortunes. Quant à la mention d’honneur, elle est décernée à ceux qui emploient la traduction automatique sans ménagement et qui comptent sur une machine pour accomplir le travail d’un homme. Dans ce cas-là, il n’est pas surprenant de tomber sur les perles les plus extravagantes !

« Nous recherchons un traducteur digne de sa profession. » Faites appel à de vrais traducteurs, capables de discerner entre ce qui est juste et ce qui est horriblement faux. Alors, pour ne pas vous retrouver avec une traduction mutante, « rendez aux traducteurs ce qui est aux traducteurs ! »

Haifa Wehbe- Wawa

الترجمة وثقافة الواوا

Haifa Wehbe- Wawa

Haifa Wehbe- Wawa

 

هل حاولتم يوماً ترجمة الأغاني اللبنانية الجديدة؟ هل صادفتم شخصاً أجنبياً يسألكم عن معنى الكلمات التي تغنيها هذه الجميلات المتشابهات؟ هل قررتم تغيير الموضوع كي لا تقعوا في بئر الخجل والإهانة؟
ماذا لو سألني أحد الأجانب عن أغنية « زيزي »؟ هل أعتمد الترجمة الحرفية؟
Banane, deux bananes, j’en veux deux ؟!
سيظنها بالتأكيد أغنية لأطفال في الحضانة، يتعلمون من خلالها أسماء الفاكهة والأرقام. ماذا لو اعتمدت الترجمة بالأقلمة؟ هل اشرح له معاني الاغنية، أو اكتفي بإعطائه رابط « الفيديو كليب » لمشاهدته؟ …لا تعليق
واوا أو «يا ماما»؟!
« أما عن «الواوا» أو «البوبو» فحدِّث ولا حرج… فنانة محتشمة وصوت ملائكي ما كان ينقصهما إلا فيديو كليب «ليزيد الطين بلة».
اختلط الحابل بالنابل وأصبحت الاغنية الأحب إلى قلب الأطفال العرب – بما أنها موجهة إلى الجمهور العربي – وسيلة إغراء للمشاهد الأجنبي . من هنا ظهرت صعوبة الترجمة وضرورة أن يكون العمل متكاملاً ومتوافقاً. فعلى من تقع المسؤولية إذاً؟ على الفنان أو على الكاتب أو على المخرج؟


Boobs أو Boo-Boo ؟

بطبيعة الحال يتشارك المترجم والمخرج في مهمة واحدة وهي نقل الصورة إلى القارئ أو المشاهد بمصداقية وأمانة. لكن الحال اليوم تغير حتى أصبح كلٌ يغني على ليلاه.
من يعاني الواوا هي…اغنياتنا المعاصرة. فكما يُقال في عاميّتنا: » فلان عربيّته على قدّه, أو فلان فرنسيّته على قدّه، أو فلان إنكليزيته على قده… يُقال عن الأغنية العربية المعاصرة: عربيّتها على قدّها، وليس لها من صرخة الآه نصيب. » فإذا كانت لغة الاغنية الأصلية « على قدّها » كيف يأتي المترجم إذاً بترجمة  « على قدّه » وقدّ فهم الأجانب؟

« 

إلى أبد الآبدين

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من المستحيل أن أنسى اللقاء الأول الذي جمعنا منذ عشرين سنة. تعرفت عليها خلال يومي الأول في المدرسة حين لم أكن أتجاوز الثالثة من عمري. ألقيت عليها التحية فلم تعرني أيّ اهتمام، عرّفتها عن نفسي فلم أسمعها تنطق ولو بكلمة واحدة.

في اللحظة الّتي وقع نظري عليها عرفت أنّ علاقة متينة كانت على وشك أن تبدأ.

لطالما ارتحت لوجودها، فباتت ترافقني أينما ذهبت، أطلعها على كلّ ما يدور في بالي من دون خجل بل على العكس أقول لها ما أعجز عن إقراره لذاتي. هي لم تخذلني كبقية رفاقي بل راحت تتوطد علاقتنا يوماً بعد يوم، لا بل اتحداك أن تجد إنساناً أهلاً للثقة أكثر منها؛ فهي كالبحر العميق تبتلع جمّ الأسرار ولا تقذفها مهما علت الأمواج، أمّا الشّك فلا يجد سبيلاً له إلى علاقتنا.

رافقتني في كل مراحل حياتي حتّى هذه اللّحظة، فكانت كالبلسم لجروحي أركض نحوها مهرولة كطفلة صغيرة تبحث عن حضن أمّها لتلقي بهمومها عليه فتمدّني بطاقة سحريّة كلّما اقتربت منها والألم والحزن يملأ قلبي. ورغم أنّني على ثقة كبيرة أنّها لن تغدق عليّ أجوبتها الفلسفيّة لتطفئ بها لهيب الأسئلة الّتي تتخبّط في بالي إلّا أنّني لا أنفكّ أحاول أن أستنطقها لأحصل على جواب يشبع حيرتي ويسكتها ويزيل عن كاهلي عبء الحياة ومشقّاتها، من غير أن تنطق ببنت شفة. فحين أشعر أنّ دمعتي تشارف على السّقوط تقتادني مشاعري نحوها، إلى حضنها الدافئ لأشاطرها همومي، فتلتقطها من دون تذمّر.

لطالما ساعدتني على محاربة أفكاري وخواطري، فصديقتي هذه الهادئة والكتومة هي كالطبيب، تداويني في حالات وجعي المستعصية التي عجزت الأدوية كلّها أن تشفيني منها. قد يتهيأ اليكم أنّني أصبت بحالة من الجنون، ولكن بصراحة، وصلت لمرحلة أشعر بها وكأن روحي تنفصل عن جسدي وتنطلق مهرولة نحوها من دون إشارة مني، تناشدها أن تترأف بها وتساعدها على أن ترتاح.

لا! لست أنانيّة بفعلي هذا، بإثقالها بهمومي ومشاكلي كلّما شعرت برغبة في ذلك، بلا مبالاتي بمشاعرها وأحزانها … لأنّه كيف لها أن تكشف عن مكنونات صدرها وهي مجرّد ورقة بيضاء لا حول لها ولا قوة.

فيا ورقتي الوفيّة معاً إلى الأبد في السّرّاء والضّرّاء حتّى يفرّقنا الموت.