Subtitles … A Bittersweet Experience

Who among us, whether a translator or not, has not said to himself: “Well, I could’ve done a better translation.”  Subtitling mistakes are so common that they have become legendary among translators and movie fans alike.

[Mind your language ]

[Mind your language ]

80 errors throughout one film!

This could be very annoying to viewers. Many of them reported that bad subtitles are very distracting sometimes. One audience member ounce counted at least 80 errors throughout a movie he watched and said: “Aside from a lot of mistranslations, the subtitles failed to show the original feel of the movie.” In such cases, you cannot but doubt the professionalism of the translator.

Lost in translation : Left side or the past of leave !

Lost in translation : Left side or the past of leave!

 Lost in too much translation

Mistranslations lead to a failure in transmitting the feel of the movie such as puns, jokes, idioms and homophones. However, detecting subtitling mistakes could be an extremely funny and entertaining task, only if you understand the original language of the movie. Men are organizing trips to the moon, we are on our way to finding a cure for cancer, but still, Arabic subtitles translate the word “nuts” literally instead of transmitting its intended meaning, which is “crazy”. This mistake has become very common to Arab viewers, specifically Lebanese ones, that they cannot help but laugh every time they stumble across this word.

Why in the world can’t we get Arabic subtitles with good quality?

Subtitling is not an easy job and it is not very well paid in relation to the difficulty and responsibility entailed, therefore you rarely find qualified translators working as subtitlers. In fact, subtitling wages reflect the attitude of employers towards subtitling as a profession and they have no problem hiring anyone to accomplish this task.

It is not like we are dismantling atoms, the solution is more simple than that!  Higher fees, good working conditions and more realistic deadlines for better subtitles.

140 characters really make a change!

Forget what you’ve learnt at school, forget what your professors told you in those long lectures during which you struggled not to fall asleep on your desk. It’s time to wake up, say more and type less.

 

Every war has its weapons.. Words do speak louder than actions.

Every war has its weapons.. Words do speak louder than actions.

 

 

Never in our lives did we think that 140 characters can motivate people, change mentalities and overthrow governments. Never in our lives did we think that a social media outlet like Twitter can change the way we write and actually teach us to summarize our thoughts and go straight to the point. But it has.

Twitter revolutionized our writing style to fit into that little box and taught us that more is not necessarily better. Many claim that today’s communication weakened words, reduced them to vowel-less words, turned our “love” into “luv” and our “classrms” into boring, old-fashioned learning sources. Grammar teachers look away because there’s no denying that sacrificing a couple of vowels led to revolutions unlike any in the history of the Arab world. These 140 characters allowed normal people like you and I to become the voice of youth and to work as reporters on the ground, they broke the psychological barrier of fear by helping many to connect and share information. It has given most people in the Arab world the knowledge that they are not alone.

At first, as a translator I couldn’t help but fringe at the sight of missing words and incomplete sentences, but with time I’ve seen the light. The wheel of time will keep turning no matter how much we try to hold on to what our grammar teachers taught us, the time has come to let go.

Embrace those 140 characters, learn to adjust, say more and type less!

Tunisia-tweet

When people cover news better than news agencies…

L’infidélité conjugale face à l’infidélité traductionnelle

Leur père à une nuance près !

Leur père à une nuance près !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, « adulte » n’a rien à voir avec « adultère », tout comme « hypertraduction » et « mot à mot » n’ont rien à voir avec une « bonne  traduction ».

Rien n’empoisonne les relations conjugales plus que la monotonie. Quand l’un des conjoints se trouve absorbé par sa vie professionnelle et accablé par les vicissitudes de la vie, il commence à négliger son couple et ses devoirs conjugaux. La morosité s’installe. La créativité part en fumée et l’originalité disparaît à tir d’ailes. En traduction, ce phénomène est flagrant. Il s’exprime par le mot à mot dégradant. Tout le monde est d’accord aujourd’hui pour condamner la traduction mot à mot : une traduction souvent incorrecte et presque toujours plate, une traduction qui trahit aussi sûrement le texte que les infidélités les plus désinvoltes.

Quand la vie devient morose, l’infidélité est au rendez-vous. L’infidélité s’installe quand un homme délaisse sa femme et commence à fantasmer en recherchant d’autres déesses. Une à une, les infidélités commencent à s’accumuler. Le conjoint infidèle s’adonne aux aventures extraconjugales avec une constance forcenée, nonobstant la morale qui blâme tant l’infidélité que la culpabilité qui succède aux écarts conjugaux. Après le mot à mot intolérable, on finit par constater les méfaits de l’excès opposé : la terreur du mot à mot, l’hypertraduction. Quand l’expression calque exactement le texte source, le traducteur insatisfait préfèrera l’expression dont la forme est la plus éloignée du texte cible.

Une bonne traduction est égale à une bonne vie de couple entre le traducteur et le texte, loin du mot à mot et de l’hypertraduction. Si l’on désire sauver son couple, la manière la plus adéquate de traduire est celle de conserver la couleur du style de l’auteur qu’on traduit. On peut joindre l’élégance à la fidélité la plus scrupuleuse, conserver une allure libre et dégagée sans néanmoins s’écarter du texte. C’est ainsi que les meilleures traductions puisent incontestablement leur mérite dans une scrupuleuse fidélité.

Quoi qu’il en soit, que ce soit dans un couple ou dans une traduction, l’amour est primordial et c’est dans ce sens que l’on peut dire que « où il y a de l’amour, il y a de la fidélité » (proverbe danois).

OxfordDictionaries.com : Un dictionnaire en ligne ouvert aux néologismes

Yolo, listicle, binge-watch font désormais partie des néologismes ajoutées récemment sur le site de Oxford Dictionaries. La Promotion 2015 ne se contente pas d’en présenter une sélection dans cet article mais elle tente aussi de proposer, si possible, un équivalent en français.

Attention ! Ce n’est pas le très sérieux Oxford English Dictionary qui intègre ces néologismes mais c’est le site de Oxford Dictionaries qui le fait car ses compilateurs ont rassemblé assez de preuves sur la fréquence d’emploi des néologismes en question. Une nouvelle preuve de l’importance croissante de la langue qui émerge sur les réseaux sociaux et Internet .

Propositions de Maryse

Listicle, mot valise formé de liste et article, désigne un article diffusé sur internet sous forme d’une liste numérotée.

Adorbs est un néologisme anglais dérivant de adorable et qui veut dire quelque chose de sympathique, qu’on traduirait par « chou ».

Humblebrag est un mot valise résultant de la fusion de l’adjectif “humble” et du verbe “brag” qui veut dire se vanter. Ce mot est utilisé pour faire un commentaire qui semble être modeste mais dont le but réel est d’attirer l’attention sur quelque chose dont on est fier. Donc, c’est le fait d’être “pseudo-modeste”.

Propositions de Sarah

Yolo, acronyme de l’expression « you live only once » (on ne vit qu’une seule fois), a envahi les médias sociaux et vient remplacer l’expression latine Carpe Diem qui est une incitation à jouir du moment présent sans contraintes ni retenue.

L’expression latine in silico vient qualifier les expériences et recherches scientifiques qui ont recours à la modélisation ou à la simulation par ordinateur.

Propositions de Reine

Pour le bonheur des accros des séries télévisées, une nouvelle appellation vient de pointer le bout du nez ! Le binge-watch. C’est une tendance destinée aux boulimiques des épisodes. Elle consiste à regarder plusieurs épisodes d’une série télévisée, un épisode à la suite de l’autre, en un rien de temps. Son équivalent en français que nous proposons est la « sérimanie », un mot valise formé des deux mots « série » et « manie », qui consiste à satisfaire les téléspectateurs ayant un goût prononcé pour les séries télévisées.

Quoi de plus divertissant que de regarder une série afin de s’en moquer ? Le hate-watch est une tendance qui consiste à regarder une série télévisée détestée et à prendre plaisir à la critiquer. L’équivalent en français que nous proposons est « séricastique ». Mot valise formé des deux mots « série » et « sarcastique », la « séricastique » est le moyen idéal pour tuer le temps en regardant les séries insipides et en faisant preuve d’un esprit critique sans limites.

Propositions de Catherine

Hot mess, qui, dans la langue française familière veut dire « brouillon », est utilisé pour désigner quelqu’un ou quelque chose de très désorganisé. Quant à « side-eye » et « bro hug », le premier veut dire, tout simplement, le regard de travers, et le second c’est une étreinte d’amitié entre deux garçons, que nous traduirons à la rigueur par « câlin de potes ».

Ceci n’est qu’un échantillon de ces néologismes qui risquent de choquer les puristes mais qui prouvent la vitalité d’une langue.

Est-il révolu le temps où il fallait que le néologisme fasse ses preuves pendant une longue période de temps avant d’avoir droit de cité dans un dictionnaire ? Si les éditions en papier des dictionnaires restent réticentes à l’intégration des néologismes, les dictionnaires en ligne ne doivent-ils pas assurer l’un des principaux rôles d’un dictionnaire, à savoir aider à la compréhension de mots inconnus ?

«Side-boob, humblebrag and yolo among new words added to dictionary», in The Telegraph, http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/11031209/Side-boob-humblebrag-and-Yolo-among-new-words-added-to-dictionary.html, 14 August 2014.

Katy Steinmetz, «Oxford Dictionaries Adds ‘Hot Mess,’ ‘Side Boob,’ ‘Throw Shade’», in Time, http://time.com/3109043/oxford-dictionaries-adds-hot-mess-side-boob-throw-shade/, 13 August 2014.

Un peu de noix et un danger pour la santé !

Des perles qui tuent ! Source : http://acclabel.com/produits-services/linguistique/

Des perles qui tuent !
Source : http://acclabel.com/produits-services/linguistique/

Une seule erreur de traduction sur l’étiquetage des denrées alimentaires pourrait avoir de sérieuses répercussions sur la santé des consommateurs.

« Une politique de tolérance zéro doit être mise en œuvre à l’égard de toute erreur de traduction susceptible de provoquer des des problèmes de santé quand l’étiquetage n’est pas à 100% exact notamment quand il mentionne la présence d’allergène, la teneur en sucre, en glucides, et en sel ou l’apport  énergétique, etc. ». C’est par ces mots que Richard Brooks, directeur de l’Association of Language Companies et PDG de K International (une entreprise qui offre des services de traduction) tire la sonnette d’alarme contre l’usage intempestif des logiciels de traduction automatique.

L’industrie alimentaire de l’UE est tenue, d’après Brooks,  de réviser l’étiquetage des produits et partant de la traduction qui en est faite, et ce avec l’entrée en vigueur du règlement INCO (Règlement de l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires) à partir de décembre 2014.

« Traduire l’étiquetage des denrées alimentaires n’est point facile, reconnait Brooks, surtout pour une firme comme nous qui traduit les données relatives à plus de 1 000 produits par semaine.  De plus, les erreurs de traduction dans l’étiquetage des produits provenant de l’étranger persistent. Ces erreurs sont principalement dues à l’utilisation de mémoires de traductions polluées, aux traducteurs qui manquent de professionnalisme et au recours aux systèmes de TA sans aucune post-édition. »

« Google Traduction, par exemple, traduirait la mention« may contain nuts » par « peut contenir des noix » et non pas par « peut contenir des traces de fruits à coque ». Pourtant, l’on sait bien qu’il y a une différence entre les noix et les fruits à coque quand il s’agit de prévenir une réaction allergique. Et cette erreur est largement répandue sur les emballages de produits vendus dans les supermarchés en Europe », constate Brooks. « Il est certes permis d’utiliser des outils d’aide à la traduction mais la révision d’un traducteur professionnel spécialisé dans le secteur alimentaire s’impose », conclut-il.

Si le nouveau règlement INCO vise à ne pas induire le consommateur en erreur sur les caractéristiques, les propriétés ou les effets de la denrée alimentaire, il est de la responsabilité du traducteur de veiller à ce que cet objectif soit atteint.

 

Caroline Scott-Thomas, « FIC regulation: Lost in translation? », in Food Navigator, http://www.foodnavigator.com/Policy/FIC-regulation-Lost-in-translation